Les prix alimentaires mondiaux ont baissé de 20,5% sur un an, selon la FAO

Un vendeur vend des paquets d'huile végétale sur un marché traditionnel à Medan, le 28 avril 2022 (Photo, AFP).
Un vendeur vend des paquets d'huile végétale sur un marché traditionnel à Medan, le 28 avril 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 07 avril 2023

Les prix alimentaires mondiaux ont baissé de 20,5% sur un an, selon la FAO

  • «L'abondance des disponibilités, la faiblesse de la demande d'importations et l'extension de l'Initiative sur les céréales de la mer Noire ont contribué à cette baisse»
  • Sur un mois, l'indice FAO des prix des denrées alimentaires a reculé de 2,1% par rapport à son niveau de février

PARIS: Les prix mondiaux des denrées alimentaires, bien qu'encore "très élevés", sont en baisse pour le douzième mois consécutif, s'affichant en repli de 20,5% en mars 2023 par rapport au même mois de 2022 quand les marchés accusaient les premiers effets de la guerre en Ukraine, a annoncé vendredi la FAO.

"L'abondance des disponibilités, la faiblesse de la demande d'importations et l'extension de l'Initiative sur les céréales de la mer Noire (le corridor céréalier maritime permettant les exportations d'Ukraine, NDLR) ont contribué à cette baisse", indique l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Sur un mois, l'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a reculé de 2,1% par rapport à son niveau de février. Il se replie de 20,5% "par rapport à son niveau record de mars 2022".

Le recul des prix des céréales (-5,6% sur un mois) et des huiles végétales (-3%) a compensé la hausse du sucre (+1,5%), qui est à "son niveau le plus élevé depuis octobre 2016, reflétant les inquiétudes liées à la baisse des perspectives de production en Inde, en Thaïlande et en Chine", souligne l'organisation onusienne.

Le prix du blé, céréale du pain, a chuté de 7%, "sous l'effet d'une forte production en Australie, de l'amélioration de l'état des cultures dans l'Union européenne, de l'importance des disponibilités en Russie et de la poursuite des exportations de l'Ukraine à partir de ses ports de la mer Noire".

Les prix mondiaux du maïs ont baissé de 4,6%, en partie du fait "des attentes d'une récolte record au Brésil", et ceux du riz de 3,2% en raison "des récoltes en cours ou imminentes dans les principaux pays exportateurs, notamment l'Inde, le Vietnam et la Thaïlande".

Les prix des huiles végétales ont reculé de 47,7% sur un an, face à "l'abondance des disponibilités mondiales et à la faiblesse de la demande mondiale d'importations ayant fait baisser les cotations des huiles de soja, de colza et de tournesol".

Cela a "plus que compensé la hausse des prix de l'huile de palme", qui ont augmenté en raison de la baisse des niveaux de production en Asie du Sud-Est due aux inondations et aux restrictions temporaires à l'exportation imposées par l'Indonésie.

"Si les prix ont baissé au niveau mondial, ils restent très élevés et continuent d'augmenter sur les marchés intérieurs, ce qui pose des problèmes supplémentaires en matière de sécurité alimentaire", a tempéré Máximo Torero, économiste en chef de la FAO.


NEOM, Qiddiya et Diriyah figurent parmi les projets qui ont suscité l'intérêt des investisseurs britanniques lors du sommet de Londres

Somment sur l'infrastructure durable entre le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite à Londres. SPA
Somment sur l'infrastructure durable entre le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite à Londres. SPA
Short Url
  • L'Arabie saoudite a suscité un vif intérêt de la part des investisseurs britanniques pour son secteur des énergies renouvelables et ses infrastructures durables.
  • Les discussions ont porté sur l'importance de la coopération entre l'Arabie saoudite et la Grande-Bretagne en matière de développement d'infrastructures durables, sur la progression vers des émissions nettes nulles.

RIYADH : L'Arabie saoudite a suscité un vif intérêt de la part des investisseurs britanniques pour son secteur des énergies renouvelables et ses infrastructures durables, s'alignant ainsi sur sa Vision 2030 pour les initiatives vertes dans les projets environnementaux. 

C'est ce qui s'est passé lors du sommet anglo-saoudien sur les infrastructures durables qui s'est tenu à Londres le 24 juin, au cours duquel les opportunités offertes par les cinq principaux projets du Royaume - NEOM, Qiddiya, le projet de la mer Rouge, ROSHN et Diriyah - ont été mises en évidence, a rapporté l'agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).  

