Comment les cinéastes saoudiens ont trouvé leur rythme depuis la reprise des projections

La reprise des projections de films en Arabie saoudite (Photo, AFP).
La reprise des projections de films en Arabie saoudite (Photo, AFP).
L'ouverture de théâtres dans le Royaume a été largement saluée par les Saoudiens, qui avaient l'habitude d'affluer à Bahreïn ou à Dubaï pour se divertir (Photo, Fournie).
L'ouverture de théâtres dans le Royaume a été largement saluée par les Saoudiens, qui avaient l'habitude d'affluer à Bahreïn ou à Dubaï pour se divertir (Photo, Fournie).
D'ici 2030, le nombre de salles dans le Royaume devrait atteindre 2 600 (Photo, AFP).
D'ici 2030, le nombre de salles dans le Royaume devrait atteindre 2 600 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 29 avril 2023

Comment les cinéastes saoudiens ont trouvé leur rythme depuis la reprise des projections

  • Au Moyen-Orient, les recettes du box-office ont rebondi grâce en partie, au succès du cinéma saoudien
  • La reprise des projections de films dans toute l’Arabie saoudite a suscité un grand intérêt pour la production destinée au grand écran

RIYAD: Pendant 35 ans, les Saoudiens ont été privés de l'expérience cinématographique typique — le vertige de la file d'attente pour acheter un billet, l'impatience croissante lorsque les lumières s'éteignent et le plaisir de regarder les bandes-annonces de films projetées sur l'écran tout en grignotant des grains de maïs fraîchement éclatés.

Le 18 avril a marqué le cinquième anniversaire de la reprise des projections de films dans toute l’Arabie saoudite, pour la première fois depuis les années 1970. Mais la levée de l'interdiction ne s'est pas limitée au simple divertissement.

La puissance du cinéma saoudien a révolutionné l'économie cinématographique de la région, institutionnalisé une industrie créative et ouvert la voie à des générations de talents non encore découverts, tout en célébrant l'identité du pays.

Avant même la réouverture des cinémas nationaux, une lueur d'espoir est apparue sous la forme du film «Wadjda» de Haifaa Mansour en 2012, le premier film à distribution entièrement saoudienne tourné en Arabie saoudite.

Bien que les quelques salles de projection d’Arabie saoudite aient été fortement censurées à l'époque, le film a tout de même connu un succès international, amassant des millions d'euros de recettes au box-office mondial.

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Beaucoup de choses se sont passées depuis la réouverture des cinémas du Royaume en 2018 (Photo, Arab News Archive).

Le film «Barakah Meets Barakah» de Mahmoud Sabbagh a fait des vagues en 2016 avec son commentaire sur le conservatisme sous forme de comédie, suivi du film d'horreur «Madayen» d'Ayman Tamano, et de multiples autres courts et longs métrages qui ont ouvert la voie à une nouvelle ère cinématographique.

Lorsque l'interdiction a été levée en 2018, les foules ont afflué dans les cinémas pour regarder la superproduction emblématique de Marvel, «Black Panther», transformant à ce jour, la façon dont les Saoudiens vivent le cinéma.

La productrice de films Walaa Bahefzallah se souvient d'avoir assisté à une projection d'«Aquaman», qui marquait sa première visite dans un cinéma.

«Je suis devenue très émotive. J'ai eu des frissons et j'ai commencé à pleurer, parce que je ne pouvais pas m'empêcher de penser: ‘Pourquoi cela a-t-il pris autant de temps? Pourquoi?’» a déclaré Bahefzallah à Arab News. «Le cinéma a créé des sociétés, changé des règles, créé un patrimoine. Le cinéma a initié des mouvements sociaux et culturels.»

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L'acteur hollywoodien John Travolta assiste à un événement spécial organisé par l'Autorité générale du divertissement du Royaume à Riyad en 2017 (Photo, AFP).

Bahefzallah a obtenu son diplôme d'école de cinéma en 2010 en étant la première de sa classe, mais elle travaillait dans l'industrie depuis 2007 en Égypte. En 2013, elle a créé Rose Panthera, une société de production expérimentale.

Outre ses nombreuses œuvres, Bahefzallah a récemment mis ses talents en tant que directrice de casting et de production au service de la production hollywoodienne «Kandahar» tournée à AlUla, dont la première est prévue le 6 mai.

