L’Arabie saoudite sur le point de dépasser les objectifs de l’initiative Vision 2030

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Publié le Vendredi 28 avril 2023

L’Arabie saoudite sur le point de dépasser les objectifs de l’initiative Vision 2030

  • Malgré les conditions économiques complexes et les défis à travers le monde, l’économie saoudienne se développe à un rythme sans précédent
  • Le programme Vision 2030 veille à ce que la durabilité et la préservation de l’environnement constituent une base solide pour ses plans de développement et ses grands projets

RIYAD: L’initiative Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à diversifier l’économie du Royaume, est en avance par rapport à de nombreux objectifs fixés et prend de l’ampleur, selon un récent rapport annuel.

Ce document, qui suit les progrès de l’initiative, montre que les réalisations du Royaume tout au long de l’année 2022 dans divers secteurs dépassent les objectifs énoncés dans la Vision 2030.

Cela vient consolider les efforts de diversification de l’Arabie saoudite, qui cherche à développer son économie loin de la production et des exportations de pétrole.

Transformation économique

Malgré les conditions économiques complexes et les défis internationaux, l’économie saoudienne se développe à un rythme sans précédent. En 2022, elle a constamment dépassé les attentes du Fonds monétaire international. Elle a été classée comme l’économie à la croissance la plus rapide du monde.

Au cours de la même année, le Royaume a enregistré un taux de croissance de 8,7% du produit intérieur brut (PIB) réel par rapport à 2021 – le taux de croissance le plus élevé parmi les pays du G20 et le taux de croissance national le plus élevé depuis 2011.

Par ailleurs, la valeur du PIB aux prix courants a atteint 4,1 milliards de riyals saoudiens (1 dollar = 0,91 euro), ce qui reflète une croissance de 27,6% par rapport à l’année précédente.

L’Arabie saoudite a également atteint 59,5% de contenu local – pourcentage de biens, de services et de compétences en provenance de fournisseurs locaux – dans le secteur pétrolier et gazier par rapport à l’objectif de référence de 37% en 2022.

L’objectif de la promotion du contenu local est d’accroître la participation des entreprises et des citoyens locaux à la chaîne d’approvisionnement de l’industrie, ce qui peut conduire à la croissance économique, à la création d’emplois et au transfert de technologies.

Selon le rapport, le Royaume a également dépassé ses objectifs relatifs à la part des exportations non pétrolières dans le PIB non pétrolier de 6,3 points de pourcentage, atteignant 25% en 2022.

Les prêts aux petites et moyennes entreprises en pourcentage des prêts bancaires ont également dépassé l’objectif de référence de 2% l’année dernière en atteignant 8%.

Conditions d’emploi

Les nouvelles possibilités d’emploi créées dans le pays ont entraîné une baisse significative du taux de chômage chez les Saoudiens, qui a atteint 8% au quatrième trimestre de 2022, contre 11% en 2021.

Cela confirme le taux élevé de participation des locaux à la vie active, l’attractivité du marché du travail et le rôle du Royaume dans le recrutement et l’intégration des cadres nationaux.

En outre, le rapport révèle que le pourcentage de diplômés universitaires qui rejoignent le marché du travail dans les six mois suivant l’obtention de leur diplôme a atteint 32%, contre 13,3% ciblés.

En ce qui concerne le pourcentage de travailleurs qui ont des besoins spéciaux sur le marché, il atteint 12,4%, par rapport à l’objectif de 7,7%.

La participation des femmes au marché du travail a doublé depuis 2016 pour atteindre 34,5% en 2022, dépassant l’objectif fixé de 22,8%.

Les réformes entreprises par le gouvernement pour autonomiser les femmes saoudiennes ont porté leur participation aux postes administratifs à 41,1% à la fin de l’année 2022.

Le Royaume figurait parmi les trois pays les plus performants du monde en matière d’élimination des disparités entre hommes et femmes. Il a également été reconnu comme le meilleur réformateur dans le domaine de l’autonomisation des femmes par la Banque mondiale.

