Au Soudan, les évacuations s’accélèrent alors que les combats font rage

Un convoi quittant Khartoum avance sur une route vers Port-Soudan, le 23 avril 2023, alors que les gens fuient la capitale soudanaise déchirée par les combats (Photo, AFP).
Un convoi quittant Khartoum avance sur une route vers Port-Soudan, le 23 avril 2023, alors que les gens fuient la capitale soudanaise déchirée par les combats (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 24 avril 2023

Au Soudan, les évacuations s’accélèrent alors que les combats font rage

  • Les conflits meurtriers au Soudan ont déplacé des dizaines de milliers de personnes vers d'autres Etats du Soudan ou hors des frontières au Tchad et en Egypte
  • Au Liban, le Premier ministre Najib Mikati a fait le suivi sur la situation des Libanais bloqués au Soudan avec le ministre des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib

BEYROUTH: Alors que les affrontements au Soudan font rage entre armée et paramilitaires depuis plus d'une semaine, les communautés internationales ont appelé leurs ressortissants dans ce pays africain a quitter le pays le plus tôt possible, selon les médias d’Etat.

Pays arabes

Samedi, l’Arabie saoudite a été le premier pays à réagir en organisant la première évacuation de 150 civils étrangers par voie maritime, dont 90 ressortissants saoudiens et des citoyens du Koweït, du Qatar, des Emirats Arabes unis, d’Egypte et de Tunisie, a indiqué dans un tweet le ministère saoudien des Affaires étrangères. Le vice-ministre des Affaires étrangères d'Arabie saoudite Waleed Al-Khuraiji a ainsi confirmé samedi avoir reçu le premier groupe de citoyens et de ressortissants étrangers évacués, à leur arrivée à la base navale du roi Faisal de la flotte occidentale à Djeddah.

La Jordanie a déclaré samedi avoir commencé l'évacuation d'environ 300 de ses ressortissants.

Au Liban, le Premier ministre Najib Mikati a fait le suivi sur la situation des Libanais bloqués au Soudan avec le ministre des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib. Le ministre a annoncé qu’une soixantaine de Libanais ont été évacuée hors de la capitale Khartoum par voie maritime en toute sécurité, selon l’Agence nationale d’informations ANI. 

Plusieurs autres pays, dont les Pays-Bas, la France et les Etats-Unis, ont annoncé l'évacuation de leurs ressortissants du Soudan. L’armée soudanaise a annoncé que "les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et la Chine évacueraient leurs diplomates et leurs ressortissants avec leurs avions militaires". Selon des hauts fonctionnaires américains, les Etats-Unis ont évacué « un peu moins d'une centaine » de personnes de son ambassade au Soudan. Londres a de même indiqué avoir évacué son personnel diplomatique du Soudan dimanche. 

Royaume-Uni, Irlande

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a lui aussi annoncé l'évacuation du personnel diplomatique du Royaume-Uni et de leurs familles.

"Les forces armées britanniques ont procédé à une évacuation complexe et rapide dans un contexte d'escalade de la violence et de menaces à l'encontre du personnel de l'ambassade", a tweeté M. Sunak.

L'Irlande a indiqué de son côté avoir entamé le "processus d'évacuation" de ses ressortissants et les personnes à leur charge.

Allemagne, Canada et Suède

L'Allemagne a également commencé à évacuer ses ressortissants du Soudan, ont annoncé dimanche les ministères de la Défense et des Affaires étrangères sur Twitter. "Notre objectif est d'évacuer par avion le plus grand nombre possible de ressortissants (allemands) de Khartoum, compte tenu de la situation dangereuse au Soudan. Dans la mesure du possible, nous emmènerons également des ressortissants de l'UE et d'autres pays", ajoute-t-ils.

De son côté, le Canada a annoncé qu'il suspendait temporairement ses opérations diplomatiques au Soudan, indiquant que son personnel travaillerait d’un "endroit sécuritaire à l'extérieur du pays"

La Suède a envoyé environ 150 soldats pour le rapatriement de ses diplomates et ressortissants, avec l'autorisation du Parlement pour utiliser la force si nécessaire, a indiqué dimanche le ministère de la Défense. Quelque "140 à 150" soldats sont mobilisés, même si un texte adopté en urgence au Parlement dimanche permet d'aller jusqu'à 400, a indiqué le ministère de la Défense.

L'Italie a lancé une opération pour évacuer ses ressortissants, mais aussi des Suisses et des membres de l'ambassade du Saint-Siège: "Nous avons contacté un par an les 140 Italiens présents au Soudan, nous faisons le possible et l'impossible pour garantir leur sécurité", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani sur la chaîne publique Rai3.

Pour sa part, le ministère égyptien des Affaires étrangères a appelé dimanche tous ses ressortissants à se préparer à l’opération d’évacuation par les autorités égyptiennes compétentes. Le ministère a tiré la sonnette d’alarme lorsqu'un employé de son ambassade à Khartoum avait été blessé à la suite des combats, soulignant que les diplomates égyptiens "ne quitteront pas le terrain" avant de s’assurer que tous les citoyens ont été évacués. 

Dimanche, le ministère turc de la Défense a annoncé débuter l’évacuation de ses citoyens des zones de conflit au Soudan par voie terrestre via un pays tiers vers la Turquie. "Il a été décidé d'assurer le 23 avril le retour dans le pays de nos ressortissants se trouvant dans les zones de conflit par la voie terrestre et en passant par un pays tiers", a indiqué le ministère dans un communiqué, sans plus de précision.

Corée du Sud, Japon, Chine, Indonésie, Inde

D'autres pays se préparent à évacuer leurs ressortissants, notamment la Corée du Sud et le Japon, en déployant des forces dans des pays voisins.

En Indonésie, le gouvernement "prend toutes les mesures nécessaires pour évacuer les citoyens indonésiens du Soudan", a déclaré dimanche à l'AFP le ministère des Affaires étrangères.

L'Inde a indiqué travailler "en étroite collaboration avec divers partenaires pour assurer le déplacement en toute sécurité des Indiens bloqués au Soudan et qui souhaiteraient être évacués".

L'armée soudanaise a par ailleurs déclaré qu'elle coordonnait les efforts visant à évacuer des diplomates chinois.

Conflits meurtriers

Les conflits meurtriers au Soudan ont déplacé des dizaines de milliers de personnes vers d'autres Etats du Soudan ou hors des frontières au Tchad et en Egypte. 

Depuis le 15 avril, les deux généraux au pouvoir depuis leur putsch de 2021 se sont lancés dans une guerre sans merci.

Les violences, principalement à Khartoum et au Darfour (ouest), ont fait selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) plus de 420 morts et 3 700 blessés.

 

(Avec AFP) 


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com