«Le cinéma est apparu tardivement dans la société saoudienne. La communauté avait donc déjà des goûts spécifiques en matière de divertissement», a-t-elle indiqué. «Les saoudiens se sont d'abord opposés aux contenus produits en Arabie Saoudite et nous n'avons trouvé que des jugements négatifs et la plupart d'entre eux sont passés du statut de spectateur à celui de critique. Nous ne pouvons pas les blâmer.»

Dernièrement, après «Chams Al-Maaref», «Abtal», «Sattar» et «Alhamour H. A.», ils ont réalisé qu'une nouvelle ère cinématographique était en train de se construire, une ère qui parle à nos esprits et à nos problèmes, dans notre propre langue et avec notre propre sens de l'humour — un cinéma qui nous comprend.

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Walaa Bahefzallah (à droite), directrice de casting de Saudi Film Champions, aux côtés des acteurs du Festival du film de la mer Rouge 2021, dont Fatima Albanawi (Photo, AFP).

Selon la Commission générale des médias audiovisuels, 31 films saoudiens ont été produits au cours des cinq années qui ont suivi la levée de l'interdiction du cinéma.

Ces films saoudiens comprennent le drame familial «40 ans et une nuit», la comédie sur le football «Abtal», le film réaliste «Shihana» et le film d'animation «Masameer».

Le temps des films à la carte, des piles de DVD étrangers, des salles de cinéma improvisées, des projections clandestines et des voyages dans les pays voisins, notamment à Bahreïn, pour un week-end de visionnage en rafale des dernières nouveautés, est révolu.

Alors que la fréquentation et les bénéfices des cinémas sont en baisse ailleurs dans le monde, les recettes du box-office dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord ont rapidement rebondi, en grande partie grâce au succès des cinémas saoudiens.

 

En bref

Les chaînes de divertissement actuellement présentes en Arabie saoudite sont VOX Cinema, AMC, Reel Cinemas et Muvi Cinemas.

Muvi Cinemas compte à lui seul 205 écrans répartis sur 21 sites dans 10 villes différentes.

Cependant, il semble qu'il y ait encore un marché inexploité en Arabie saoudite. Le film qui a rapporté le plus d'argent en Arabie Saoudite à ce jour, «Top Gun: Maverick», a vendu environ 1,2 million de billets pour une population de 35,95 millions d'habitants, ce qui indique que seule une fraction du public saoudien se rend régulièrement dans les salles de cinéma.

«Avec l'augmentation du nombre de films produits et leur succès continu, la demande sera plus forte», a déclaré à Arab News Faris Godus, réalisateur et coscénariste de «Chams Al-Maaref».

«La plupart des personnes qui ont acheté les premières places de cinéma étaient considérées comme des adeptes de la première heure, qui venaient sans attendre d'essayer quelque chose de nouveau. Mais maintenant, ils ont des références pour comparer les films.»

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Muvi Studios bat des records au box-office saoudien, avec plus d'1 million de billets vendus pour ses deux dernières productions (Photo, Fournie).

«Chams Al-Maaref», une production de la société Telfaz11, financée par le Festival du film de la mer Rouge, a été l'un des premiers films saoudiens à être projeté dans des cinémas commerciaux. Il a récemment été classé au quatrième rang des films saoudiens les plus vus.

«Le mérite du cinéma, c'est l'expérience collective», a précisé Godus. «En tant qu'êtres humains, nous sommes influencés par les autres. Lorsque nous essayons quelque chose de nouveau, il est bon d'en faire l'expérience collectivement.» 

«Lorsque nous avons regardé ‘Chams Al-Maaref’ en salle, certaines personnes riaient à des répliques ou s'enthousiasmaient pour des passages dont je ne pensais pas qu'ils auraient un tel impact. Cela a créé une première impression du film qui s'est largement répandue par le bouche-à-oreille. C'était formidable et je crois que les films saoudiens ont besoin de ce type d'engagement.»

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Deux jeunes réalisateurs saoudiens ont reçu des trophées après avoir remporté la deuxième édition d'un défi de réalisation de 48 heures (AN Photo/Ali Khameq).

En effet, les cinéastes saoudiens apprécient la façon dont le cinéma crée des liens communautaires qui leur permettent de recueillir les réactions de leur public.