Aperçu du tourisme

Le Royaume connaît un boom remarquable dans le domaine du tourisme. En effet, ce secteur a augmenté de 121% en 2022, ce qui fait de l’Arabie saoudite la destination à la croissance la plus rapide du G20 par rapport à la moyenne mondiale avant la pandémie de Covid-19.

L’Arabie saoudite a accueilli 94 millions de touristes à l’intérieur de ses frontières en 2022, dont 16,5 millions de l’étranger et 77,6 millions de résidents.

Pas moins de 909 000 emplois directs ont été créés dans le secteur du tourisme, dépassant de 139% l’objectif de 617 000 pour 2022.

Objectifs de durabilité

Le Royaume étant un pays leader dans la production de pétrole, l’initiative Vision 2030 œuvre à atténuer les répercussions du changement climatique tout en stimulant l’ère dite «verte».

Grâce au lancement de l’Initiative verte saoudienne et de l’Initiative pour un Moyen-Orient vert, le programme Vision 2030 veille à ce que la durabilité et la préservation de l’environnement constituent une base solide pour ses plans de développement et ses grands projets.

L’Initiative pour un Moyen-Orient vert sert de feuille de route pour parvenir à un avenir plus durable et plus vert non seulement au Royaume, mais aussi à l’échelle de la région et du monde dans son ensemble.

Dans le cadre de ce plan, l’Arabie saoudite signale avoir planté environ cinquante milliards d’arbres en 2022. Au cours de la même période, la superficie couverte d’arbres à travers le Royaume a été multipliée par douze.

De plus, le Royaume a réussi à récupérer 200 millions d’hectares de terres dégradées, une initiative qui devrait contribuer à la réduction de 2,5% des émissions mondiales.

Toutes ces initiatives permettront au Royaume d’atteindre l’objectif zéro émission nette de carbone d’ici à 2060.

Dans le rapport, le roi Salmane écrit: «Notre histoire enregistre la collection la plus grande et la plus réussie d’objectifs orientés vers la mise en place d’un État moderne dont le fondement est le citoyen, le pilier le développement et l’objectif la prospérité.»

Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, ajoute: «L’avenir du Royaume est prometteur. Notre pays mérite plus que ce qui a été réalisé. Nous avons des capacités; nous doublerons leur rôle et renforcerons leur contribution à la concrétisation de cet avenir.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


À Dubaï, L’Oréal accélère sa transition durable entre climat, économie circulaire et beauté inclusive

L’Oréal Middle East a réuni à Dubaï des représentants du gouvernement, des experts du développement durable et des partenaires de l’industrie à l’occasion du L’Oréal For the Future Summit 2026. (Photo: fournie)
L’Oréal Middle East a réuni à Dubaï des représentants du gouvernement, des experts du développement durable et des partenaires de l’industrie à l’occasion du L’Oréal For the Future Summit 2026. (Photo: fournie)
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  • L’Oréal Middle East a signé le UAE Climate-Responsible Companies Pledge avec le ministère du Changement climatique et de l’Environnement, consolidant son engagement en faveur de la stratégie Net Zero 2050 des Émirats arabes unis
  • Le groupe annonce l’extension de ses initiatives de beauté durable grâce au développement des solutions de recharge, tout en renforçant l’inclusion avec le don de plus de 30 dispositifs Lancôme HAPTA au centre Al Noor

DUBAÏ: L’Oréal Middle East a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement durable à l’occasion de la troisième édition du L’Oréal For the Future Summit, organisée dans ses bureaux récemment rénovés à Dubaï. Réunissant représentants gouvernementaux, experts du développement durable, partenaires du commerce de détail et acteurs de l’industrie, l’événement a été marqué par la signature du UAE Climate-Responsible Companies Pledge avec le ministère du Changement climatique et de l’Environnement (MOCCAE).

Cette signature formalise l’engagement de L’Oréal Middle East dans la stratégie nationale de décarbonation des Émirats arabes unis et dans l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. Réalisée en présence de l’ingénieure Aisha Mohamed Al Abdooli, directrice du département du Développement vert et des Affaires environnementales au sein du ministère, cette initiative illustre la volonté du groupe d’inscrire ses actions climatiques dans un cadre mesurable et transparent. 

