«Les Saoudiens voulaient nous aider, Biden les a insultés», affirme Donald Trump

Donald Trump a déclaré à Fox News qu'il avait l'intention de se présenter à l'élection présidentielle malgré les allégations. (FILE/AFP)
Donald Trump a déclaré à Fox News qu'il avait l'intention de se présenter à l'élection présidentielle malgré les allégations. (FILE/AFP)
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Publié le Mercredi 12 avril 2023

«Les Saoudiens voulaient nous aider, Biden les a insultés», affirme Donald Trump

  • Lors de son interview d’une heure sur Fox News, Donald Trump a appelé à regarder ce qui s'est passé entre Joe Biden et l'Arabie saoudite
  • M. Trump a déclaré qu'il n'abandonnerait pas son offre de retour à la Maison-Blanche même s'il était reconnu coupable des trente-quatre chefs d'accusation

WASHINGTON : Dans sa première interview après son interpellation par la justice, l'ancien président américain, Donald Trump, a violemment critiqué l'administration de l’actuel président, Joe Biden, en évoquant l’état actuel des relations avec l'Arabie saoudite que M. Biden avait par le passé qualifié de «paria». 

Lors de son interview d’une heure avec Tucker Carlson, de Fox News, M. Trump a appelé à «regarder ce qui s'est passé avec l'Arabie saoudite», en ajoutant que les Saoudiens «ont été formidables, et ils ont voulu aider les États-Unis, mais Joe Biden va là-bas, reçoit un coup de poing qui signifie qu’ils ne veulent pas lui serrer la main tant ils se sont sentis insultés». 

Premier ancien président américain à faire face à des accusations criminelles, Donald Trump a également déclaré qu'il n'abandonnerait pas son offre de retour à la Maison-Blanche même s'il était reconnu coupable des trente-quatre chefs d'accusation de falsification de documents commerciaux qui ont été déposés contre lui. D’ailleurs, la Constitution des États-Unis n'empêche pas une personne accusée ou reconnue coupable d'un crime de se présenter aux élections. 

«Non, je n'abandonnerai jamais, ce n'est pas mon truc, et je ne le ferai pas», a clairement affirmé l’ancien président qui a émis des doutes sur une éventuelle candidature de M. Biden en 2024. «Je pense que c'est presque inapproprié pour moi de le dire, mais je ne vois pas comment c'est possible, et ce n'est pas une question d'âge; j'ai vu sa réponse aujourd'hui à la télévision concernant sa prochaine éventuelle candidature, c'était une longue réponse, il y a quelque chose qui ne va pas, et je ne pense pas qu'il puisse.

D’ailleurs, on ne s’attendait pas à ce qu'il entre à la Maison-Blanche; les gens peuvent dire qu'il a gagné une élection, mais en réalité, ils sont entourés de personnes malfaisantes et intelligentes, de gens de la gauche radicale», a déclaré M. Trump. 

Selon Donald Trump, la candidate possible qui pourrait diriger les démocrates lors des élections de 2024 serait la vice-présidente, Kamala Harris, qui, selon lui, n’a pas obtenu un bilan satisfaisant. «Je ne pense pas que Kamala a été performante, mais il se peut que je me trompe», indique M. Trump qui a également estimé «qu’un certain nombre de personnes seraient en colère si ce n'est pas elle qui sera aux manettes». 

Donald Trump a plaisanté sur le fait que les États-Unis ont tiré «cinquante-sept missiles sur la Syrie» alors qu’il dégustait un gâteau au chocolat avec le dirigeant chinois, Xi Jinping, dans son domaine de Mar-a-Lago à Palm Beach, lors de la visite du dirigeant asiatique. «Le président Xi est intelligent, notre président (M. Biden) ne l'a jamais été... Xi est un homme brillant, il n'y a personne comme lui, nous avons une excellente relation», a commenté M. Trump. 

Cette interview était aussi l’occasion pour l’ancien président de revenir sur sa visite de cinquante-sept minutes au palais de justice de New York pour sa mise en accusation: «Ils étaient incroyables, ils m'ont inscrit, et je peux vous dire que les gens pleuraient, les gens qui travaillent dans cet endroit difficile et qui n’ont aucun problème à traiter avec des meurtriers ont pleuré et ils ont dit: “Je suis désolé”», a conclu l’ancien président américain. 

Ce texte et la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Trump offre sa médiation à propos du mégabarrage sur le Nil

Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
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  • Donald Trump propose de relancer la médiation américaine entre l’Égypte et l’Éthiopie afin de résoudre durablement le différend sur le partage des eaux du Nil lié au Grand barrage de la Renaissance
  • Le président américain met en garde contre tout contrôle unilatéral du Nil et appelle à une solution évitant un conflit armé

WASHINGTON: Donald Trump a offert sa médiation à l'Egypte et l'Ethiopie à propos du mégabarrage sur le Nil, le plus grand d'Afrique, dans une lettre adressée au dirigeant égyptien Abdel Fattah al-Sissi et rendue publique vendredi par la Maison Blanche.

"Je suis prêt à relancer la médiation américaine entre l'Egypte et l'Ethiopie afin de résoudre de manière responsable et définitive la question du partage des eaux du Nil", écrit le président américain dans ce courrier.

Il a ajouté qu'"aucun Etat dans la région ne devrait contrôler de manière unilatérale les ressources précieuses du Nil et, ce faisant, désavantager ses voisins".

Le dirigeant républicain a souligné qu'il espérait trouver une formule garantissant un approvisionnement en eau prévisible pour l'Egypte et le Soudan, et permettant à l'Ethiopie de vendre ou de fournir de l'électricité aux deux pays en aval.