«Cela a permis de mieux apprécier la diversité de la culture et des récits saoudiens, ainsi que de multiplier les occasions pour les cinéastes saoudiens de montrer leur créativité, de la développer et d'exporter notre culture, notre langue, nos expressions idiomatiques, nos valeurs et nos blagues dans le monde entier», a expliqué l'actrice saoudienne Summer Shesha à Arab News.

«Le fait de disposer d'un espace qui nous permet de nous réunir, de rire, de pleurer et de nous sentir unis joue un rôle important dans la manière dont le contenu saoudien est vécu et produit.»

Shesha a confié avoir pleuré en apprenant la réouverture des cinémas. Elle avait participé à son premier rôle dans un long métrage en 2017, «Exit 5», mais ne l'avait vu projeté que dans des festivals.

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Deux jeunes réalisateurs saoudiens ont reçu des trophées après avoir remporté la deuxième édition d'un défi de réalisation de 48 heures (AN Photo/Ali Khameq).

«Je n'oublierai jamais l'expérience que j'ai vécue en regardant mon deuxième film, «Kayan», réalisé par Hakim Joumaa, au théâtre, en compagnie de mes amis, de ma famille et du public», a-t-elle indiqué.

«C'était surréaliste de voir mon visage sur le grand écran et d'entendre et de voir la réaction du public en même temps. Ce souvenir me donne encore la chair de poule», a-t-elle ajouté.

Elle a jugé: «J'étais reconnaissante de faire partie d'une industrie qui n'existait même pas, de croire en ce que j'aimais et de le faire quand même, d'être témoin de ce changement important et d'y contribuer.»

L'actrice saoudienne Ida Alkusay étudiait à l'étranger lorsqu'elle a appris la réouverture des cinémas dans son pays.

«Paradoxalement, j'étudiais le cinéma pour pouvoir diffuser mes films sur les grands écrans de mon pays. En entendant cette nouvelle, j'ai eu l'impression que la moitié de la bataille était déjà gagnée», a déclaré Alkusay, à Arab News.

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Avant 2018, un rôle dans une industrie cinématographique en plein essor, mais prématurée, était un rêve pour de nombreux acteurs en herbe. Avec le soutien de la Commission saoudienne du film, qui s'est efforcée de légitimer l'industrie cinématographique locale et de créer des opportunités d'emploi, il n'y a jamais eu de meilleur moment pour faire carrière dans le cinéma saoudien.

«Donner des occasions aux talents et investir dans les cinéastes et les films locaux sera payant car nous sommes ici pour créer notre héritage et le documenter», a souligné Alkusay. «L'Arabie saoudite est riche en histoires héroïques et cet héritage doit être célébré et partagé.»

Depuis son retour au pays, l'actrice a décroché de nombreuses opportunités dans l'industrie, notamment un rôle dans la série «Rise of the Witches» de MBC, la mini-série télévisée «Akher Riyal» et un rôle principal dans le film d'horreur de 2021 «Junoon», dont la première a eu lieu en octobre dernier.

Les frères Maan B. et Talha B., producteurs du film, ont déclaré à Arab News: «Voir son premier film être regardé est quelque chose d'inspirant. Lorsque nous avons étudié le cinéma en 2013, nous n'aurions jamais pensé que ce jour viendrait.»

Ils ont poursuivi: «Nous croyons que des films plus grands et plus audacieux suivront dans les cinq à dix prochaines années parce que le public est plus intelligent qu'on ne le pense et il veut quelque chose de divertissant qui pousse à la réflexion, pas quelque chose de superficiel qu'il peut regarder gratuitement dans le confort de son foyer. Cela rend les choses plus difficiles pour nous, cinéastes, car nous sommes en concurrence avec les services de diffusion en continu et le contenu des médias sociaux.»

Alors que les services de streaming sont considérés comme les plus grands concurrents du cinéma, la réapparition des salles de cinéma en Arabie saoudite a ravivé l'intérêt pour la production de films pour le grand écran.

Maan B., qui a également joué dans «Junoon» et l'a coréalisé, a révélé: «Beaucoup de gens qui avaient cette passion voulaient revenir dans le jeu.»

