Real Madrid: Benzema, un autre printemps galactique

L'attaquant français du Real Madrid Karim Benzema après avoir marqué le quatrième but de son équipe lors de la demi-finale retour de la Copa del Rey (Coupe du Roi) entre le FC Barcelone et le Real Madrid CF au Camp Nou à Barcelone le 5 avril 2023. (Photo, AFP)
L'attaquant français du Real Madrid Karim Benzema après avoir marqué le quatrième but de son équipe lors de la demi-finale retour de la Copa del Rey (Coupe du Roi) entre le FC Barcelone et le Real Madrid CF au Camp Nou à Barcelone le 5 avril 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 06 avril 2023

Real Madrid: Benzema, un autre printemps galactique

  • A l'âge où la plupart des joueurs songent à leur après-carrière, lui est au sommet de son art et peut rêver, comme en 2022, d'un nouveau printemps galactique
  • Au Camp Nou, le Ballon d'or est devenu le premier joueur de la riche histoire madrilène à inscrire au moins 20 buts lors de 11 saisons

MADRID: Blessures, recherche d'un successeur...: à 35 ans, Karim Benzema a répondu aux doutes sur son état de forme au Real Madrid, en claquant deux triplés en quatre jours, dont un chez le rival barcelonais mercredi (4-0).

A l'âge où la plupart des joueurs songent à leur après-carrière, lui est au sommet de son art et peut rêver, comme en 2022, d'un nouveau printemps galactique.

Au Camp Nou, le Ballon d'or est devenu le premier joueur de la riche histoire madrilène à inscrire au moins 20 buts lors de 11 saisons. Devant Ronaldo.

"Le travail qu'il a effectué durant la trêve internationale l'a beaucoup aidé", assure son entraîneur Carlo Ancelotti. Il se trouve dans une condition physique optimale, et avec les qualités qu'il a, il crée des différences. Il reste l'un des meilleurs joueurs du monde. Pas seulement l'un des meilleurs attaquants. C'est l'un des meilleurs joueurs du monde en ce moment".

Un pic de forme qui survient au moment du retour des matches à quitte ou double, et qui rassure après plusieurs pépins physiques.

En fin de contrat le 30 juin prochain, l'ex-Lyonnais a déjà négocié sa prolongation d'un an au Real. Selon la presse espagnole, sa saison 2023-2024  pourrait être sa dernière à Madrid, qui a déjà enrôlé le prodige brésilien Endrick et cherche toujours à séduire Erling Haaland, après le camouflet Kylian Mbappé.

Trois jours après son triplé contre Valladolid (6-0) en Liga et trois semaines après son but contre Liverpool pour hisser le Real en quarts de finale de Ligue des champions contre Chelsea, Benzema montre qu'il faut toujours compter sur lui.

Historique

Avant lui, seule la légende Ferenc Puskas avait réussi l'exploit, le 27 janvier 1963, de réaliser un triplé chez les Blaugrana en portant le maillot merengue.

Sa prestation a propulsé le Real vers un succès historique: il s'agit de la plus grosse victoire de la "Maison blanche" lors d'un clasico depuis le 5-0 de 1995, et sa plus grosse victoire au Camp Nou depuis le 5-1 de 1963.

"Quelle démonstration !", a titré à sa une Marca, le journal le plus vendu en Espagne, soulignant le coup du chapeau d'un "Benzema des grands soirs", avec une photo du Français, en pleine glissade, poings serrés.

"Trois buts et demi" de Benzema, a glissé le quotidien madrilène As à sa une sous une photo du Ballon d'Or, yeux fermé et bouche rieuse.

Adoubé par la presse et par les supporters, Benzema l'est aussi dans le vestiaire. Après le match, on l'a vu se faire remettre le brassard de capitaine autour du biceps par Nacho, applaudir en compagnie de Vinicius, et sautiller, torse nu, dans les bras de David Alaba, en s'égosillant "Así, así, así gana el Madrid !" ("C'est ainsi que gagne le Real Madrid !", en espagnol).

