La population égyptienne s’est multipliée par 14: un «problème national»

Les plans en cours comprennent des campagnes de sensibilisation sur la taille de la famille, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, ainsi que la durabilité (Photo, AFP)
Les plans en cours comprennent des campagnes de sensibilisation sur la taille de la famille, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, ainsi que la durabilité (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 03 décembre 2020

La population égyptienne s’est multipliée par 14: un «problème national»

  • Ce «problème national doit être résolu en collaboration avec tous les ministères, les institutions gouvernementales et non gouvernementales ainsi que la société civile»
  • Un projet de planification familiale, qui doit être lancé au début de l’année prochaine, contribuerait à réduire de 1 million le taux de natalité en Égypte.

LE CAIRE: La multiplication par 14 de la population égyptienne entre 1882 et 2017 a créé un vrai «problème national» qui nécessite une attention urgente, a affirmé un ministre du gouvernement.

Le vice-ministre de la Santé et de la Population, Tarek Tawfik, a révélé qu'au cours de la période de cent trente-cinq ans, le nombre de personnes vivant dans le pays est passé de 6,7 millions à 94,8 millions.

Cette hausse a eu un impact sur la part de chaque individu dans les domaines de l'éducation, la santé et les ressources disponibles, affectant la démographie globale, a-t-il ajouté.

L'augmentation de la population «est un problème national qui doit être résolu en collaboration avec tous les ministères, les institutions gouvernementales et non gouvernementales ainsi que la société civile», a affirmé Tawfik. Il a ajouté que le Conseil national égyptien de la population prépare une documentation de la politique publique en collaboration avec l’Université américaine du Caire (UAC) qui vise à résoudre certains problèmes de la population égyptienne.

Les plans en cours comprennent des campagnes de sensibilisation sur la taille de la famille, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, ainsi que la durabilité.

L’ancien rapporteur du conseil, le Dr Amr Hassan, a annoncé qu’un projet de planification familiale, qui doit être lancé au début de l’année prochaine, contribuerait à réduire de 1 million le taux de natalité en Égypte.

La ministre égyptienne de la Coopération internationale, Rania Al-Mashat, la directrice de la mission de l'Agence des États-Unis pour le développement international (AEUDI), Leslie Reed, le président de L’UAC Francis Joseph Ricciardone, et Tawfik ont récemment lancé un concours pour les jeunes relatif au programme de renforcement et de la planification familiale de l'Égypte (PRPF). Le concours s’inscrit dans le cadre d'une Initiative de 31 millions de dollars préalablement signée avec l'AEUDI en vue d’améliorer les résultats en matière de santé publique.

Al-Mashat a déclaré que l'amélioration des services de la santé en général, de la santé reproductive et de la planification familiale en particulier sont des facteurs essentiels pour parvenir à l'autonomisation économique aussi bien des hommes que des femmes.

Elle a ensuite souligné que le concours jeunesse du PRPF veut ouvrir la voie à la mise en œuvre de solutions nouvelles et efficaces aux problèmes en impliquant le gouvernement égyptien, les établissements d'enseignement et les universités, les jeunes et les organisations de la société civile représentées par l'AEUDI.

Le programme a été conçu pour s'attaquer au problème de la surpopulation grâce à des techniques innovantes, en développant des idées de jeunes sur les programmes de la planification familiale et en sensibilisant ainsi toutes les couches de la société égyptienne.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.