Rapport : l’Arabie Saoudite est un « point chaud » pour l’externalisation, dans le cadre de sa Vision 2030

Les principaux secteurs de croissance dans ce domaine comprennent les services financiers, la fabrication et les télécommunications (Shutterstock)
Les principaux secteurs de croissance dans ce domaine comprennent les services financiers, la fabrication et les télécommunications (Shutterstock)
Short Url
Publié le Samedi 08 avril 2023

Rapport : l’Arabie Saoudite est un « point chaud » pour l’externalisation, dans le cadre de sa Vision 2030

  • Le Royaume est désormais un « point chaud » pour l'externalisation de l'emploi
  • La Vision 2030 de l’Arabie Saoudite reflète 11 programmes de réalisation de vision et des projets de transformation à grande échelle

RIYAD : L’externalisation par les entreprises en Arabie saoudite devrait atteindre 5,7 milliards de dollars d’ici la fin de 2027, grâce à un taux annuel de croissance de 10%, selon un nouveau rapport.

Une étude menée par le Boston Consulting Group en collaboration avec Forward MENA, anciennement connue sous le nom de Beirut Digital District Academy, estime que le Royaume est désormais un « point chaud » pour l'externalisation de l'emploi et se développe en tant que plaque tournante stratégique où les entités peuvent facilement externaliser une partie de leurs chaînes de valeur et recruter des talents auprès de tiers.

Les principaux secteurs de croissance dans ce domaine comprennent les services financiers, la fabrication et les télécommunications.

« En transformant des atouts-clés en outils habilitants pour un avenir pleinement diversifié, l'Arabie saoudite s'est fixé des objectifs ambitieux mais réalisables, qui expriment des buts et des attentes à long terme et reflètent les atouts et les capacités du pays », a déclaré Leila Hoteit, directrice générale et associée principale du BCG.

Elle a ajouté : « Sa Vision 2030 reflète 11 programmes de réalisation de projets de transformation à grande échelle comme NEOM, Qiddiya et Diriyah Gate qui pointent tous vers de vastes opportunités d'externalisation dans les années à venir.»

Le rapport indique que les dépenses totales des organisations basées en Arabie saoudite en matière d'externalisation des services auprès de fournisseurs locaux et offshore ont été estimées à plus de 2,3 milliards de dollars en 2018. (1 dollar = 0,91 euro)

Ce montant devrait atteindre 5,7 milliards de dollars en 2027.

En ce qui concerne les perspectives économiques futures du Royaume, trois pôles d'emploi ont été mis en évidence afin d’aider à conduire des stratégies à long terme, qui à leur tour signalent un fort potentiel de croissance pour l'externalisation de l'emploi.

Il s'agit de services de gestion de l’infrastructure, tels que des ingénieurs cloud et des analystes en cybersécurité ; le développement de logiciels et d'applications, qui comprend des ingénieurs en logiciel mais aussi des développeurs d'applications ; et enfin, les données et l’IA, pour les spécialistes de données et les développeurs de blockchain.

Selon le rapport, l'offre de talents de l'Arabie saoudite pour les emplois externalisés provient principalement des fournisseurs de services locaux, de l'Inde et des pays arabes voisins tels que l'Égypte, ainsi que des États-Unis, de la Chine et des pays européens pour les emplois plus sophistiqués.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Short Url
  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
Short Url
  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

Short Url
  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.