Films et stars: la sélection du Festival de Cannes dévoilée jeudi

Le compositeur français Alexandre Desplat ( à gauche) et le réalisateur américain Wes Anderson posent lors d'un photocall pour le film "The French Dispatch" lors de la 74e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 13 juillet 2021. (AFP).
Le compositeur français Alexandre Desplat ( à gauche) et le réalisateur américain Wes Anderson posent lors d'un photocall pour le film "The French Dispatch" lors de la 74e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 13 juillet 2021. (AFP).
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Publié le Lundi 10 avril 2023

Films et stars: la sélection du Festival de Cannes dévoilée jeudi

  • La 76e édition du Festival de Cannes (16 au 27 mai) s'est assurée de la présence de monuments du cinéma, à commencer par Martin Scorsese, avec son film-fleuve «Killers of the Flower Moon»
  • Cannes verra aussi un grand retour qui ne manquera pas de faire couler de l'encre, celui de Johnny Depp, après le feuilleton judiciaire qui l'a opposé à son ancienne épouse Amber Heard

PARIS : Margot Robbie, Tom Hanks et Scarlett Johansson chez Wes Anderson ? Une série avec Lily-Rose Depp et la star de la musique The Weeknd ? Le retour polémique de Woody Allen ? Les paris sont ouverts avant l'annonce jeudi de la sélection du 76e Festival de Cannes.

A un mois du début de la course à la Palme d'Or, le délégué général Thierry Frémaux dévoilera le nom des élus à partir de 11H00, dans un cinéma des Champs-Elysées.

La 76e édition (16 au 27 mai) s'est déjà assurée de la présence de monuments du cinéma, à commencer par Martin Scorsese, avec son film-fleuve "Killers of the Flower Moon", et ses acteurs fétiches Leonardo DiCaprio et Robert de Niro.

Et, après Tom Cruise l'an dernier pour "Top Gun", un autre vétéran des blockbusters, Harrison Ford, montera les marches, fouet à la main, pour le 5e volet de la saga, "Indiana Jones et le Cadran de la Destinée".

Cannes verra aussi un grand retour qui ne manquera pas de faire couler de l'encre, celui de Johnny Depp, après le feuilleton judiciaire qui l'a opposé à son ancienne épouse Amber Heard, sur fond d'accusations de violences conjugales puis d'accusations mutuelles de diffamation, soldées à coups de millions de dollars.

L'ancien "pirate des Caraïbes" a été choisi par l'actrice et réalisatrice française Maïwenn pour interpréter Louis XV dans "Jeanne du Barry", projeté en ouverture du festival.

Grands noms et étoiles montantes

Wes Anderson, grand habitué de la Croisette, est pressenti. Après "The French Dispatch", il réunit à nouveau un cortège de stars, de Tilda Swinton à Adrien Brody en passant par Tom Hanks, pour "Asteroid City".

Pedro Almodovar sera probablement aussi de la partie, avec Ethan Hawke et Pedro Pascal, l'acteur de la série "The last of us". L'Espagnol s'est offert ces deux stars pour un court-métrage qu'il envisage comme un "western queer".

Le suspense demeure quand au reste de la sélection, entre grands noms du 7e art, comme Hirokazu Kore-eda, Aki Kaurismäki ou Ken Loach, étoiles montantes, de Justine Triet à Alice Rohrwacher, et des films qui alimentent le buzz depuis des mois, comme le "Barbie" rose bonbon avec Margot Robbie, et Ryan Gosling en Ken.

La place des réalisatrices en sélection officielle et en compétition, toujours très minoritaire, sera scrutée, tout comme celle de la diversité. Et la question du sort réservé aux artistes visés par des accusations de violences sexuelles continue de planer.

Thierry Frémaux a semblé écarter, dans une interview à Variety, une présence du dernier film de Roman Polanski, tourné en Suisse, et qui ne serait de toute façon pas prêt.

En attendant le jury

Dans un monde où acteurs et réalisateurs alternent petit et grand écran, Cannes pourrait aussi faire une place à une série très attendue, "The Idol", créée par Sam Levinson ("Euphoria") et The Weeknd, qui y partage l'affiche avec Lily-Rose Depp. Son tournage s'est accompagné de polémiques.

Côté longs-métrages, Cannes se distingue des autres grands festivals en n'acceptant en compétition que des films sortant au cinéma en France, avant d'être mis en ligne.

Netflix refuse toujours de se plier à la règle, boudant Cannes pour la Mostra de Venise. Mais un retour en grâce des salles obscures pourrait s'amorcer: Apple TV + noue désormais des partenariats avec des majors pour sortir sur grand écran ses films les plus emblématiques, comme le prochain Scorsese ou "Napoléon" de Ridley Scott.

Thierry Frémaux et la nouvelle présidente du Festival de Cannes, Iris Knobloch, seront probablement aussi interrogés sur la composition du jury. On n'en connaît seulement le président, Ruben Östlund, réalisateur suédois qui a remporté sa deuxième Palme d'Or l'an dernier avec "Sans Filtre".


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.