Irak: Un patron de la sécurité limogé décède après une évasion de courte durée

Avant son évasion, Saad Qambach purgeait une peine de quatre ans de prison dans un centre pénitentiaire de Bagdad (Photo, AFP).
Avant son évasion, Saad Qambach purgeait une peine de quatre ans de prison dans un centre pénitentiaire de Bagdad (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 22 avril 2023

Irak: Un patron de la sécurité limogé décède après une évasion de courte durée

  • Il est parvenu à s'en échapper mardi soir, avant d'être localisé à peine deux jours plus tard par les Forces spéciales du ministère de l'Intérieur à Mossoul
  • L'évasion de Saad Qambach a eu un fort retentissement médiatique

BAGDAD: Un ex-responsable religieux irakien évadé de prison est mort jeudi après avoir souffert d'un malaise au moment où les forces de sécurité s'apprêtaient à l'arrêter, ont annoncé les autorités.

L'évasion de Saad Qambach a eu un fort retentissement médiatique. Le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani a d'ailleurs décidé de limoger le chef de la sécurité de la Zone verte de Bagdad, où se trouve le centre pénitentiaire dans lequel M. Qambach était détenu.

Il est parvenu à s'en échapper mardi soir, avant d'être localisé à peine deux jours plus tard par les Forces spéciales du ministère de l'Intérieur à Mossoul, métropole du nord irakien située à 350 km de la capitale.

Saad Qambach a alors tenté de semer les forces de l'ordre en courant.

"Durant son interpellation il a tenté de s'enfuir, les forces l'ont poursuivi mais il a souffert d'un malaise", selon un communiqué conjoint des ministères de l'Intérieur et de la Santé qui précise qu'à son arrivée à l'hôpital il était déjà "décédé".

"Le corps du défunt, qui souffrait de maladies chroniques, ne porte pas de signes de contusions", ajoute ce communiqué.

M. Qambach a été "victime d'une crise cardiaque", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère de l'Intérieur qui a requis l'anonymat, précisant que sa dépouille serait autopsiée.

Avant son évasion, Saad Qambach purgeait une peine de quatre ans de prison dans un centre pénitentiaire de Bagdad pour malversation financière et gaspillage de fonds publics alors qu'il administrait le Waqf sunnite, l'institution gérant les biens de la communauté, lieux de culte ou propriétés civiles.

Le Premier ministre a d'ailleurs ordonné la fermeture de cette prison aux conditions de détention confortables et située dans la Zone verte, secteur sécurisé qui abrite des institutions étatiques et des ambassades.

"Sur la base du rapport détaillant les circonstances de l'évasion", M. Soudani "a décidé de limoger le général Hamed Al-Zouhairi, le commandant de la division spéciale", qui gère la sécurité de la Zone verte, selon un communiqué des services du Premier ministre.

M. Soudani justifie sa décision par "la faiblesse des mesures" prises par le général au moment de l'incident et exige "que tous ceux qui ont manqué à leurs devoirs rendent des comptes", d'après la même source.

Huit officiers et 18 policiers ont été interpellés en raison de la fuite, avait indiqué mercredi à l'AFP un responsable au ministère de l'Intérieur.

M. Soudani a aussi ordonné "le transfert des condamnés vers les prisons du ministère de la Justice et le placement des grands corrompus dans d'autres centres de détention au même titre que les autres prévenus", assure le communiqué.

Il a aussi appelé à "mettre fin à tout traitement de faveur habituellement pratiqué" et à "traiter tous les prisonniers sur un pied d'égalité, quelles que soient leur position ou leur influence".

Pays riche en hydrocarbures, l'Irak est gangréné par une corruption qui s'est infiltrée dans tous les rouages de l'État. Les condamnations visent souvent les échelons intermédiaires ou de simples exécutants, rarement le sommet de la pyramide.

Le gouvernement de Mohamed Chia al-Soudani martèle régulièrement que la lutte contre la corruption et la protection de l'argent public sont ses priorités, multipliant les annonces et les initiatives en ce sens.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com