Les musulmans britanniques se réjouissent de la publicité de l’Aïd signée Tesco

«Les samosas d'Alia valent la peine d'attendre» (Tesco)
«Les samosas d'Alia valent la peine d'attendre» (Tesco)
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Publié le Mardi 18 avril 2023

Les musulmans britanniques se réjouissent de la publicité de l’Aïd signée Tesco

  • «Nous sommes fiers d’aider les musulmans à se sentir vus, entendus et compris», affirme la chaîne de supermarchés Tesco à Arab News
  • La publicité présente une famille musulmane britannique organisant un festin, avec de la musique en anglais et en ourdou

LONDRES: La chaîne de supermarchés britannique Tesco a diffusé une nouvelle publicité pour marquer les célébrations de l'Aïd et a été félicitée pour avoir focalisé l’attention sur la communauté musulmane du pays pendant le mois sacré du ramadan.

Près de quatre millions de musulmans britanniques devraient célébrer l’évènement de la fin du ramadan.

La publicité de trente secondes, avec pour titre «Alia’s worth the wait samosas», («Les samosas d'Alia valent la peine d'attendre») présente une famille musulmane britannique, conduite par la mère, Alia, organisant un festin avec des samosas aux légumes.

La vidéo fait partie de la gamme de recettes Food Love Stories de Tesco, qui promeut une cuisine simple et accessible.

Alessandra Bellini, directrice de la clientèle à Tesco, affirme à Arab News que «Food Love Stories parle de la manière dont la grande cuisine rassemble les gens. Pour de nombreux musulmans, le ramadan et l'Aïd sont des moments importants dans l’année, la nourriture se trouvant au cœur des célébrations».

«Nous avons créé cette campagne pour partager les histoires de ces communautés en cette période particulière, et nous sommes fiers de les aider à se sentir vus, entendus et compris», précise-t-elle.

Après la diffusion de la publicité sur Twitter, de nombreux utilisateurs se sont réjouis de l'attention portée par Tesco aux détails et de la musique utilisée sur la vidéo – une reprise de la chanson Feel the Love du groupe Rudimental par Leo Kalyan, utilisant à la fois l'anglais et l'ourdou.

George Rivers, responsable des campagnes de Tesco, a expliqué la démarche de la chaîne à Arab News. «Il était vraiment important pour nous de raconter cette histoire de manière authentique et réelle, et à chaque étape de ce parcours, nous nous sommes assurés d'écouter, de faire participer et de consulter des personnes ayant vécu une expérience similaire.»

L'annonce a été très bien accueillie sur Twitter. Une utilisatrice, @EduRashida, s’est par exemple exclamée: «Annonce magnifique. J'adorerais pouvoir accéder à la bande originale et savoir qui l'a faite.»

Une autre utilisatrice, @MissEmmaTurner, a aussi réagi très positivement: «Belle publicité, et parfaite pour célébrer et représenter les musulmans pendant le ramadan et l'Aïd. Il est temps que toutes les religions et célébrations soient représentées. J'ai hâte de voir davantage de publicités plus diversifiées à l'avenir.»

Cette annonce est la dernière d'une série de communiqués de relations publiques du supermarché, en collaboration avec l’agence publicitaire BBH, choisie par Tesco en 2015.

Un porte-parole du bureau de presse de Tesco précise à Arab News «avoir travaillé en étroite collaboration avec le Race and Ethnicity Network de Tesco lors du développement de la campagne pour garantir que le vécu du ramadan et de l'Aïd soient représenté de manière authentique».

BBH, en utilisant les recherches du cabinet de conseil en diversité et inclusion The Unmistakables, a constaté que 67 % des musulmans au Royaume-Uni se sentaient sous-représentés ou dépeints négativement dans les médias britanniques.

En conséquence, BBH et Tesco se sont tournés vers les célébrations du ramadan, notamment les iftars, comme un moyen de renforcer l’image du supermarché et de répondre aux besoins de la communauté musulmane croissante de Grande-Bretagne.

Helen Rhodes, directrice générale de la création de BBH London, affirme que «l’ambition créative du groupe est simple: créer un travail qui soit non seulement représentatif, mais permettant également à notre secteur de la création musulmane de s’exprimer».

Dans le cadre de ce partenariat, Tesco a présenté en 2017 une publicité de Noël montrant une famille musulmane célébrant cet évènement.

