Business France en Arabie saoudite: bilan et perspectives

(Photo: Hachem Addallah)
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Publié le Dimanche 07 mai 2023

Business France en Arabie saoudite: bilan et perspectives

  • En Arabie saoudite, 50% des entreprises françaises travaillent dans le secteur de l’industrie et des technologies propres, selon Rachid Boulaouine, directeur de Business France dans le Royaume
  • Les 13 et 14 juin, Business France organisera Vision Golfe, le principal événement d’affaires entre la France et le Conseil de coopération du Golfe (CCG)

RIYAD: Mercredi, Business France, l'agence nationale d'appui au développement international de l'économie française, a organisé un shour à la résidence de l’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, afin de célébrer la coopération franco-saoudienne.  

Durant son allocution d’ouverture, l’ambassadeur a salué chaleureusement tous les partenaires franco-saoudiens présents à ce rassemblement fraternel. Il a aussi souligné que la France et l’Arabie saoudite entretenaient depuis longtemps des relations économiques très étroites dans divers secteurs stratégiques. 

Ludovic Pouille s’est réjoui que les deux pays organisent régulièrement d’importantes visites en haut lieu pour élargir et consolider ces relations, assurer la prospérité économique des deux nations et dynamiser la jeunesse franco-saoudienne, au fort potentiel. 

De son côté, Rachid Boulaouine, directeur de Business France en Arabie saoudite a annoncé  que 260 sociétés françaises se trouvant en Arabie saoudite étaient implantées à Riyad, Djeddah, Dammam, Khobar, Al-Joubaïl, Ras al-Khair, Diriyah et AlUla. Il a précisé qu’environ 50% de ces entreprises couvraient le secteur de l’industrie et des technologies propres, 15% intervenaient dans les cosmétiques et le design de santé, 18% étaient actives dans le domaine des technologies et services et 17% dans l’agrotech.

 

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(Photo: Hachem Addallah)

Les 13 et 14 juin, Business France organisera Vision Golfe, le principal événement d’affaires entre la France et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) sous le haut patronage du président français Emmanuel Macron.

Cet événement ambitionne de mettre en place une nouvelle plate-forme pour promouvoir la coopération commerciale sur les marchés à fort potentiel de croissance et renforcer les relations entre la France et la région du CCG. La manifestation réunira des décideurs clés des secteurs privé et public, notamment des décideurs politiques, des ministères du CCG et de France, des chefs d’entreprise, des ETI (entreprises de taille intermédiaire) à fort potentiel, des PME et des start-up afin d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration et d’investissement. 

Rachid Boulaouine s’est également félicité des réformes entreprises dans le Royaume, qu’il a jugées très attrayantes, car offrant à de futurs partenaires des opportunités intéressantes et des partenariats solides avec des firmes saoudiennes. Il a invité les entreprises saoudiennes à investir davantage en France, rappelant qu’à l’occasion de la cinquième édition de «Choose France», traditionnel sommet sur l’attractivité de la France qui s’est tenu l’été dernier, les investisseurs internationaux avaient annoncé 6,7 milliards d’euros d’investissements dans l’Hexagone.

Pour ce qui est du secteur de l’agrotech, Mohammed Mourchid, conseiller d’affaires export et président du  French Saudi Youth Business Club, a pour sa part affirmé que le département de l’agrotech avait surmonté certaines des difficultés causées par la pandémie de Covid-19 et était parvenu à implanter de nouvelles entreprises françaises. Il a confirmé qu’en 2022, 30 compagnies s’étaient montrées intéressées par le marché saoudien et qu’en 2023, 53 entreprises françaises seront accompagnées par les experts de l’agence. Il a enfin annoncé qu’en décembre prochain, dix entreprises françaises spécialisées dans l’AgTech se rendront en Arabie saoudite. 

Hagen ben Nasr, conseillère d’affaires export à Business France a ensuite évoqué les principaux événements organisés par l’agence en 2022 dans le secteur de la santé et du mode de vie, évoquant les Journées équestres françaises, la French Healthcare Business Forum 2022 ou encore la Journée du tourisme français. 

Alexandre d’Espinose, également conseiller à l’agence, a quant à lui mis en avant les réalisations de Business France, en énumérant les différents événements organisés en 2022 dans des secteurs stratégiques comme l’industrie et des technologies propres, la sécurité et la défense (French Security Day, French Aiport Day, French Smart and Sustainable City Day et French Architecture Day). Il a aussi annoncé la signature d’un protocole entre la Commission saoudienne d’architecture et du design et l’Afex (Architectes français à l’export).

