L'Égypte s'engage à soutenir entièrement la cause palestinienne

Le président palestinien Mahmoud Abbas rencontre lundi le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi au palais présidentiel du Caire, la capitale égyptienne (Photo, AFP)
Le président palestinien Mahmoud Abbas rencontre lundi le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi au palais présidentiel du Caire, la capitale égyptienne (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 01 décembre 2020

L'Égypte s'engage à soutenir entièrement la cause palestinienne

  • Al-Sissi a insisté sur l’importance de la solidarité et du renforcement des efforts arabes pour relancer le processus de paix
  • Abbas doit également rencontrer le roi de Jordanie Abdallah II dans le cadre de sa première tournée à l'étranger depuis le début de la pandémie

LE CAIRE: L’Égypte s’est engagée lundi à continuer de soutenir entièrement la cause palestinienne lors d’une visite au Caire du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré au cours d'une réunion que la cause palestinienne reste une priorité politique fondamentale pour l'Égypte. Il a ajouté que le pays soutiendrait la Palestine dans toutes ses revendications jusqu’à un règlement pacifique du conflit, et un rétablissement des droits légitimes de son peuple.

Al-Sissi a aussi insisté sur l’importance de la solidarité et du renforcement des efforts arabes pour relancer le processus de paix.

L’entretien entre les deux présidents comptait le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, le directeur du service général de renseignement égyptien, Abbas Kamel, ainsi que l'ambassadeur palestinien en Égypte, Diab Al-Louh.

Bassam Rady, porte-parole officiel de la présidence égyptienne, a déclaré que le sommet a traité des derniers développements concernant la question palestinienne et le processus de paix au Moyen-Orient. Abbas a rappelé l'importance de consulter et de collaborer régulièrement avec le président égyptien sur la situation palestinienne. Il a remercié l'Égypte pour son éternel soutien envers l'unité nationale palestinienne.

Les deux présidents ont passé en revue durant la rencontre les efforts égyptiens en cours pour apporter la stabilité à la bande de Gaza et contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de l’économie. Ils ont aussi réitéré l’urgence de relancer le processus de réconciliation en vue de parvenir à un consensus politique.

Abbas doit également rencontrer le roi de Jordanie Abdallah II dans le cadre de sa première tournée à l'étranger depuis le début de la pandémie. Son voyage survient quelques jours après que l'Autorité palestinienne ait annoncé le rétablissement de la coordination avec les Israéliens en matière de sécurité.

Des sources estiment qu'Abbas souhaiterait rallier les positions arabes et recueillir du soutien pour un nouveau processus politique dans la région avant l'arrivée au pouvoir du président élu Joe Biden. Elle ajoute que l'Autorité palestinienne a déjà été en contact avec l'équipe du nouveau président américain.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad Al-Maliki a déclaré que l’Autorité palestinienne a fait savoir indirectement à l’administration de Biden sa volonté de reprendre les négociations avec Israël, et ce sur la base du droit international.

Des rapports israéliens ont déclaré plus tôt qu'Abbas a envoyé plusieurs messages à l'équipe de Biden. Il aurait affirmé sa volonté de respecter les conditions d’ouverture d'un dialogue entre lui et la nouvelle administration à Washington.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.