«Beaucoup d'universités y contribuent en proposant des cours de cinéma ou de médias dans leurs programmes, ce qui attire beaucoup l'attention de la nouvelle génération.»

«J'envie la nouvelle génération. Tout est prévu pour ces jeunes et ils doivent en profiter — les opportunités, le soutien, les fonds — pour être reconnus et faire du bon travail», a-t-il signalé.

Fahad Alqahtani cherchait un passe-temps lorsqu'il est tombé sur le métier d'acteur. Sa première occasion s'est présentée dans la série télévisée originale de Shahid «The Fates Hotel», avant de décrocher le rôle principal de Hamed dans le dernier film du cinéma saoudien «Alhamour H.A.».

«Ce film est proche du cœur de la communauté saoudienne et j'en suis très heureux», a déclaré Alqahtani à Arab News.

Il a ajouté: «L'intérêt pour les séances de cinéma en Arabie saoudite a atteint un niveau remarquable, au point d'attirer les investisseurs de l'industrie cinématographique. Après 2018, j'ai senti que la scène cinématographique était beaucoup plus mature et sérieuse, et cela créera un monde de différence dans nos productions.»

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La comédie saoudienne "Sattar" a reçu des éloges depuis sa première l'année dernière et est récemment devenue le film saoudien le plus rentable avec près de 900 000 ventes de billets à ce jour (Photo, Fournie).

Le film est le deuxième film saoudien le plus vu en salle après la comédie d'action «Sattar». Le succès fulgurant de «Sattar» est en partie basé sur un timing bien calculé.

Ibrahim Alkhairallah, scénariste, producteur et covedette du film, a déclaré à Arab News: «Lorsque nous avons lancé ‘Sattar’, nous savions qu'il était temps. Tout le temps investi sur l'internet a été consacré à l'entraînement en vue de cette grande avancée.»

Telfaz11, qui a passé des années à construire sa présence en ligne, a stratégiquement attendu l'ouverture de cinémas dans les plus petits districts avant de sortir ce qui allait devenir le plus grand succès cinématographique du pays. 

«Le théâtre le plus proche de la région sud n'est plus Djeddah, mais Khamis Mushait et Abha. Hafar Al-Batin n'est plus Dammam ou Ach-Charqiya — c'est eux-mêmes», a soutenu Alkhairallah.

Khamis Mushait a été l'un des cinq endroits où l'on a vendu le plus de billets pour les projections de «Sattar». Cependant, d'un point de vue créatif, Alkhairallah estime que le film a fait sensation parce qu'il est resté fidèle à la culture saoudienne.

«Parlez au public. Ne vous adressez pas aux grands festivals et aux étrangers pour atteindre le succès. Non, une fois qu'ils auront constaté l'intérêt de votre propre public, le film circulera.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


À la lumière de l’Andalousie : les nouvelles œuvres de Luis Olaso à Dubaï

La JD Malat Gallery à Downtown Dubai accueille l’exposition Photosynthesis de l’artiste espagnol Luis Olaso (13 février – 9 mars 2026). (Photo: Arab News en français)
La JD Malat Gallery à Downtown Dubai accueille l’exposition Photosynthesis de l’artiste espagnol Luis Olaso (13 février – 9 mars 2026). (Photo: Arab News en français)
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  • Luis Olaso transforme les paysages et la lumière andalouse en art abstrait, créant des toiles qui reflètent la culture, la nature et l’état intérieur de l’artiste
  • Chaque œuvre de Photosynthesis agit comme un portrait sensoriel et méditatif, une immersion dans l’expérience andalouse et l’univers émotionnel de l’artiste

DUBAÏ: L’artiste espagnol Luis Olaso présente Photosynthesis, sa nouvelle exposition, du 13 février au 9 mars 2026 à la JD Malat Gallery de Downtown Dubai. Cette série marque un tournant majeur dans sa carrière, née de son installation récente à Cádiz, en Andalousie, où le soleil, la lumière et les paysages méditerranéens ont profondément transformé sa pratique.

Pour Olaso, le déménagement dans le sud de l’Espagne n’est pas seulement un changement de paysage : il s’agit d’une immersion dans une culture et un environnement qui nourrissent son art à chaque instant.