"Karim est un joueur spectaculaire, un crack mondial. Cela fait 14 ans qu'il est ici, et il continue à mettre des buts année après année, il reste le N.9 indéboulonnable du Real. J'espère qu'il restera", a souhaité son coéquipier Lucas Vazquez après le succès contre Valladolid, dimanche.

Objectif Istanbul

Après sa fantastique saison 2021-2022 qui lui a valu la suprême récompense individuelle, le "Nueve" a eu du mal à trouver son rythme cette saison, gêné par de multiples pépins physiques aux jambes et aux chevilles, qui lui ont fait manquer la Coupe du Monde avec l'équipe de France, dont il a définitivement pris congé en décembre, et un total de 13 matches avec le Real depuis le début de l'exercice 2022-2023.

En son absence, Lionel Messi est grimpé sur le toit du monde au Qatar et il semble difficile de le priver d'un 8e Ballon d'Or. Mais un cas de figure redistribuerait les cartes: si Benzema raflait une deuxième Ligue des champions consécutive, le 10 juin à Istanbul.

"Et pourquoi pas ?", s'est d'ailleurs exclamé Ancelotti quand un journaliste lui a demandé si son joueur pouvait décrocher un nouveau Graal individuel.


Canicule : énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration progressive

Le lit asséché du lac des Brenets, sur le Doubs, frontière naturelle entre l’est de la France et l’ouest de la Suisse, témoigne des effets de la nouvelle vague de chaleur qui frappe l’Europe centrale. (AFP)
Le lit asséché du lac des Brenets, sur le Doubs, frontière naturelle entre l’est de la France et l’ouest de la Suisse, témoigne des effets de la nouvelle vague de chaleur qui frappe l’Europe centrale. (AFP)
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  • Canicule : 75 départements restent en vigilance orange, avant une baisse des températures ce week-end

PARIS: La fraîcheur au bout du tunnel ? Une grande partie du pays fait face vendredi à une énième journée de canicule, qui met sous tension les corps et les esprits, asséchant aussi des territoires soumis au risque d'incendies, avant une baisse des températures prévues ce week-end.

A 6H00, le Finistère, les Côtes-d'Armor, la Manche et le Calvados sont repassés en vert, tandis que l'Ille-et-Vilaine a été rétrogradé en jaune par Météo-France, mais 75 départements restent en vigilance orange canicule.

"Vendredi, ces températures caniculaires se décaleront progressivement un peu plus vers l'est", a souligné le service de météorologie, permettant "d'amorcer une évolution vers une baisse progressive des températures sur le Nord-Ouest".

Débutée le 28 juillet, cette vague de chaleur a dépassé en durée celle de 2003, avec 17 jours de fortes chaleurs, a annoncé jeudi Météo-France.

Jeudi après-midi, Lauren, 31 ans, a "très chaud" devant un kiosque à journaux du centre de Paris d'où elle sort munie d'un petit trésor vert : un ventilateur portable qui vaporise de l'eau.

Il fait 37°C.

"C'est notre premier jour ici, nous n'avions pas réalisé à quel point il ferait chaud", reconnaît cette touriste venue de Manchester, en Angleterre.

Pascal Knittel a "la chance" de travailler "dans un cabinet climatisé". "Comme tout le monde", ce sexagénaire en a marre des canicules, "mais on s'adapte".

"C'est le réchauffement climatique, il faut en prendre conscience et il faut surtout prendre les mesures adaptées. Je pense qu'enfin les gens vont se réveiller", espère cet habitant d'Epinal (Vosges), qui vient régulièrement dans la capitale.

Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, ont montré les climatologues. Ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s'allonger et s'intensifier.

- Incendie dans les Landes -

Avec un été 2026 brûlant et une sécheresse marquée qui favorise les incendies, les sapeurs-pompiers luttent depuis le début de la saison estivale contre les flammes sur une grande partie du territoire. Elles ont parcouru au moins 120.000 hectares, selon les estimations provisoires des autorités.