Ces initiatives s'inscrivent dans le cadre de l'engagement plus large du Royaume en faveur d'objectifs climatiques ambitieux, qui comprennent la réduction des émissions de carbone de 278 millions de tonnes par an d'ici 2030 et l'augmentation de la capacité de production d'énergie renouvelable de 50 %. 

Organisé par le Saudi British Business Council en collaboration avec les chambres de commerce saoudiennes et la City of London Corporation, le sommet a rassemblé plus de 250 dirigeants des secteurs industriel et financier des deux pays, ainsi que des représentants clés de ces giga-projets. 

L'événement a également mis l'accent sur le financement et les technologies vertes dans le but de parvenir à des émissions nettes nulles. 

Les discussions ont porté sur l'importance de la coopération entre l'Arabie saoudite et la Grande-Bretagne en matière de développement d'infrastructures durables, sur la progression vers des émissions nettes nulles, sur le comblement des déficits d'investissement et sur le rôle des partenariats public-privé.

Elles ont également porté sur les modèles de financement innovants, notamment les obligations vertes et les prêts liés à la durabilité, ainsi que sur la planification urbaine intelligente pour atteindre les objectifs de durabilité et mettre en œuvre des projets à grande échelle en utilisant des technologies innovantes à faible émission de carbone.

Le Saudi British Business Council, le Saudi British Sports Investment Forum et les secteurs de l'immobilier et de la finance ont organisé des réunions de groupes de travail sectoriels après le sommet afin de discuter de plans ambitieux pour développer le secteur du sport et le paysage de l'investissement au Royaume et au Royaume-Uni.

Une délégation de haut niveau du Royaume, conduite par la Fédération des chambres saoudiennes et le ministère de l'investissement, a participé à l'événement.

Lors de sa participation, le ministre de l'investissement, Khalid Al-Falih, a discuté, dans le cadre d'une table ronde, du partenariat stratégique entre les deux pays dans des secteurs d'intérêt mutuel et du développement de l'environnement d'investissement depuis le lancement de Saudi Vision 2030.

Le sommet s'est tenu à un moment où les relations économiques entre les deux pays se développent, et où le Royaume-Uni est le 25e partenaire commercial de l'Arabie saoudite.

Fin 2022, les deux pays ont signé un accord visant à renforcer leur collaboration dans le domaine de la finance verte, le Royaume cherchant de plus en plus à soutenir ses projets de transformation massive.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Airbus chute en Bourse après une baisse de ses prévisions financières et de livraisons

Airbus a abaissé ses prévisions de livraisons cette année, largement surveillées, à environ 770 avions contre environ 800 (Photo, Shutterstock).
Airbus a abaissé ses prévisions de livraisons cette année, largement surveillées, à environ 770 avions contre environ 800 (Photo, Shutterstock).
Short Url
  • L'activité spatiale d'Airbus a représenté l'an passé environ 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur les 65,4 milliards réalisés par le groupe
  • Elle entraînait aussi à la baisse le motoriste Safran, qui perdait plus de 4%

L'avionneur européen Airbus chutait de près de 9% dans les premiers échanges mardi à la Bourse de Paris, après avoir fait état de difficultés pour ses livraisons d'avions et sa division spatiale qui l'ont contraint à abaisser ses perspectives financières pour 2024.

Airbus, sixième plus grosse entreprise du CAC 40 où elle valait lundi plus de 115 milliards d'euros, perdait vers 7H30 GMT 8,98% à 135,42 euros, dans un marché en baisse de 0,52%.

A l'ouverture, le titre a plongé de plus de 9%, sa pire chute depuis mars 2022, ce qui a effacé tous ses gains depuis le début de l'année.

Elle entraînait aussi à la baisse le motoriste Safran, qui perdait plus de 4%.

L'avionneur européen a indiqué lundi soir qu'il ne serait pas en mesure de respecter la feuille de route fixée en début d'année: il prévoit de ne livrer que 770 avions, contre 800 annoncés auparavant, en raison de difficultés persistantes de sa chaîne de fournisseurs.

Difficultés 

Il a également annoncé une nouvelle provision de 900 millions d'euros au premier semestre, liée à "certains programmes spatiaux de télécommunications, de navigation et d'observation".

