Les catastrophes naturelles font bondir les cas de paludisme au Malawi et au Pakistan

Sur cette photo prise le 9 janvier 2023, des jeunes filles déplacées par les inondations marchent au bord des eaux près d'un camp de fortune dans la zone touchée par les inondations de Dera Allah Yar dans le district de Jaffarabad de la province du Baloutchistan au Pakistan. (Photo, AFP)
Sur cette photo prise le 9 janvier 2023, des jeunes filles déplacées par les inondations marchent au bord des eaux près d'un camp de fortune dans la zone touchée par les inondations de Dera Allah Yar dans le district de Jaffarabad de la province du Baloutchistan au Pakistan. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 24 avril 2023

Les catastrophes naturelles font bondir les cas de paludisme au Malawi et au Pakistan

  • Les infections au Pakistan ont été multipliées par quatre après les inondations dévastatrices dans le pays l'année dernière, atteignant 1,6 million de cas selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)
  • Au Malawi, le cyclone Freddy en mars -qui a provoqué l'équivalent de six mois de précipitations dans le petit pays d'Afrique de l'Est- a lui aussi été à l'origine d'une hausse des cas de paludisme, précise Peter Sands lors d'un entretien à Londres

LONDRES: Des catastrophes météorologiques au Malawi et au Pakistan ont fait bondir les cas de paludisme, s'alarme dans un entretien à l'AFP Peter Sands, le directeur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, y voyant des exemples des conséquences du réchauffement climatique.

Les infections au Pakistan ont été multipliées par quatre après les inondations dévastatrices dans le pays l'année dernière, atteignant 1,6 million de cas selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Au Malawi, le cyclone Freddy en mars -qui a provoqué l'équivalent de six mois de précipitations dans le petit pays d'Afrique de l'Est- a lui aussi été à l'origine d'une hausse des cas de paludisme, précise Peter Sands lors d'un entretien à Londres.

"Ce que nous avons vu dans des endroits comme le Pakistan ou le Malawi constitue une preuve réelle des conséquences qu'a le changement climatique sur le paludisme", estime-t-il. "Vous avez ces événements météorologiques extrêmes, que ce soit des inondations au Pakistan ou un cyclone au Malawi, après lesquels beaucoup d'eau stagne sur place."

"Nous avons observé une hausse très nette des infections et des décès liés au paludisme dans les deux cas", explique-t-il à l'occasion de la journée mondiale du paludisme le 25 avril, qui permet d'habitude de "célébrer les progrès que nous avons faits".

«Sonnette d'alarme»

Mais cette année, il faut "tirer la sonnette d'alarme", affirme-t-il. "Si le paludisme empire en raison du changement climatique, il faut agir maintenant pour faire reculer (la maladie) et l'éliminer."

Au Pakistan comme au Malawi, les mares d'eau laissées après le retrait des eaux sont un terrain de reproduction idéal pour les moustiques porteurs de la maladie.

Peter Sands souligne qu'il y a eu des progrès dans la lutte contre le paludisme mais rappelle qu'un enfant meurt de la maladie chaque minute.

En 2021, l'OMS estimait à 247 millions le nombre de cas dans le monde. Quelque 619 000 personnes sont mortes du paludisme cette année-là.

L'année dernière, plus d'un million d'enfants au Ghana, au Kenya et au Malawi ont reçu un premier vaccin antipaludique, le RTS,S, développé par le géant pharmaceutique britannique GSK.

Un autre vaccin, R21/Matrix-M, développé par des scientifiques de l'Université d'Oxford, a reçu mi-avril le feu vert des autorités ghanéennes pour être utilisé dans ce pays, une première pour ce vaccin qui suscite beaucoup d'espoir.

Mais pour Peter Sands, les vaccins ne sont pas "une solution magique", notamment en raison de leur coût et de la difficulté d'un déploiement à grande échelle.

Les personnes les plus vulnérables au paludisme sont les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Les décès sont en grande partie dus à un diagnostic et à un traitement tardifs.

"Il s'agit surtout d'avoir les infrastructures pour diagnostiquer et fournir des traitements (...) ce qui signifie qu'il vous faut des soignants dans chaque village qui ont les outils pour tester et traiter la maladie", selon M. Sands.

D'après lui, les pays les plus menacés par le changement climatique sont aussi ceux qui souffrent le plus du paludisme, avec des infrastructures fragiles qui peuvent être détruites facilement lors de catastrophes naturelles.

"Nous sommes donc très préoccupés par le fait que les pays dans lesquels le paludisme est le plus répandu sont également ceux qui risquent le plus d'être touchés par les phénomènes météorologiques extrêmes engendrés par le changement climatique", insiste Peter Sands.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.