À la suite de cette annonce, Tesco a été accusée de manquer de respect envers la foi chrétienne. En réponse, le supermarché a déclaré: «Tout le monde est le bienvenu chez Tesco ce Noël et nous sommes fiers de célébrer les nombreuses façons dont nos clients se réunissent pendant la saison des fêtes.»

Une utilisatrice de Twitter, @LouisePentland, avait alors affirmé: «Apparemment, une minorité de personnes est contrariée par la publicité de Tesco parce qu'elle inclut des musulmans. Comme c’est ridicule. Pourquoi ne pas simplement être heureux à Noël et aimer tout le monde?»

Commentant les publicités passées de Tesco pour le ramadan, BBH a affirmé: «Nous nous sommes concentrés sur le moment de l'iftar, le repas du soir qui rompt le jeûne. Pour célébrer cet événement, nous avons utilisé des affiches numériques d'une nouvelle manière: sur d'immenses panneaux d'affichage, la nourriture apparaissait et disparaissait en fonction des périodes de jeûne, afin que les assiettes se remplissent exactement au coucher du soleil, puis se vident à nouveau au lever du soleil.»

La série de campagnes de Tesco avec BBH a entraîné une augmentation de 275% du nombre de mentions de la marque sur les réseaux sociaux, a rapporté The Drum.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump dit qu'il «va parler» aux dirigeants iraniens 

Donald Trump, qui multiplie dimanche les coups de fil avec les journalistes depuis sa résidence de Floride, a déclaré au magazine The Atlantic qu'il "allait parler" aux dirigeants iraniens, mais sans dire quand ni quels seraient ses interlocuteurs. (AFP)
Donald Trump, qui multiplie dimanche les coups de fil avec les journalistes depuis sa résidence de Floride, a déclaré au magazine The Atlantic qu'il "allait parler" aux dirigeants iraniens, mais sans dire quand ni quels seraient ses interlocuteurs. (AFP)
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  • "Ils veulent parler, et j'ai accepté de parler, donc je vais leur parler", a dit Trump
  • "La plupart de ces gens sont morts. Certains de ceux avec qui nous étions en négociations sont morts", a ajouté le président américain, en jugeant que les dirigeants iraniens "avaient voulu la jouer trop finement"

PALM BEACH: Donald Trump, qui multiplie dimanche les coups de fil avec les journalistes depuis sa résidence de Floride, a déclaré au magazine The Atlantic qu'il "allait parler" aux dirigeants iraniens, mais sans dire quand ni quels seraient ses interlocuteurs.

"Ils veulent parler, et j'ai accepté de parler, donc je vais leur parler", a-t-il dit, selon les propos rapportés par le mensuel américain.

"La plupart de ces gens sont morts. Certains de ceux avec qui nous étions en négociations sont morts", a ajouté le président américain, en jugeant que les dirigeants iraniens "avaient voulu la jouer trop finement".

48 dirigeants iraniens tués

Donald Trump a déclaré dimanche que 48 dirigeants iraniens avaient été tués et 9 navires iraniens coulés dans l'offensive déclenchée samedi, tout en se disant prêt au dialogue avec Téhéran.

"Cela avance rapidement. Personne n'arrive à croire à notre réussite, 48 dirigeants ont été éliminés d'un coup", a dit le président américain, selon une journaliste de Fox News qui lui a parlé au téléphone et qui a retranscrit ses propos sur son compte X.

"Je viens juste d'être informé que nous avons détruit et coulé 9 navires iraniens, pour certains relativement grands et importants. Nous traquons le reste", a-t-il écrit par ailleurs sur son réseau Truth Social. "Dans une attaque différente, nous avons en grande partie détruit leur quartier général maritime."

Le président américain, qui supervise les opérations depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, n'a pas jusqu'ici commenté la mort de trois militaires américains, premières pertes des Etats-Unis depuis le déclenchement du conflit.

Donald Trump, qui n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre, annoncée dans un message vidéo enregistré, a multiplié les conversations téléphoniques avec des journalistes.

Des dirigeants iraniens "veulent parler, et j'ai accepté de parler, donc je vais leur parler", a-t-il ainsi dit à un journaliste de The Atlantic.

"La plupart de ces gens sont morts. Certains de ceux avec qui nous étions en négociations sont morts", a ajouté le président américain, en jugeant que les dirigeants iraniens "avaient voulu la jouer trop finement".

Dans un entretien avec un journaliste de la chaîne d'informations financières CNBC, il a assuré que l’opération militaire contre l'Iran "progressait très bien" et "plus vite que prévu".