« C’est très important pour moi parce que c’est la première exposition que je réalise dans mon nouveau studio… je l’ai construit au milieu du jardin, entouré de nature, d’arbres fruitiers et d’oliviers, avec un paysage fantastique. L’influence de l’Andalousie et les couleurs de ce lieu sont le moteur de mon travail », confie l’artiste.

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LUIS OLASO – Composition for a sunflowers field (Diptych), 2025.
Huile, acrylique, pastel à l’huile et bâton d’huile sur toile, total: 210 × 370 cm. (fournie)

Situé au cœur d’une propriété entourée d’oliviers, d’amandiers et d’orangers, son studio est pensé pour que la nature pénètre physiquement et psychologiquement dans le processus créatif. Mais loin de représenter ces éléments directement, Olaso les absorbe comme un catalyseur sensoriel : chaque couleur, chaque texture et chaque geste devient l’expression d’un instant vécu.

« Même quand je travaille avec des plantes ou des fleurs, je ne vise pas la représentation littérale ; ce sont des véhicules pour exprimer des métaphores abstraites de moi-même et du moment que je vis », explique-t-il.

Son processus artistique est à la fois spontané et méditatif. L’artiste commence souvent plusieurs toiles simultanément pour se libérer de la pression de “la toile parfaite”, laissant son intuition guider le pinceau. La musique, notamment le groupe espagnol Triana et le flamenco psychédélique des années 70, joue un rôle central dans sa concentration et sa connexion intérieure.

« La peinture, pour moi, est similaire à la méditation. Je dois être dans ce moment précis et me sentir connecté à moi-même », confie Olaso.

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LUIS OLASO – Composition for a pot and a bouquet of flowers, 2025
Huile, acrylique, pastel à l’huile et bâton d’huile sur toile, 150 × 150 cm. (fournie)

Photosynthesis témoigne également d’un dialogue culturel et artistique profond. L’œuvre de l’artiste s’inspire à la fois de la tradition espagnole, avec des références à Antoni Tàpies et Manolo Millares, et des grands mouvements internationaux d’expression abstraite, tels que le gesturalisme américain et la San Francisco Bay Area Figurative Movement.

Cette rencontre entre abstraction, culture et émotion transforme chaque toile en portrait de l’instant vécu et de l’état intérieur de l’artiste.

Après Dubaï, Olaso présentera une exposition solo à Madrid en mars 2026, suivie d’une exposition solo à Helsinki en avril. Une foire d’art est prévue en septembre, avec d’autres foires programmées au cours de l’année, notamment avec la JD Malat Gallery. Ces différentes étapes illustrent son approche universelle de l’art, profondément enracinée dans un contexte culturel précis : la lumière, la couleur et la mémoire sensorielle de l’Andalousie.

Avec Photosynthesis, l’artiste offre au spectateur une expérience où la peinture devient miroir de soi, voyage émotionnel et rencontre avec un lieu singulier.
 


Le Ramadan en scène : des expériences entre tradition, élégance et convivialité

Sérénité et partage au bord de la mer à MGallery. (Photo: fournie)
Sérénité et partage au bord de la mer à MGallery. (Photo: fournie)
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  • Entre tradition et modernité, chaque lieu — des iftars contemporains aux pop-ups de designers régionaux — propose une lecture contemporaine de l’héritage du Ramadan
  • À Dubaï, le Ramadan se vit comme une expérience sensorielle: gastronomie raffinée, marchés culturels, créations joaillières, mode et bien-être se conjuguent pour célébrer le mois sacré

​​​​​​DUBAÏ : Le mois sacré transforme la ville en un lieu de partage et de recueillement. Des tables raffinées aux créations joaillières, en passant par des marchés immersifs et des hôtels axés sur le bien-être, ces quatre expériences illustrent la richesse culturelle et sensorielle de Dubaï pendant le Ramadan.

Un Iftar d’exception chez THREE CUTS Steakhouse

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Une table festive et élégante pour rompre le jeûne au cœur de Palm Jumeirah. (Photo: fournie)

Installé au Rooftop West du Nakheel Mall (Palm Jumeirah), THREE CUTS Steakhouse propose un iftar élégant et intimiste. L’adresse privilégie le partage et la convivialité, autour d’un menu structuré en quatre services.

