Nouvelle tentative de lancement de la sonde européenne Juice vers Jupiter

Un technicien travaille sur la voûte électronique du vaisseau spatial Europa Clipper alors qu'il se prépare pour une mission sur la lune de Jupiter Europa à l'intérieur d'une salle blanche au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA à Pasadena, en Californie, le 11 avril 2023 (Photo, AFP).
Un technicien travaille sur la voûte électronique du vaisseau spatial Europa Clipper alors qu'il se prépare pour une mission sur la lune de Jupiter Europa à l'intérieur d'une salle blanche au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA à Pasadena, en Californie, le 11 avril 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 14 avril 2023

Nouvelle tentative de lancement de la sonde européenne Juice vers Jupiter

  • Le décollage depuis le port spatial de Kourou en Guyane française est programmé à 12H14 GMT
  • 24 heures après son report en raison d'une mauvaise météo, la sonde spatiale doit s'élancer vendredi en direction de Jupiter

KOUROU, France: Nouvelle tentative pour la mission européenne Juice: 24 heures après son report en raison d'une mauvaise météo, la sonde spatiale doit s'élancer vendredi en direction de Jupiter et de ses lunes glacées, en quête d'environnements habitables pour une vie extra-terrestre.

Le décollage depuis le port spatial de Kourou en Guyane française est programmé à 12H14 GMT, soit une demi-heure plus tôt que l'heure de décollage prévue lors de la première tentative.

Jeudi, les équipes du Centre spatial guyanais ont interrompu les opérations à cause d'un risque de foudre, tandis que plusieurs personnalités, dont le roi des Belges Philippe et les astronautes français Thomas Pesquet et allemand Matthias Maurer, étaient venues assister au lancement depuis la salle de contrôle de Jupiter.

Quelques minutes avant le décompte final, "une grosse masse nuageuse s'est approchée et on a mis un +rouge météo+, car on ne pouvait absolument pas procéder au lancement du fait de ce risque de foudroiement", explique à l'AFP Stéphane Israël, le président d'Arianespace.

"Pour décoller, on a besoin que trois paramètres soient au vert: la préparation du lanceur, la disponibilité de la sonde, et la météo qui est le dernier suspense", a-t-il ajouté. Si les vents d'altitude, relativement prévisibles, sont annoncés au vert pour ce vendredi, "il faudra continuer à surveiller les risques de foudre jusqu'au dernier moment", prévient M. Israël.

Contrairement aux lancements classiques qui disposent d'une certaine marge pour décoller, la fenêtre de tir de la sonde Juice est à une seconde près, du fait de l'orbite particulière qui est visée.

Selon le programme de vol, la sonde de six tonnes doit se séparer de la fusée 27 minutes après le décollage, à environ 1 500 kilomètres d'altitude.

Ce sera alors le début d'une odyssée de huit ans pour Juice (Jupiter Icy Moons Explorer), mission phare de l'Agence spatiale européenne (ESA).

En partant explorer Jupiter et ses lunes glacées, la sonde est en quête d'environnements habitables pour des formes de vie extra-terrestres. Elle n'atteindra sa destination qu'en 2031, à plus de 620 millions de kilomètres de la Terre, au terme d'un voyage mouvementé.

Objectif: l'océan de Ganymède

Ne pouvant rejoindre directement Jupiter, l'engin devra en passer par de complexes manoeuvres d'assistance gravitationnelle qui consistent à utiliser la force d'attraction d'autres planètes pour gagner de la vitesse.

Par un survol Lune-Terre d'abord, puis de Vénus (2025), puis à nouveau de la Terre (2029), avant de prendre son élan vers le mastodonte du système solaire et ses plus grandes lunes, découvertes par Galilée il y a 400 ans: Io la volcanique et ses trois comparses glacées Europe, Ganymède et Callisto.

La quête principale de Juice est de trouver des environnements propices à l'apparition de la vie. Si Jupiter, planète gazeuse, est inhabitable, ses lunes Europe et Ganymède sont des candidates idéales: sous leur surface de glace, elles abritent des océans d'eau liquide. Or, seule l'eau à l'état liquide rend la vie possible.

Juice cible Ganymède. Elle ira se placer en 2034 en orbite autour de ce satellite naturel, le plus gros du système solaire et le seul à posséder un champ magnétique le protégeant des radiations.

L'enjeu de la mission est de connaître la composition de son océan, pour savoir si un écosystème pourrait s'y développer.

"C'est la sonde la plus complexe jamais envoyée sur Jupiter", a déclaré Philippe Baptiste, président du Centre national d'études spatiales (CNES). Conçue par Airbus, Juice embarque dix instruments scientifiques (caméra optique, spectromètre imageur, radar, altimètre, magnétomètre...).

Elle est aussi équipée d'immenses panneaux solaires de 85m2 (la taille d'un terrain de basket) pour garder de la puissance, dans un environnement où la lumière du Soleil est 25 fois plus faible que sur Terre.

Le lancement de Juice, d'un coût de 1,6 milliard d'euros, intervient en pleine crise des lanceurs pour l'Europe, quasiment privée d'accès autonome à l'espace après le départ des fusées russes Soyouz de Kourou, des retards cumulés d'Ariane 6 et l'échec du premier vol commercial de Vega C.

Il s'agit de l'avant-dernier vol d'une fusée Ariane 5, avant l'arrivée d'Ariane 6 prévue pour fin 2023.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.