Des bombardiers furtifs B-2 ont participé aux bombardements, a dit dimanche le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom. Ce sont les mêmes appareils qui avaient frappé en juin dernier des installations d'enrichissement d'uranium en Iran.


Trump mécontent de l'Iran malgré une percée selon le médiateur omanais

Le président Donald Trump quitte la salle de réception diplomatique pour monter à bord de Marine One depuis la pelouse sud de la Maison-Blanche, vendredi 27 février 2026, à Washington. (AP)
Le président Donald Trump quitte la salle de réception diplomatique pour monter à bord de Marine One depuis la pelouse sud de la Maison-Blanche, vendredi 27 février 2026, à Washington. (AP)
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  • Donald Trump se dit mécontent des négociations avec l’Iran et n’exclut pas des frappes, tout en affirmant n’avoir pris aucune décision finale, malgré un important déploiement militaire américain au Moyen-Orient
  • Le médiateur omanais Badr Albusaidi annonce une percée : l’Iran accepterait de ne pas stocker d’uranium enrichi, tandis que Washington exige toujours l’arrêt total de l’enrichissement

WASHINGTON: Donald Trump tient le monde en haleine: il a affiché vendredi son mécontentement envers l'Iran, mais dit n'avoir pas pris de "décision finale" sur d'éventuelles frappes, alors que le médiateur omanais s'est targué d'une percée dans les négociations pour éviter la guerre.

Le président américain a déclaré à des journalistes "ne pas être très content de la manière des Iraniens de négocier", au lendemain d'une troisième session de pourparlers à Genève sous médiation omanaise.

Mais "nous n'avons pas pris (de) décision finale" sur de possibles frappes, a-t-il déclaré, sur fond de déploiement militaire américain massif au Moyen-Orient, le plus important depuis des décennies, et de craintes d'un embrasement régional en cas d'attaque américaine.

Le chef de la diplomatie omanaise a cependant assuré vendredi qu'une percée avait eu lieu, affirmant que l'Iran avait accepté de ne pas stocker d'uranium enrichi.

"C'est quelque chose de complètement nouveau, qui rend vraiment l'argument de l'enrichissement moins pertinent, parce que désormais nous parlons de l'absence de stockage", a expliqué Badr Albusaidi sur la chaîne américaine CBS.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait exigé que l'Iran n'effectue "aucun enrichissement" d'uranium. "Vous n'avez pas besoin d'enrichir quand vous avez autant de pétrole", a-t-il déclaré à la presse lors d'un déplacement au Texas (sud).

- Porte-avions déployés -

Dans ce contexte de tensions, les Etats-Unis ont recommandé vendredi au personnel non essentiel de leur ambassade à Jérusalem de quitter Israël - leur allié, et ennemi juré de l'Iran - en raison "de risques pour leur sécurité".

Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, se rendra lundi en Israël - que l'Iran avait frappé en juin en riposte à une attaque israélienne sur son territoire -, a annoncé le département d'Etat.

Les Etats-Unis ont dépêché dans la région deux porte-avions dont le Gerald Ford, le plus grand au monde, attendu au large d'Israël après avoir quitté jeudi la Crète.

Washington a également inscrit vendredi l'Iran sur sa liste noire de pays pratiquant "des détentions injustifiées", et appelé les ressortissants américains s'y trouvant à "partir immédiatement".

Dans le centre de Téhéran, tout en disant préférer éviter la guerre et souhaiter la levée des sanctions internationales qui asphyxient l'économie iranienne, Hamid Beiranvand, un employé de 42 ans, affirme qu'"il ne faut faire aucune concession" aux Américains.

Accusant Téhéran - qui dément - de vouloir se doter de la bombe atomique, les Etats-Unis insistent pour une interdiction totale d'enrichissement d'uranium, tandis que l'Iran défend son droit au nucléaire civil.

Washington veut aussi limiter le programme balistique iranien, une question que Téhéran refuse d'aborder.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a appelé vendredi les Etats-Unis à éviter "toute exigence excessive", tempérant l'optimisme qu'il avait affiché la veille à l'issue des pourparlers.

- Risque d'aggravation "rapide" -

Le Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, Volker Türk, s'est dit "extrêmement inquiet du risque d'escalade militaire régionale".

Le Royaume-Uni et le Canada ont dit retirer une partie de leur personnel diplomatique de Tel-Aviv, le centre économique d'Israël où la plupart des pays ont leur ambassade, par mesure de précaution.