Servi chaque jour jusqu’à 20h pendant le mois sacré, le menu mêle inspirations contemporaines et saveurs traditionnelles : soupe du jour, salade César grillée au feu de bois, suivies de plats principaux comme le bœuf Stroganoff, le poulet grillé ou le saumon poêlé, et desserts à partager tels que pudding aux dattes ou riz au lait. Des mocktails fruités accompagnent la rupture du jeûne.

Depuis sa terrasse, le restaurant offre un cadre sobre et raffiné, idéal pour se retrouver en famille ou entre amis et profiter pleinement de l’iftar.

Les bijoux emblématiques par Tharwa l’atelier

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Des bijoux raffinés par Tharwa l’atelier, qui célèbrent le Ramadan entre héritage et symbolisme. (Photo; fournie)

Tharwa l’atelier mêle modernité et héritage dans chacune de ses créations. Chaque bijou est conçu comme un symbole, portant un message culturel et spirituel et reflétant les traditions du Ramadan à travers un design soigné et contemporain.

Parmi les pièces emblématiques : le collier Ayat Al-Koursi, en calligraphie arabe, talisman de protection et de spiritualité ; le Star drop moon, croissant en or jaune serti de diamants sur perles de turquoise, malachite ou œil-de-tigre, évoquant la lune, symbole du mois sacré ; et le pendentif lune, minimaliste et raffiné, incarnant sobriété et élégance.

Au-delà de leur beauté, ces bijoux permettent de célébrer le mois sacré à travers des bijoux porteurs de sens, faisant office de présents d’exception pour le Ramadan et l’Aïd, accessibles à l’international.

Le Ramadan aux Galeries Lafayette Dubai

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Élégance et tradition : les kaftans revisités par des designers régionaux à Galeries Lafayette. (Photo: fournie)

Au cœur du Dubai Mall, Galeries Lafayette Dubai propose une expérience culturelle et commerciale pensée pour le Ramadan.

Le Ramadan Market réunit une sélection de mode, décoration et douceurs festives, tandis que chaque week-end, des animations culturelles — calligraphie arabe et ateliers artistiques — créent une ambiance conviviale et immersive.

Un pop-up met en lumière des designers régionaux tels qu’Arad Ghaderian, Dalia Al Azem et Roula Bahnam, avec kaftans et silhouettes revisitant les codes traditionnels. La sélection beauté et parfums de Guerlain et Amouage, ainsi que l’art de la table de TANAGRA et Villeroy & Boch, complètent cette expérience festive et culturelle.

Un Iftar en bord de mer chez MGallery The Retreat

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Une atmosphère paisible pour rompre le jeûne face à la mer. (Photo: fournie)

Sur les rives de Palm Jumeirah, MGallery The Retreat propose un iftar qui conjugue gastronomie et sérénité.

Le buffet présente une sélection de plats arabes et internationaux, tandis que le coucher du soleil offre une atmosphère apaisante et immersive face à la mer.

Premier resort axé sur le bien-être à Dubaï, l’établissement conçoit cet iftar comme un moment de reconnexion, où saveurs et horizon marin invitent à célébrer le Ramadan dans une dimension culturelle et sensorielle.

 


De Paris à Riad, la maison Liza poursuit son aventure culinaire et culturelle

Depuis sa création en 2005, Liza s’est imposé comme un restaurant concept où chaque détail participe à une expérience globale : décoration raffinée, cuisine généreuse, présentation contemporaine des plats, atmosphère chaleureuse — tout est pensé pour faire du repas un moment aussi visuel que gustatif. (Photo site internet Liza)
Depuis sa création en 2005, Liza s’est imposé comme un restaurant concept où chaque détail participe à une expérience globale : décoration raffinée, cuisine généreuse, présentation contemporaine des plats, atmosphère chaleureuse — tout est pensé pour faire du repas un moment aussi visuel que gustatif. (Photo site internet Liza)
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  • Vingt ans après sa création, la maison fondée par Liza Asseily et Ziad Asseily franchit une nouvelle étape majeure avec son déploiement à Riyad et l’ouverture de deux restaurants
  • Après Paris puis Beyrouth, la marque libanaise s’installe en Arabie saoudite avec une première adresse dans le quartier culturel de Bujairi, au cœur du site historique de Diriyah, et une seconde ouverture prochaine au sein du complexe Solitaire

PARIS: Dans l’univers foisonnant des restaurants libanais à Paris, certains établissements se distinguent par leur singularité ; parmi ceux-là, Liza occupe une place à part.
Plus qu’une adresse gastronomique, c’est un véritable art de vivre qui s’y exprime, mêlant traditions, élégance et modernité.

