Un «dernier tour» pour Enrico Macias, sur scène depuis 60 ans

Le chanteur français Enrico Macias sur la scène de l'Olympia à Paris le 7 mars 1985. (Photo Pierre ANDRIEU / AFP)
Le chanteur français Enrico Macias sur la scène de l'Olympia à Paris le 7 mars 1985. (Photo Pierre ANDRIEU / AFP)
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Publié le Samedi 15 avril 2023

Un «dernier tour» pour Enrico Macias, sur scène depuis 60 ans

  • «La musique et le succès m'ont aidé à guérir des traumatismes et des épreuves que j'ai connus», assure l'enfant juif de Constantine, en Algérie, arraché en 1961 à sa terre natale
  • Débarqué à Paris, Gaston Ghrenassia, né le 13 décembre 1938, devient Enrico Macias en pleine vague yéyé

PARIS : «Pas question» de retraite pour Enrico Macias, «84 ans et demi», dont six décennies à chanter la paix et l'amour: «ce que j'aime le plus au monde, c'est faire le chanteur, la musique et la scène !», confie-t-il à l'AFP, en pleine tournée anniversaire.

Un «dernier tour» à travers la France entamé il y a un an et qui passera dimanche par le Palais des Congrès de Paris, après Lyon, Lille, Marseille et bientôt Nantes et Vandoeuvre-les-Nancy. «Je suis content d'être encore là, de me lever le matin, de donner des interviews, des concerts... S'il n'y a plus ça, je suis fini, foutu», ajoute l'interprète des «Gens du nord», «Enfants de tous pays» et «Mendiant de l'amour».

«Depuis 60 ans, je chante la paix et la fraternité. J'en suis heureux et surtout reconnaissant envers la providence qui m'a permis de vivre jusqu'à 84 ans et demi déjà, tout en continuant la scène», dit-il. «Le public me donne de l'énergie. C'est le public qui fait que je continue à vivre et à chanter».

«A mon tour, je veux remercier mon public et délivrer un message: il faut garder tout le temps l'espérance, ne jamais baisser les bras face aux épreuves de la vie», enjoint celui qui aura popularisé la musique arabo-andalouse, avec plus de 150 chansons, dont des tubes inscrits au patrimoine de la chanson francophone.

«La musique et le succès m'ont aidé à guérir des traumatismes et des épreuves que j'ai connus», assure l'enfant juif de Constantine, en Algérie, arraché en 1961 à sa terre natale. En pleine guerre d'indépendance, Cheikh Raymond Leyris, son beau-père qui l'a initié à la musique, a été assassiné.

- «Ma drogue, c'est la musique» -

«J'ai vécu toute ma jeunesse dans la violence. Quand je suis arrivé en France, j'étais orphelin de ma terre natale et je le suis toujours, sans revanche ni haine. Ma chanson +Enfants de tous pays+ résume mon idéal de paix et de fraternité entre les êtres humains», raconte celui qui a été nommé ambassadeur de l'Organisation des Nations Unies en 1997.

Débarqué à Paris, Gaston Ghrenassia, né le 13 décembre 1938, devient Enrico Macias en pleine vague yéyé. Malgré un total décalage, ses premières chansons - «Paris, tu m'as pris dans tes bras», «Les Filles de mon pays», «Poï Poï Poï» - font mouche.

Il fêtera ses 30 ans sur la scène du Carnegie Hall de New York, avant le Royal Albert Hall à Londres trois ans plus tard.

«Je n'ai jamais calculé mon succès ou ma carrière. Ma drogue, c'est la musique qui coule dans mes veines, dans mon coeur. Je veux chanter le plus possible, jusqu'à mon dernier souffle. Pour mon +dernier tour+, mon fils Jean-Claude a eu l'idée de reconstituer le tempo d'une journée, du lever au coucher du soleil. On démarre avec mes premiers succès dans une ambiance music-hall et on termine par la fête totale, au son des musiques arabo-andalouses», explique Macias.

Il y a quelques années, la nouvelle génération (Carla Bruni, Cali, Corneille, Natasha Saint-Pier...) lui a rendu hommage en reprenant en duo ses plus grands titres. Le chanteur, lui, reste attentif aux nouveaux talents: «ce n'est pas le même style que moi mais c'est toujours original. Le talent, c'est faire quelque chose de spécial et de nouveau. Et l'essentiel, c'est l'adhésion du public qui est sacrée», observe-t-il.

A plusieurs reprises, Enrico Macias a renoncé à revenir en Algérie devant le tollé systématique au sein d'une partie de la classe politique lui reprochant son soutien à Israël. «Je garde espoir, dit-il. Si la destinée qui me reste veut que je retourne en Algérie, je ne refuserai pas.»


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com