En dépit des tensions, des touristes chinois imperturbables près de Taïwan

Cette destination pittoresque est tout au long de l'année très prisée pour sa mer resplendissante et ses récifs, ses petites maisons de pierre et sa végétation sauvage. (AFP)
Cette destination pittoresque est tout au long de l'année très prisée pour sa mer resplendissante et ses récifs, ses petites maisons de pierre et sa végétation sauvage. (AFP)
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Publié le Samedi 08 avril 2023

En dépit des tensions, des touristes chinois imperturbables près de Taïwan

  • La Chine a lancé samedi pour trois jours des exercices militaires autour de Taïwan, avec des tirs réels prévus lundi autour de Pingtan (est)
  • Beaucoup de touristes assurent ne pas avoir entendu parler de ces exercices militaires ou d'en ignorer l'importance, alors que des hélicoptères de l'armée ont survolé la zone vendredi

PINGTAN: Sur la côte chinoise, au point géographique le plus proche de Taïwan, des touristes prennent samedi le soleil et des selfies, indifférents aux tensions avec l'île et aux exercices militaires de Pékin en cours.

"J'ai vu les nouvelles mais ça ne va pas arrêter nos projets pour aujourd'hui", déclare à l'AFP M. Wu, qui n'a pas souhaité donner son nom complet en raison du caractère sensible du sujet.

La Chine a lancé samedi pour trois jours des exercices militaires autour de Taïwan, avec des tirs réels prévus lundi autour de Pingtan (est), le point de Chine continentale le plus proche de l'île (environ 125 kilomètres).

Cette destination pittoresque est tout au long de l'année très prisée pour sa mer resplendissante et ses récifs, ses petites maisons de pierre et sa végétation sauvage.

Et samedi ne fait pas exception. Selfies, photos souvenirs: l'ambiance est joviale avec de nombreuses familles présentes sur les bords de mer de Pingtan et ses rochers ocres.

Malgré la brusque montée des tensions dans le détroit de Taïwan, des touristes sirotent l'air de rien un café ou un jus de noix de coco.

D'autres prennent la pose devant un timbre géant représentant les côtes chinoises et Taïwan, un monument emblématique de Pingtan.

«Une grande famille»

"Les relations avec Taïwan ne sont pas excellentes en ce moment. Mais elles sont stables", estime M. Wu, rencontré en promenade avec sa compagne par 17 degrés.

"Quelle situation?", s'étonne sous couvert d'anonymat une jeune femme d'une vingtaine d'années. "Il ne se passe rien", affirme-t-elle.

Beaucoup de touristes assurent ne pas avoir entendu parler de ces exercices militaires ou d'en ignorer l'importance, alors que des hélicoptères de l'armée ont survolé la zone vendredi.

Ces opérations sont des représailles à la rencontre mercredi aux Etats-Unis entre la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen et Kevin McCarthy le troisième personnage du gouvernement américain.

Les autorités chinoises, qui ne reconnaissent pas le pouvoir à Taïwan et revendiquent la souveraineté sur l'île, considèrent cette rencontre comme une grave provocation.

Les manoeuvres en cours visent à une répétition d'un "encerclement total" de Taïwan, selon la télévision d'Etat chinoise.

Des navires de guerre, des vedettes rapides lance-missiles, des avions de chasse, des ravitailleurs et des brouilleurs sont notamment mobilisés pour ces exercices.

"En tant que personne ordinaire, j'espère simplement que la Chine continentale se porte bien de même que Taïwan", indique Lin.

Après tout, "nous sommes une grande famille", insiste-t-il, reprenant une expression régulièrement utilisée par le pouvoir chinois.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.