Ukraine: le Shakhtar Donetsk au soutien des soldats blessés et des orphelins

Cette combinaison de photographies non datées créée le 16 avril 2023 montre de haut en bas à gauche : le PDG du Shakhtar Donetsk, Sergey Palkin, le défenseur international ukrainien du Shakhtar, Ivan Petryak, Petryak en action sur le terrain et le PDG, Sergey Palkin, sur le terrain de football. (Photo Handout / Bureau de presse du Shakhtar Donetsk / AFP)
Cette combinaison de photographies non datées créée le 16 avril 2023 montre de haut en bas à gauche : le PDG du Shakhtar Donetsk, Sergey Palkin, le défenseur international ukrainien du Shakhtar, Ivan Petryak, Petryak en action sur le terrain et le PDG, Sergey Palkin, sur le terrain de football. (Photo Handout / Bureau de presse du Shakhtar Donetsk / AFP)
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Publié le Lundi 17 avril 2023

Ukraine: le Shakhtar Donetsk au soutien des soldats blessés et des orphelins

  • L'international ukrainien du Shakhtar Ivan Petryak sait ce que représente la perte d'un membre de sa famille: son beau-père a été tué au combat dans la région du Donbass en mai 2022
  • Le Shakhtar, qui n'évolue plus à Donetsk depuis la guerre du Donbass en 2014 et qui dispute désormais ses matches de championnat à Lviv après avoir quitté Kiev l'an dernier, s'occupe aussi de «plus de 2.000 réfugiés de l'Est de l'Ukraine»

PARIS: Avant l'invasion russe de l'Ukraine, le Shakhtar Donetsk se préoccupait surtout de gagner des matches et des trophées, mais depuis un an, il a dû élargir son horizon, bien au-delà des terrains de football: il prend en charge les frais médicaux pour des soldats blessés et trouve des foyers pour les orphelins de guerre.

Le club, qui a remporté en 2009 la dernière édition de la Coupe de l'UEFA avant qu'elle soit renommée Ligue Europa, a ainsi permis via sa fondation Shakhtar Social à cinq soldats grièvement blessés de se faire soigner en Israël, aux Etats-Unis et en Espagne, pour un coût de 100.000 euros par soldat.

"Vous ne pouvez pas imaginer la gravité de leurs blessures", explique le président du club Sergey Palkin lors d'un entretien téléphonique à l'AFP. "Deux sont paralysés et les autres souffrent de blessures catastrophiques après l'explosion d'un missile".

"C'est très difficile de contrôler ses émotions lorsqu'on les voit et nous voulons leur offrir la chance de mener une vie normale grâce aux soins très sophistiqués offerts par ces hôpitaux, indique-t-il. Leurs familles ne peuvent assumer les dépenses et le gouvernement n'a pas la capacité de fournir l'aide nécessaire alors nous nous occupons d'eux".

Les enfants ont aussi beaucoup souffert des ravages de la guerre. Certains ont été tués et d'autres sont devenus orphelins ou ont été emmenés de force en Russie.

"Nous nous sommes occupés de 31 enfants qui ont perdu leurs parents en raison du conflit et nous les avons placés dans 17 foyers", précise Palkin.

«Traumatisés»

"Nous payons pour leurs frais quotidiens et les traitements médicaux, nous leur donnons des iPads et essayons de normaliser la situation sur le plan psychologique, car ces enfants ont été traumatisés par la perte de leurs parents", détaille-t-il.

L'international ukrainien du Shakhtar Ivan Petryak sait ce que représente la perte d'un membre de sa famille: son beau-père a été tué au combat dans la région du Donbass en mai 2022.

"Les gars qui étaient avec lui l'ont vu mourir", raconte-t-il à l'AFP. Pour notre famille, c'est la pire des situations, car nous ne pouvons trouver son corps et nous ne pouvons l'enterrer pour lui dire adieu. Nous n'avons pas d'informations le concernant".

Le Shakhtar, qui n'évolue plus à Donetsk depuis la guerre du Donbass en 2014 et qui dispute désormais ses matches de championnat à Lviv après avoir quitté Kiev l'an dernier, s'occupe aussi de "plus de 2.000 réfugiés de l'Est de l'Ukraine", précise son président.

«Un peu un cirque»

Pour ce qui est de l'avenir, Petryak ne se voit pas rejouer un jour contre des clubs russes, exclus depuis un an des compétitions européennes. "Ils sont comme des zombies", dit-il des joueurs russes et du soutien qu'ils apportent au président russe Vladimir Poutine.

Il est tout aussi choqué par l'attitude du président du Comité international olympique Thomas Bach qui a ouvert la porte à une participation des sportifs russes et bélarusses aux Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Plus de 200 sportifs ont été tués et il veut que la Russie et le Bélarus puissent participer aux Jeux ? Mais comment est-ce possible ? C'est impensable. Pour moi, c'est un peu un cirque", asséne-t-il.

Le défenseur de 29 ans se dit fier qu'en dépit des départs de nombreux joueurs étrangers, notamment brésiliens, depuis l'invasion russe, le Shakthar a tout de même terminé troisième de son groupe en Ligue des champions et a atteint les huitièmes de finale de la Ligue Europa où il a été éliminé par Feyenoord (1-1 à l'aller, défaite 7-1 au retour).

"Plus nous jouons bien, plus nous pouvons envoyer de l'argent à l'armée et à d'autres sportifs. Nous sommes comme une grande famille", conclut-il.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.