"Très déçus" par les promesses du ministre de l'Intérieur auquel ils sont venus réclamer jeudi plus de moyens, les sapeurs-pompiers professionnels ont appelé à la mobilisation nationale en septembre.

Laurent Nuñez a promis de leur présenter le 8 septembre un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile très attendu.

Sur le terrain, les soldats du feu ne peuvent pas baisser la garde.

Dans les Landes, un feu a parcouru 600 hectares dans une parcelle de forêt de pins et provoqué 500 évacuations.

Vers minuit, les flammes étaient à quelques centaines de mètres de Luglon, petit bourg situé à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Biscarrosse, théâtre d'un incendie qui a ravagé 3.700 hectares fin juillet, et à une centaine de kilomètres au sud du mégafeu qui a parcouru plus de 40.000 hectares au même moment dans la Gironde voisine.

A Guérande, près du littoral très touristique de la Loire-Atlantique, un feu de végétation, "fixé", a provoqué jeudi l'évacuation d'environ 2.000 campeurs, selon la préfecture.

Sur la côte du Pas-de-Calais, les incendies qui sévissent depuis mercredi dans une zone naturelle touristique sont "contenus" mais toujours "non fixés", trois pompiers ayant été légèrement blessés, d'après les services de l'Etat.

Quatre départements sont vendredi au niveau "très élevé", le plus haut, de "danger feux" - Mayenne, Deux-Sèvres, Indre-et-Loire et Indre - et 57 autres au niveau "élevé", selon la Météo des forêts.

Une grande partie du pays fait l'objet de mesures de restrictions des usages de l'eau, 72 départements étant en situation de "crise" au regard de la sécheresse, selon le site gouvernemental VigiEau.

A ce stade, cette vague de chaleur est la troisième la plus longue jamais enregistrée dans le pays, derrière juillet 2006 (21 jours) et juillet 1983 (23 jours).

Elle est aussi la troisième vague de chaleur de l'été, après celle exceptionnellement intense de fin juin et celle du 4 au 19 juillet. Avant cela, un épisode caniculaire précoce avait eu lieu fin mai.


Besançon: trois personnes gravement blessées par arme à feu

Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet. Photo d'illustration. (AFP)
Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Une troisième homme, également blessé par arme à feu s'est rendu de lui-même au CHU de Besançon où il a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé, ont-ils ajouté
  • Les victimes sont toujours hospitalisées jeudi matin, mais le parquet de Besançon a indiqué à l'AFP que les pronostics vitaux n'étaient plus engagés, après un nouveau bilan médical

BESANCON: Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

Des hommes se trouvaient devant une épicerie, dans le quartier populaire de Planoise, lorsqu'un véhicule est arrivé avec à son bord plusieurs individus qui ont tiré dans leur direction, avec deux armes différentes, selon les premiers éléments de l'enquête de police, a indiqué à l'AFP le parquet de Besançon.

Deux hommes âgés de 20 et 40 ans ont été blessés par balles et pris en charge par les secours avec un pronostic vital engagé, mercredi à 23 heures, selon les pompiers.

Une troisième homme, également blessé par arme à feu s'est rendu de lui-même au CHU de Besançon où il a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé, ont-ils ajouté.

Les victimes sont toujours hospitalisées jeudi matin, mais le parquet de Besançon a indiqué à l'AFP que les pronostics vitaux n'étaient plus engagés, après un nouveau bilan médical.

"Aucun suspect n'a été interpellé pour le moment", a précisé le parquet.

Deux armes auraient été utilisées lors de la fusillade: une arme de type kalachnikov avec un calibre 7,62 et un fusil utilisant des munitions type chevrotine.

Les enquêteurs explorent "toutes les pistes", dont "l'hypothèse d'un règlement de compte lié au trafic de stupéfiants", précise le parquet.

La gendarmerie du Doubs a retrouvé un véhicule incendié à Montferrand-le-Château, près de Besançon, qui pourrait être celui des auteurs. Des constatations sont en cours.