Vingt ans après sa création, la maison fondée par Liza Asseily et Ziad Asseily franchit une nouvelle étape majeure avec son déploiement à Riyad et l’ouverture de deux restaurants. Après Paris puis Beyrouth, la marque libanaise s’installe en Arabie saoudite avec une première adresse dans le quartier culturel de Bujairi, au cœur du site historique de Diriyah, et une seconde ouverture prochaine au sein du complexe Solitaire.

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Une expansion qui marque une nouvelle phase dans l’histoire d’une maison née d’une passion, d’une vision et d’un profond attachement à la culture libanaise.

Depuis sa création en 2005, Liza s’est imposé comme un restaurant concept où chaque détail participe à une expérience globale : décoration raffinée, cuisine généreuse, présentation contemporaine des plats, atmosphère chaleureuse — tout est pensé pour faire du repas un moment aussi visuel que gustatif.

Le couple libanais, à l’origine de cette aventure, est animé par l’envie d’associer l’élégance parisienne à l’âme de Beyrouth et de transmettre, à travers la cuisine, une véritable déclaration d’amour à leur ville d’origine. D’ailleurs, la signature de la maison, « Beyrouth je t’aime », résume à elle seule cet esprit.

En deux décennies, leur vision n’a cessé de s’affirmer. Liza est devenue un lieu où les traditions culinaires se réinventent sans jamais perdre leur authenticité.

L’ouverture à Riyad s’est imposée presque naturellement, confie Liza à Arab News en français. Comme souvent dans les grandes aventures entrepreneuriales, tout est parti d’une rencontre. Approché par un groupe saoudien spécialisé dans le développement de restaurants internationaux, Ziad Asseily découvre un projet ambitieux, porté par une vision culturelle forte.

Le choix de Diriyah n’est pas anodin, puisqu’il s’agit du quartier historique de la capitale saoudienne, entièrement réhabilité. Il s’affirme aujourd’hui comme un centre culturel en pleine effervescence, accueillant événements artistiques et initiatives internationales.

Séduits par l’approche globale du projet, par l’emplacement proposé et par la liberté de création offerte, les fondateurs ont décidé de se lancer, avec pour objectif de rester fidèles à leur identité tout en s’inscrivant dans un nouveau contexte culturel.

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Pour cette implantation, la maison a collaboré à nouveau avec l’architecte d’intérieur Maria Ousseimi et met en valeur le savoir-faire libanais à travers des pièces de la maison Bokja, des créations du designer Hubert Fattal et des éléments en cuivre réalisés sur mesure par des artisans de Tripoli (Liban). L’enjeu n’était pas seulement d’ouvrir un restaurant, mais de recréer un univers cohérent, fidèle à l’esprit Liza.

Côté cuisine, l’approche reste la même : préserver l’essence de la gastronomie libanaise tout en l’adaptant légèrement aux produits disponibles et aux préférences locales. Les saveurs évoluent, mais l’identité demeure intacte. Après tout, si le public saoudien a souhaité accueillir Liza, c’est précisément pour découvrir ce mélange unique de tradition libanaise et d’élégance parisienne.

Le premier restaurant de Riyad, qui compte environ 150 couverts et dispose d’une belle terrasse, a ouvert ses portes récemment et connaît déjà un démarrage prometteur.

Pour les fondateurs, cette réussite repose en grande partie sur la qualité des partenaires locaux, capables d’opérer avec professionnalisme sur un marché qu’ils connaissent parfaitement. Mais c’est l’énergie humaine qui a particulièrement marqué Liza Asseily. L’ouverture lui a permis de découvrir une ville dynamique, animée par une nouvelle génération engagée et enthousiaste. Elle évoque une atmosphère d’ouverture, un public curieux et un véritable brassage social, reflet d’une métropole en pleine transformation.

La seconde adresse prévue dans le complexe Solitaire confirmera l’ancrage de la marque en Arabie saoudite. D’autres projets sont déjà en développement dans la région, tandis que la maison poursuit également son expansion à Paris avec de nouvelles initiatives.