Soudan: Citoyens américains et britanniques dans l'attente d'une évacuation éventuelle

Des travailleurs humanitaires, des diplomates, des fonctionnaires et des citoyens sont pris au piège au Soudan (Photo, AP).
Des travailleurs humanitaires, des diplomates, des fonctionnaires et des citoyens sont pris au piège au Soudan (Photo, AP).
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Publié le Lundi 24 avril 2023

Soudan: Citoyens américains et britanniques dans l'attente d'une évacuation éventuelle

  • Le Pentagone a indiqué qu'il avait déployé des forces et qu'il élaborait des options
  • Le porte-parole du département d'État, Vedant Patel, a déclaré que les citoyens américains devaient prendre leurs propres dispositions pour rester en sécurité

LONDRES: Les citoyens américains au Soudan ne doivent pas s'attendre à une évacuation coordonnée par le gouvernement américain, a déclaré vendredi le porte-parole adjoint du département d'État, Vedant Patel, alors que des tirs nourris ont été entendus dans la capitale Khartoum.

Lors d'un point de presse, Patel a souligné que, compte tenu de la fermeture de l'aéroport de Khartoum et de la situation incertaine en matière de sécurité dans le pays, les citoyens américains devaient prendre leurs propres dispositions pour rester en sécurité.

Par ailleurs, un Britannique piégé à Khartoum depuis près d'une semaine avec sa famille a déclaré que le ministère britannique des Affaires étrangères n'avait rien fait pour aider à l'évacuation des citoyens, selon un rapport de The Independent.

Il est hébergé dans un lieu situé dans la capitale soudanaise avec 20 autres ressortissants étrangers.

Le vendredi matin, on lui a demandé, ainsi qu'aux autres, d'inscrire leurs noms sur une liste de personnes à évacuer, mais après six jours, «c'est tout», a déclaré le Britannique au journal.

Les travailleurs humanitaires, les diplomates, les fonctionnaires et les citoyens sont pris au piège au Soudan depuis que les combats ont éclaté samedi dernier entre l'armée et les forces de soutien rapide, alors que les approvisionnements diminuent et que la violence s'intensifie.

Les gouvernements et les agences d'aide ont déclaré qu'il était trop dangereux de tenter une évacuation compte tenu de la situation sur le terrain.

Le ministère des Affaires étrangères et l'ambassade britannique au Soudan n'ont pas fait de commentaires.

Par ailleurs, le Pentagone a déclaré qu'il avait déployé des forces et qu'il élaborait des options pour aider à une éventuelle évacuation du personnel de l'ambassade américaine du Soudan.

Les actions de troupes de l'armée américaine visent à «garantir que nous disposons d'autant d'options que possible, si nous sommes appelés à faire quelque chose. Nous n'avons pas encore été appelés à faire quoi que ce soit», a révélé le secrétaire à la défense, Lloyd Austin, lors d'une conférence de presse en Allemagne.

«Il est absolument impératif que les citoyens américains au Soudan prennent leurs propres dispositions pour rester en sécurité dans ces circonstances difficiles», a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, à Washington.

Il a ajouté que «les Américains ne doivent pas s'attendre à une évacuation coordonnée par le gouvernement américain à l'heure actuelle. Et nous nous attendons à ce que cela reste le cas».

Ce vendredi, le Royaume-Uni finalisait également des plans en vue d'une éventuelle évacuation de centaines de ses ressortissants du Soudan. Des responsables britanniques auraient mis en place une opération d'urgence pour évacuer les personnes piégées dans ce pays d'Afrique du Nord.

 

*Avec Reuters et l’AP

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.