Pékin et Ottawa ont tous deux appelé leurs ressortissants à évacuer l'Iran, tandis que Londres a retiré le personnel de son ambassade à Téhéran.

Le ministre iranien Abbas Araghchi s'était prévalu jeudi de "très bons progrès" dans les discussions avec les Etats-Unis.

Une prochaine session doit se tenir "très bientôt", après des discussions "entre équipes techniques" lundi à Vienne en Autriche, assistées "d'experts" de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), avait-il ajouté.

"La paix est à portée de main", a même assuré vendredi sur X l'Omanais Badr Busaidi, disant s'être entretenu à Washington avec le vice-président JD Vance.

Donald Trump avait lancé le 19 février un ultimatum de "10 à 15 jours" pour décider si un accord était possible ou s'il allait recourir à la force.

Les deux pays avaient repris des pourparlers l'année dernière, interrompus par la guerre israélo-iranienne de 12 jours en juin à laquelle Washington s'était brièvement joint.

Les nouvelles tensions sont apparues après la répression dans le sang, en janvier, d'un vaste mouvement de contestation d'Iraniens, auxquels Donald Trump avait promis de venir "en aide".


Au Japon, le sort du macaque Punch attire les foules et relance le débat sur les zoos

Cette photo, prise le 19 février 2026, montre Punch, un macaque mâle de sept mois abandonné par sa mère, assis avec une peluche d’orang-outan au zoo d’Ichikawa, préfecture de Chiba. (AFP)
Cette photo, prise le 19 février 2026, montre Punch, un macaque mâle de sept mois abandonné par sa mère, assis avec une peluche d’orang-outan au zoo d’Ichikawa, préfecture de Chiba. (AFP)
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  • Punch, un bébé macaque au Japon, est devenu une star des réseaux sociaux après avoir été vu cherchant du réconfort auprès d’une peluche orang-outan, attirant des milliers de visiteurs au zoo d’Ichikawa
  • L’histoire met en lumière la captivité animale, suscitant des réactions en ligne, dont un message de l’Ambassade de Cuba en France établissant un parallèle avec d’autres crises humanitaires

TOKYO: Le bébé macaque Punch, devenu une vedette des réseaux sociaux au Japon, relance le débat sur la captivité animale dans les zoos, tandis que son histoire a également suscité des réactions au-delà du cadre animalier.

Au Zoo d'Ichikawa, près de Tokyo, Punch, un bébé macaque abandonné par sa mère, est devenu une célébrité après la diffusion d’images le montrant harcelé par d’autres singes et cherchant du réconfort auprès d’une peluche orang-outan. Rejeté à sa naissance en juillet, il a d’abord été élevé par des soigneurs humains avant d’entamer récemment son apprentissage pour rejoindre ses congénères.

Les images du petit primate enlacé à son jouet ont suscité une vague d’émotion en ligne, donnant naissance au hashtag #HangInTherePunch et attirant des milliers de visiteurs. Durant un long week-end férié, plus de 5.000 personnes se sont rendues lundi au zoo pour tenter d’apercevoir l’animal, selon l’établissement, qui a indiqué avoir mis en place une zone d’accès restreinte autour d’une partie de l’enclos afin de limiter le stress.

Pour l’association PETA (Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux), le cas de Punch illustre « la cruauté des zoos ».

« Les zoos ne sont pas des sanctuaires : ce sont des lieux où les animaux sont confinés, privés d’autonomie et de leur environnement familier et social qu’ils auraient eu à l’état sauvage », a déclaré l'association PETA.

L’émotion suscitée par le bébé macaque a également eu des retombées commerciales. Le géant suédois IKEA, fabricant de la peluche orang-outan à laquelle s’accroche Punch, a constaté un intérêt « sans précédent » pour le produit. Le groupe Ingka, qui contrôle la majorité des magasins IKEA, a indiqué que les ventes étaient « nettement » supérieures à la normale et que la peluche était en rupture de stock sur certains marchés, notamment au Japon et aux États-Unis.

Réactions sur les réseaux sociaux

L’histoire de Punch a également suscité des commentaires au-delà du cadre animalier. Le 24 février, l’Ambassade de Cuba en France a publié un message sur X, établissant un parallèle avec la situation à Gaza et dénonçant « l’empathie sélective ».

Ce message s’inscrit dans une série de réactions en ligne comparant l’émotion suscitée par le sort du jeune macaque à celle provoquée par d’autres crises humanitaires, notamment à Gaza, illustrant la portée internationale qu’a prise l’histoire de Punch sur les réseaux sociaux.