Dans ce courrier, avec copie aux dirigeants saoudien, émirati, éthiopien et soudanais, M. Trump salue le rôle joué par l'Egypte dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza.

Et il dit "sincèrement espérer que cette dispute légitime à propos du GERD ne mènera pas à un conflit armé majeur entre l'Egypte et l'Ethiopie".

L'Ethiopie, après 14 ans de travaux, a officiellement inauguré en septembre son Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil, plus grand ouvrage hydroélectrique d'Afrique, malgré les tensions générées avec l'Egypte en particulier, qui le qualifie de "menace existentielle", craignant un tarissement de sa principale source d'approvisionnement en eau.

Le GERD se trouve sur le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie et s'écoule jusqu'au Soudan, où il rencontre le Nil Blanc pour former le Nil. Le Nil Bleu fournit jusqu'à 85% des eaux du Nil.

Or l'Egypte et ses environ 110 millions d'habitants dépendent à 97% du Nil pour leurs besoins hydriques, notamment pour l'agriculture.

Le Soudan a également fait part de son inquiétude.

Différentes tentatives de médiation depuis une décennie entre les trois pays - sous l'égide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l'Union africaine - ont toutes échoué.


Les dernières sanctions américaines ciblent les réseaux de financement des Houthis, selon le Trésor

Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
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  • Depuis 2023, les Houthis ont lancé de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël

WASHINGTON : L’administration Trump a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, ainsi que le transfert de produits pétroliers, d’armes et d’autres équipements dits à double usage, qui auraient financé le groupe.

Cette action cible 21 personnes et entités ainsi qu’un navire, incluant certaines sociétés-écrans présumées au Yémen, à Oman et aux Émirats arabes unis, a indiqué l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor dans un communiqué.

« Les Houthis menacent les États-Unis en commettant des actes de terrorisme et en attaquant des navires commerciaux transitant par la mer Rouge », a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions précédentes du Trésor pour faire pression sur les « vastes réseaux de génération de revenus et de contrebande des Houthis, qui permettent au groupe de maintenir sa capacité à mener des activités régionales déstabilisatrices », y compris les attaques en mer Rouge.

Le point central du nouveau paquet de sanctions est Janat Al Anhar General Trading LLC, l’un des nœuds financiers les plus sensibles du réseau extérieur des Houthis.

Bien que la société soit enregistrée aux Émirats, selon des sources consultées par Al-Masdar Online, elle fonctionne pratiquement comme une chambre de compensation pour les transferts d’argent du marché noir liés aux Houthis. Elle traite des fonds utilisés par des commerçants affiliés au groupe pour acheter des marchandises de contrebande, des pièces détachées, du matériel et même des cargaisons liées à l’armement en provenance de Chine et d’autres pays.

Janat Al Anhar relie un réseau de commerçants à Sanaa à des circuits financiers externes aux Émirats et au-delà, permettant aux Houthis de gérer des flux financiers parallèles hors du système bancaire officiel et à l’abri de la surveillance.

Janat Al Anhar est le nouveau nom commercial d’Abu Sumbol General Trading LLC après sa désignation en 2024 pour soutien à Sa’id Al-Jamal, facilitateur financier des Houthis basé en Iran.

Les sociétés émiraties Al Sharafi Oil Companies Services et Adeema Oil FZC, détenues par Waleed Fathi Salam Baidhani, ainsi qu’Arkan Mars Petroleum DMCC, ont également été désignées comme facilitatrices majeures pour le pétrole et le gaz au profit des Houthis.

« Ces sociétés reçoivent un soutien financier du gouvernement iranien et maintiennent des liens avec des ressortissants iraniens », note le Trésor.

Également sanctionnée, Alsaa Petroleum and Shipping FZC (Alsaa), détenue par le ressortissant iranien Imran Asghar, facilite les transactions financières entre le gouvernement iranien et les sociétés pétrolières affiliées aux Houthis. Alsaa a également agi comme société-écran pour effectuer des paiements et examiner des transactions pour Arkan Mars Petroleum DMCC.

Le Trésor américain a aussi désigné New Ocean Trading FZE (New Ocean) comme agent d’une société yéménite qui se procurait du matériel militaire pour les Houthis.

« New Ocean a importé des dispositifs de communication, des systèmes techniques et de contrôle, des ordinateurs, de l’électronique, du matériel de forage, des matériaux industriels et électriques et des systèmes énergétiques vers les zones contrôlées par les Houthis au Yémen », précise l’agence américaine.

« New Ocean a fourni des services logistiques et financiers à l’importateur de pétrole Houthi Arkan Mars Petroleum Company en tant qu’expéditeur d’une cargaison de carburant entre Sharjah (Émirats) et Ras Isa (Yémen).

« Suite à cette action, tous les biens et intérêts dans les biens des personnes désignées ou bloquées, situés aux États-Unis ou en possession ou sous contrôle de ressortissants américains, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. »

« De plus, toute entité possédée, directement ou indirectement, à hauteur de 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation par une licence générale ou spécifique délivrée par l’OFAC, ou exemption, la réglementation de l’OFAC interdit généralement toutes les transactions par des ressortissants américains ou aux États-Unis impliquant des biens ou intérêts de personnes bloquées. »

Depuis 2023, les Houthis ont mené de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens face à la guerre israélienne à Gaza.

L’influence régionale de Téhéran a été affaiblie par les attaques israéliennes contre ses proxies, y compris les Houthis au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane d’Arabie saoudite quitte l’hôpital après des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite a quitté vendredi soir l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le souverain y avait effectué des examens médicaux, avait indiqué plus tôt l’Agence.

Selon le communiqué, les résultats des examens se sont révélés « rassurants ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com