Antoine Moussa, actionnaire et PDG de la société Mena Region PPX et son associé, Cédric Petitidier, architecte et cofondateur de la société française d’architecture PPX, se sont confiés à Arab News en français lors de la rencontre à l’ambassade de France. «Nous cherchons à créer une société d’architecture en Arabie saoudite. Nous nous développons dans la région et le marché saoudien offre des opportunités très intéressantes. Il est aussi exigeant et compétitif sur le plan de la qualité.»

En 2023, d’autres secteurs comme les divertissements, le sport, la mode et l’enfance connaîtront d’importants événements. Le 13 juin 2023, une importante délégation saoudienne se rendra à Paris (ministère, institutions, entreprises, équipes) pour promouvoir l'ouverture du Royaume sur les thématiques du sport.

 


Les cours du pétrole baissent, les craintes sur l'approvisionnement s'atténuent

Le 3 avril 2026, à Toulouse, une station-service affiche tous ses carburants comme indisponibles, sur fond de tensions au Moyen-Orient et de flambée des prix du pétrole. (AFP)
Le 3 avril 2026, à Toulouse, une station-service affiche tous ses carburants comme indisponibles, sur fond de tensions au Moyen-Orient et de flambée des prix du pétrole. (AFP)
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  • Le Brent recule de 2,15 % à 87,07 dollars et le WTI de 2,43 % à 81,25 dollars, sur fond d’espoir d’une offre suffisante
  • L’AIE prévoit une baisse de la demande mondiale de pétrole de 1,6 million de barils par jour en 2026

WASHINGTON: Les cours du pétrole ont reculé jeudi, accrochés à l'espoir que les flux pétroliers mondiaux - y compris ceux en provenance du Moyen-Orient - suffisent à satisfaire une demande estimée en baisse.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a baissé de 2,15% à 87,07 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, a diminué de 2,43% à 81,25 dollars.

Les analystes restent partagés sur la quantité de pétrole qui parvient à franchir le détroit d'Ormuz, alors que les Etats-Unis et l'Iran multiplient les déclarations en affirmant chacun contrôler ce passage stratégique.

"On ne sait pas très bien aujourd'hui quelle quantité de pétrole transite réellement par le détroit d'Ormuz", souligne Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.

Mais pour les experts d'Eurasia Group, ce qui est certain c'est que "les flux clandestins transitant par Ormuz soulagent la pression" du marché.

Une part croissante des tankers choisit de franchir ce passage avec les transpondeurs AIS - des appareils permettant la localisation des navires - éteints.

Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB. juque qu'il passe "quotidiennement beaucoup plus de pétrole qu'on ne le pensait auparavant".

Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, avait affirmé mardi que "près de 9 millions de barils par jour" quittent actuellement le Golfe en passant par Ormuz, une estimation bien supérieure à celle de nombreux analystes.

La perspective de flux pétroliers importants s'ajoute à celle d'une demande moins importante que précédemment anticipé.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a indiqué mercredi tabler pour 2026 sur une baisse de la consommation mondiale de pétrole de 1,6 million de barils par jour (mb/j) sur un an.

Sa précédente estimation envisageait un recul moindre, à hauteur de 1 mb/j.

Le opérateurs continuent aussi de surveiller les évolutions du côté des produits raffinés.

Les attaques houthies - une frappe de drones sur une raffinerie saoudienne a été revendiquée jeudi - et les frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes en mer Noire renchérissent le prix de certains dérivés du brut.

Mais "il est peu probable que des pénuries de produits surviennent à court terme", anticipent les analystes d'Eurasia Group. 


Marchés mondiaux: l'inflation américaine éclipse le pétrole et l'IA

Les marchés mondiaux ont les yeux tournés vers l'inflation américaine mercredi qui éclipse les moteurs habituels des algorithmes boursiers, la volatilité du pétrole et des valeurs de la tech. (AFP)
Les marchés mondiaux ont les yeux tournés vers l'inflation américaine mercredi qui éclipse les moteurs habituels des algorithmes boursiers, la volatilité du pétrole et des valeurs de la tech. (AFP)
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  • Des chiffres plus élevés que prévu pourraient accélérer la hausse des taux d'intérêt, d'abord sur le marché obligataire puis sur décision des banques centrales lors de leur prochaine réunion en septembre
  • "Les marchés s'attendent toujours à une hausse des taux de la Fed (Réserve fédérale américaine, ndlr) d'ici la fin de l'année, mais cette hausse est sans cesse repoussée : la probabilité d'un relèvement en septembre est actuellement d'environ 50%"

PARIS: Les marchés mondiaux ont les yeux tournés vers l'inflation américaine mercredi qui éclipse les moteurs habituels des algorithmes boursiers, la volatilité du pétrole et des valeurs de la tech.