L'enquête a été confiée aux policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Besançon.


«A bout», les pompiers reçus au ministère de l'Intérieur pour réclamer des moyens

Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels doivent être reçus jeudi midi place Beauvau par le ministre de l'Intérieur, auquel ils entendent rapporter la colère des soldats du feu, qui demandent davantage de moyens et d'hommes en pleine saison des incendies. (AFP)
Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels doivent être reçus jeudi midi place Beauvau par le ministre de l'Intérieur, auquel ils entendent rapporter la colère des soldats du feu, qui demandent davantage de moyens et d'hommes en pleine saison des incendies. (AFP)
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  • "On attend des engagements clairs. Ca fait des années qu'on nous trimballe", prévient auprès de l'AFP David Saquet, d'Unsa Sapeurs-pompiers
  • Le responsable syndical fait référence au "Beauvau de la sécurité civile", une concertation de douze mois lancée mi-2024 qui devait déboucher sur une ambitieuse loi de modernisation d'un système jugé à bout de souffle

PARIS: Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels doivent être reçus jeudi midi place Beauvau par le ministre de l'Intérieur, auquel ils entendent rapporter la colère des soldats du feu, qui demandent davantage de moyens et d'hommes en pleine saison des incendies.

Les neufs syndicats représentatifs des services d'incendie et de secours (Sdis), réunis en intersyndicale, seront reçus par Laurent Nuñez "dans le contexte de la lutte contre les feux de forêt", a-t-on confirmé dans l'entourage du ministre.

Dans un communiqué commun, l'intersyndicale des pompiers dénonce la "dégradation continue des conditions d'exercice des missions de Sécurité civile", qui se traduit par des "effectifs insuffisants", des "moyens à la traîne", ou encore des "équipements vieillissants".

La France compte quelque 44.000 pompiers civils professionnels, auxquels s'ajoutent 200.000 volontaires dans les Sdis et un peu plus de 13.000 militaires à Paris et Marseille.

"La colère gronde" chez les pompiers professionnels, dont "les personnels sont à bout", ajoutent les syndicats, qui ont prévu une conférence de presse à l'issue de la rencontre.

"On attend des engagements clairs. Ca fait des années qu'on nous trimballe", prévient auprès de l'AFP David Saquet, d'Unsa Sapeurs-pompiers.

Le responsable syndical fait référence au "Beauvau de la sécurité civile", une concertation de douze mois lancée mi-2024 qui devait déboucher sur une ambitieuse loi de modernisation d'un système jugé à bout de souffle, avec des financements supplémentaires à la clé, mais resté lettre morte pour l'heure.

"On ne veut pas être qualifiés de héros, on veut qu'on nous donne des moyens", explique à l'AFP Ludovic Goblet, vice-président de la Spasdis-CFTC.

A l'unisson, les syndicats demandent que "l'Etat ouvre le robinet" du financement, aujourd'hui assumé par les collectivités, et qu'il lance un "recrutement massif de sapeurs-pompiers professionnels".

"Les feux de forêt cet été, qui ont été d'une ampleur exceptionnelle mais qui vont devenir la norme, ont démontré qu'on va droit dans le mur", juge Ludovic Goblet.

Quelque 120.000 hectares ont été parcourus par les flammes en France depuis le début de l'été, selon les estimations provisoires des autorités.

"Il y a eu un Beauvau de la sécurité civile, des conclusions doivent en être tirées. Mais (...) il y a aussi beaucoup de moyens qui ont été mis sur la table ces dernières années, en particulier ces trois dernières, où on a purement et simplement doublé le nombre d'engins aériens à disposition des pompiers", a opposé mardi Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.

"C'est parce qu'on a ce niveau de soutien, ce niveau de moyens, qu'on arrive beaucoup plus que dans d'autres pays européens comparables à éteindre les incendies plus vite", a-t-il ajouté.

Des déclarations froidement accueillies par les syndicats avant d'être reçus à Beauvau.