Dans l'Eure, Hermès ouvre une nouvelle manufacture face au boom de la demande

Depuis 2010, Hermès a ouvert dix maroquineries en France portant à 4.700 le nombre d’artisans selliers-maroquiniers au sein du groupe. Quatre autres projets de manufactures sont en cours, à Tournes-Cliron (Ardennes), Riom (Puy de Dôme), L’Isle-d’Espagnac (Charente) et Loupes (Gironde). (AFP)
Depuis 2010, Hermès a ouvert dix maroquineries en France portant à 4.700 le nombre d’artisans selliers-maroquiniers au sein du groupe. Quatre autres projets de manufactures sont en cours, à Tournes-Cliron (Ardennes), Riom (Puy de Dôme), L’Isle-d’Espagnac (Charente) et Loupes (Gironde). (AFP)
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Publié le Vendredi 07 avril 2023

Dans l'Eure, Hermès ouvre une nouvelle manufacture face au boom de la demande

  • Hermès a la particularité de recruter sans critère d'âge, de sexe ou d'expérience. Beaucoup d'employés ont ainsi une vie professionnelle antérieure
  • La sellerie-maroquinerie, coeur de métier de l'entreprise, représentait en 2022 43% des ventes d'Hermès qui ont atteint 11,6 milliards d'euros

LOUVIERS: Dans une salle baignée de soleil, Alexia Agostinho, 35 ans, se concentre sur un sac Constance. Comme elle, quelque 170 artisans travaillent dans cet atelier en Normandie, la 21e manufacture inaugurée par le groupe de luxe Hermès pour répondre à une demande mondiale toujours plus forte.

"C'est hyper satisfaisant de fabriquer un produit de A à Z", explique à l'AFP cette ancienne contrôleuse de microbiologie dans un groupe pharmaceutique.

En activité depuis janvier, la maroquinerie de Louviers (Eure), bâtiment de briques, de bois et de verre, étendu sur 6.200 m2 et conçu par l'architecte Lina Ghotmeh, devrait accueillir 260 artisans à terme.

Hermès a la particularité de recruter sans critère d'âge, de sexe ou d'expérience. Beaucoup d'employés ont ainsi une vie professionnelle antérieure.

"On est fier", ajoute Alexia Agostinho, Normande qui a débuté chez Hermès en 2021 dans l'autre maroquinerie du groupe de la région, à Val-de-Rueil, et qui "ne se voit pas faire autre chose".

La sellerie-maroquinerie, coeur de métier de l'entreprise, représentait en 2022 43% des ventes d'Hermès qui ont atteint 11,6 milliards d'euros.

"La croissance année après année est de l'ordre de 7% en volume", explique à l'AFP Guillaume de Seynes, directeur général pôle amont et participations du groupe.

"On est sur cette dynamique très forte et on reste sur un modèle de fabrication artisanale. Pour générer de la croissance, il faut former et accroître le nombre de nos artisans", ajoute-t-il.

"Malgré l'augmentation de nos capacités - on a aujourd'hui 4 700 artisans pour la maroquinerie - la demande semble toujours plus forte", reconnaît-il.

"Pour le cuir on n'arrive pas à créer plus de 250, 300 nouveaux postes par an car cela demande beaucoup de formation", avait déclaré Axel Dumas, gérant du groupe lors de la présentation des résultats annuels.

Il faut en moyenne 15 heures à un artisan pour réaliser un sac Hermès. "Il y a toujours une paire de sacs qui arrivent dans la journée (dans les boutiques) pour que chacun ait la possibilité d'avoir un sac", avait déclaré Axel Dumas lors de la présentation des résultats.

Il s'agit donc souvent "d'avoir de la chance" pour trouver le sac de son choix dans un magasin Hermès.

Le plus vieux métier d'Hermès 

La particularité de la maroquinerie de Louviers est qu'elle intègre la fabrication de selles qui jusqu'ici était réservée au siège du groupe, rue du Faubourg Saint Honoré, à Paris.

Si le groupe n'en vend que "quelques centaines par an", les ventes de selles, son plus ancien métier, sont aussi en expansion, les Etats-Unis étant le premier marché.

Marie Lefeuvre, 34 ans, ancienne monitrice d'auto-école, travaille sur une de ces selles. "Je voulais un métier serein, dynamique et travailler avec mes mains", explique cette cavalière, "un métier palpable".

"Ce sont des objets qui se transmettent, que l'on peut réparer", rajoute-t-elle le sourire aux lèvres. Les selles Hermès sont réalisées en "double sur-mesure", c'est-à-dire du sur-mesure pour le cheval et pour le cavalier. Le premier prix est de 7 300 euros.

"On a une vraie croissance de nos ventes de selles", confirme Guillaume de Seynes sans donner de détails chiffrés.

"On a lancé un certain nombre de nouveaux modèles, fait des partenariats avec des cavaliers, on a donné plus de visibilité", ajoute-t-il, "on ne voulait pas que ce soit juste un conservatoire du plus vieux métier d'Hermès".

Depuis 2010, Hermès a ouvert dix maroquineries en France portant à 4.700 le nombre d’artisans selliers-maroquiniers au sein du groupe. Quatre autres projets de manufactures sont en cours, à Tournes-Cliron (Ardennes), Riom (Puy de Dôme), L’Isle-d’Espagnac (Charente) et Loupes (Gironde).


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.