"Environ 30% des économistes s'attendent à une publication de l'inflation inférieure à 3,4% (en glissement annuel), alors que seulement 12% d'entre eux anticipent une inflation plus élevée", d'après Florian Ielpo de la banque privée suisse Lombard Odier.

Des chiffres plus élevés que prévu pourraient accélérer la hausse des taux d'intérêt, d'abord sur le marché obligataire puis sur décision des banques centrales lors de leur prochaine réunion en septembre.

"Les marchés s'attendent toujours à une hausse des taux de la Fed (Réserve fédérale américaine, ndlr) d'ici la fin de l'année, mais cette hausse est sans cesse repoussée : la probabilité d'un relèvement en septembre est actuellement d'environ 50%", déclare aussi Florian Ielpo.

"Quelles que soient les données aujourd'hui, les risques haussiers pesant sur l'inflation ne disparaîtront pas", estime Ipek Ozkardeskaya de Swissquote.

"Outre l'énergie, la forte hausse des prix des puces devrait également continuer de maintenir la pression sur les prix à la consommation comme sur les prix à la production", poursuit-elle.

Bourses prudentes en Europe

En Europe vers 08H00 GMT, Francfort continuait sur sa lancée des derniers jours (+0,10%), tout comme Milan (+0,04%).

Londres (-0,20%) se repliait comme Paris (-0,33%) avec une baisse des ventes du titre du groupe de luxe Kering (-3,12%).

A Séoul, l'indice Kospi a bondi en clôture de 3,68%, à nouveau porté par une envolée des valeurs des groupes de puces mémoire (Samsung et SK Hynix), grâce aux bons résultats la veille à New York de CoreWeave (cloud).

Wall Street a cependant terminé en baisse.

"Oracle, Amazon et SpaceX ont perdu plus de 2%, rappelant que les +hyperscalers+ (géants de l'IA et du cloud, ndlr) restent vulnérables dès que le coût du capital se tend", souligne l'analyste John Plassard de Cité Gestion.

"Intel a poursuivi son recul après avoir relevé de 15 à 20 milliards de dollars le montant de son augmentation de capital. À l'inverse, Nvidia a fini sans tendance après avoir confirmé la mobilisation de 500 milliards de dollars de financements pour construire de nouvelles infrastructures d'intelligence artificielle", ajoute-t-il.

Dans l'ensemble, les marchés boursiers se montrent résilients.

"C'est assez étonnant de voir à quel point les marchés boursiers mondiaux parviennent actuellement à se détacher des foyers de crise géopolitique et à inscrire sans cesse de nouveaux records", observe depuis Francfort Andreas Lipkow de CMC Markets.

En Europe, malgré "les températures anormalement élevées de cet été, asséchant les fleuves et perturbant davantage les transports au sein du continent, les anticipations de bénéfices pour les entreprises du Stoxx 600 (indice européen, ndlr) ne cessent d'augmenter", relève également Ipek Ozkardeskaya.

Le pétrole toujours volatil

Le pétrole poursuivait sur une sixième journée de hausse à 89,50 dollars le baril de Brent de la mer du Nord (+0,66%) et 83,89 dollars le WTI américain (+0,83%) vers 08H00 GMT.

Les tensions se sont multipliées ces dernières heures au Moyen-Orient dissipant l'espoir d'un accord Iran/Etats-Unis encore évoqué mardi par le Pakistan, médiateur dans le conflit.

"Pendant ce temps, les réserves stratégiques de pétrole des États-Unis continuent de diminuer, et le FMI avertit que les prix actuels du pétrole brut ne reflètent pas la gravité du choc d'offre pétrolière que traverse le monde", selon Iepk Ozkardeskaya.

L'Agence internationale de l'énergie a indiqué mercredi qu'elle revoyait fortement en baisse sa prévision de la demande de pétrole en 2026.

Le dollar menacé 

Sur le marché monétaire, l'euro reste fort par rapport au dollar à 1,1538 dollar pour un euro, en raison "d'une nouvelle perte d'appétit pour les bons du Trésor américain" d'après Ipek Ozkardeskaya.

Malgré l'intervention américaine, le yen restait faible à quasiment 160 yen pour un dollar, ce qui "ne fait qu'ajouter de l'huile sur le feu, car la faiblesse du yen ravive les inquiétudes concernant les ventes de bons du Trésor américains par le Japon", d'après Ipek Ozkardeskaya.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.