Libye: 34 corps rejetés par la mer en cinq jours

Les effets personnels de certains migrants qui seraient morts après le naufrage de leur bateau au large de la Libye, sur la plage à quelque 70 kilomètres à l'est de Tripoli, 15 février 2023. (AFP)
Les effets personnels de certains migrants qui seraient morts après le naufrage de leur bateau au large de la Libye, sur la plage à quelque 70 kilomètres à l'est de Tripoli, 15 février 2023. (AFP)
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Publié le Mardi 25 avril 2023

Libye: 34 corps rejetés par la mer en cinq jours

  • «Dans ce genre d'incidents, les chances de survie sont minces (...) surtout qu'aucun appel au secours n'a été lancé», a indiqué lundi le Croissant Rouge libyen
  • Des images publiées sur Facebook montrent des bénévoles du CRL transportant des corps dans des sacs noirs et les déposant dans les ambulances

TRIPOLI: Les corps de 34 migrants clandestins ayant péri noyés en tentant de gagner l'Europe, ont été récupérés sur les côtes de l'ouest de la Libye en cinq jours, a indiqué lundi le Croissant Rouge libyen (CRL).

"Pour le deuxième jour consécutif, après le signalement du naufrage d’une embarcation de migrants près de la côte de Sabratha (ouest), 11 corps ont a été récupérés et remis aux autorités de la ville (...), portant le bilan total des corps retrouvés à 34", a indiqué le CRL sur Facebook.

Mercredi, cet organisme avait fait état de six corps retrouvés sur les rives de Sabratha, à 70 km à l'ouest de la capitale Tripoli, et de 17 autres dimanche.

Des images publiées sur Facebook montrent des bénévoles du CRL transportant des corps dans des sacs noirs et les déposant dans les ambulances.

"Une embarcation pneumatique transportant des dizaines de migrants s'est retournée non loin de la côte de Sabratha mercredi", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire de la ville, estimant que "le nombre de victimes pourrait augmenter".

"Dans ce genre d'incidents, les chances de survie sont minces (...) surtout qu'aucun appel au secours n'a été lancé", a ajouté cette source.

L'ONG Alarm Phone, un collectif de bénévoles qui gère une ligne téléphonique d'urgence pour les migrants en difficulté, avait affirmé mercredi avoir reçu un appel de détresse de migrants à bord d'un bateau pneumatique qui coulait au large de la Libye avec une centaine de passagers à bord.

L'ONG avait affirmé avoir essayé de contacter "les soi-disant garde-côtes libyens", mais en vain.

Le chaos qui a suivi la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 a fait de la Libye une voie privilégiée pour des dizaines de milliers de migrants originaires d'Afrique subsaharienne, de pays arabes et d'Asie du Sud, cherchant à rejoindre l'Europe par les côtes italiennes.

La Libye est régulièrement épinglée par les ONG pour les mauvais traitements qui leur sont infligés.

Les tentatives de traversées clandestines, souvent meurtrières, se multiplient aussi depuis la Tunisie voisine.

Les garde-côtes tunisiens ont ainsi annoncé lundi avoir retrouvé sur le rivage 31 corps de migrants subsahariens "en décomposition, rejetés par la mer". Des dizaines de migrants étaient portés disparus après le naufrage de leurs embarcation ces dernières semaines au large de la Tunisie.

Les autorités ont par ailleurs annoncé lundi que cinq migrants d'Afrique subsaharienne avaient péri noyés dans deux naufrages séparés au large de la Tunisie ces dernières heures.


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.