Le tout amputera son bénéfice: Airbus, qui prévoyait un bénéfice opérationnel ajusté pour 2024 compris "entre 6,5 et 7,0 milliards d'euros", ne table plus que sur 5,5 milliards d'euros.

"Cet avertissement" est stupéfiant, soulignent les analystes de Deutsche Bank, qui ne recommandent plus d'acheter l'action. "La poussière doit retomber avant que nous puissions redevenir positifs."

Airbus "fait face à plus de défis qu'attendu", résume Chloe Lemarie, analyste de Jefferies.

L'annonce est un "vent contraire" à "la crédibilité de la direction sur le marché de l'espace", expliquent les analystes de RBC dans une note.

Dans le secteur spatial, l'industriel avait déjà dû passer une charge de 600 millions d'euros l'an passé en raison de l'estimation du coût de développement et des perspectives commerciales de certains programmes, notamment les nouveaux satellites géostationnaires de télécommunications Onesat.

L'activité spatiale d'Airbus a représenté l'an passé environ 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur les 65,4 milliards réalisés par le groupe.

Airbus présentera ses résultats semestriels le 30 juillet.


Le Premier ministre chinois appelle à «s'opposer au découplage» économique

Les drapeaux de l'Union européenne et de la Chine sont représentés lors du sommet Chine-UE au Grand Palais du Peuple à Pékin, en Chine, le 12 juillet 2016 (Photo, Reuters).
Les drapeaux de l'Union européenne et de la Chine sont représentés lors du sommet Chine-UE au Grand Palais du Peuple à Pékin, en Chine, le 12 juillet 2016 (Photo, Reuters).
Short Url
  • L'UE a annoncé mi-juin être prête à augmenter ses droits de douane - qui iraient ainsi jusqu'à 38% - sur les importations chinoises de voitures électriques à partir du 4 juillet
  • Ces surtaxes deviendraient définitives à partir de novembre

DALIAN, Chine: Le Premier ministre chinois Li Qiang a appelé mardi à "s'opposer au découplage" économique, au moment où l'Union européenne (UE), partenaire commercial clé de Pékin, s'apprête à imposer des surtaxes douanières sur les véhicules électriques chinois.

Les frictions entre l'Occident et la deuxième économie mondiale se sont intensifiées ces dernières années, sur fond de soutien chinois à l'économie russe, de tensions en mer de Chine méridionale et de rivalité Pékin-Washington dans les technologies de pointe.

"Nous devrions avoir un état d'esprit grand ouvert, travailler en étroite collaboration, abandonner cette idée de former des camps idéologiques et nous opposer au découplage", a indiqué le Premier ministre Li Qiang, qui en Chine est spécifiquement chargé des questions économiques.

Le "découplage" consiste pour un pays à couper tout lien économique avec un pays, ou du moins de limiter sa dépendance à son égard.

Le discours de Li Qiang, prononcé à l'ouverture du Forum économique mondial à Dalian (nord-est de la Chine), connu familièrement sous le nom de "Davos d'été", intervient à un moment de défiance en Occident vis-à-vis des dépendances économiques vis-à-vis du géant asiatique.

Le Premier ministre a également appelé à "maintenir la stabilité et le bon fonctionnement des chaînes industrielles et d'approvisionnement" ou encore à "déployer d'importants efforts en faveur de la croissance économique mondiale".

L'UE a annoncé mi-juin être prête à augmenter ses droits de douane - qui iraient ainsi jusqu'à 38% - sur les importations chinoises de voitures électriques à partir du 4 juillet, si les discussions avec les autorités chinoises n'aboutissent pas.

La Commission européenne reproche à Pékin d'avoir, selon elle, faussé la concurrence en subventionnant massivement ce secteur.

Surtaxe 

Ces surtaxes deviendraient définitives à partir de novembre.

La Chine qualifie régulièrement ces surtaxes de "purement protectionnistes". Elle argue que le succès de son secteur électrique est dû à l'innovation et aux chaînes d'approvisionnement performantes.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, plaide toutefois officiellement pour une "réduction des risques" de l'UE vis-à-vis de la Chine mais pas pour un "découplage".

De leur côté, les Etats-Unis ont annoncé le mois dernier une augmentation très sensible des droits de douane appliqués à l'équivalent de 18 milliards de dollars (16,8 milliards d'euros) de produits chinois, notamment les voitures électriques et batteries pour ces véhicules.

Cette décision va selon la Chine "porter gravement préjudice" aux relations bilatérales.