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L’ingénieure Aisha Mohamed Al Abdooli, directrice du département du Développement vert et des Affaires environnementales au ministère du Changement climatique et de l’Environnement des Émirats arabes unis, lors du L’Oréal For the Future Summit 2026 à Dubaï. (Photo: fournie)

Pour L’Oréal, les Émirats arabes unis occupent une place centrale dans le déploiement de ses initiatives environnementales. Le pays constitue aujourd’hui un laboratoire régional pour tester et accélérer des solutions de beauté durable conciliant impact environnemental et performance économique.

Le sommet s’est tenu dans les bureaux rénovés de L’Oréal Middle East à Dubaï, conçus pour refléter concrètement les ambitions du programme « L’Oréal For the Future ». Efficacité énergétique, pratiques de travail responsables et choix de matériaux durables font de cet espace un exemple tangible de la transformation environnementale engagée par le groupe.

Lors de l’événement, L’Oréal Middle East a également annoncé le renforcement prochain de ses partenariats avec plusieurs acteurs du commerce de détail afin d’étendre l’accès aux stations de recharge de produits de beauté à travers les Émirats arabes unis.

Après une première collaboration avec BinSina Pharmacy, de nouvelles alliances stratégiques doivent permettre d’accélérer l’adoption de modèles de consommation plus circulaires et de réduire les déchets plastiques. Les solutions rechargeables sont désormais disponibles dans l’ensemble des catégories du groupe, des soins de la peau aux parfums, en passant par le maquillage et les soins capillaires.

Parmi les exemples mis en avant, le parfum rechargeable Prada Paradoxe permet de réduire l’utilisation de matériaux de 44 % pour le verre, 67 % pour le plastique, 100 % pour les métaux et 61 % pour le carton, par rapport aux formats traditionnels.

Le groupe indique également que l’ensemble de ses supports promotionnels en point de vente sont désormais éco-conçus, tandis qu’un travail est mené avec les fournisseurs pour mesurer et réduire les émissions de CO₂ tout au long de la chaîne de valeur.

Au-delà de ses ambitions environnementales, L’Oréal Middle East a réaffirmé son engagement en faveur de l’inclusion. Dans ce cadre, l’entreprise a annoncé le don de plus de 30 dispositifs Lancôme HAPTA au centre de formation Al Noor.

Présenté comme le premier applicateur de maquillage informatisé portable au monde, HAPTA a été développé pour accompagner les personnes souffrant de troubles de la motricité, d’arthrite, de la maladie de Huntington ou de séquelles liées à un accident vasculaire cérébral. Grâce à ses capteurs avancés et à sa technologie de stabilisation du mouvement, l’appareil facilite l’accès au maquillage et favorise l’autonomie des utilisatrices.

« La signature du UAE Climate-Responsible Companies Pledge démontre notre volonté de contribuer concrètement à l’ambitieux programme de durabilité des Émirats arabes unis. L’expansion de nos initiatives de recharge et de nos partenariats dans le commerce de détail permettra également de rendre les choix de beauté durable plus accessibles à un plus grand nombre de consommateurs », a déclaré Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Middle East.

À travers ce sommet, L’Oréal Middle East entend démontrer que leadership environnemental, innovation et croissance économique peuvent avancer de concert, tout en accélérant la transition vers une industrie de la beauté plus responsable dans la région.


La Bourse de Paris recule avec le regain de tensions au Moyen-Orient

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  • "Les tensions au Moyen-orient s'intensifient à nouveau", ce qui "complique la perspective d'un accord imminent" dans la région, s'inquiètent les analystes de la Deutsche Bank
  • Israël et l'Iran ont lancé lundi des attaques réciproques après le tir de missiles par Téhéran en direction du territoire israélien, menaçant la trêve en vigueur

PARIS: La Bourse de Paris évolue en baisse lundi, plombée par une nouvelle hausse du pétrole causée par des échanges de frappes entre Israël et l'Iran, mettant en danger le cessez-le-feu au Moyen-Orient.

Vers 9H40 (heure de paris) le CAC 40 cédait 0,76% à 8.155,97 points, soit un recul de 62,32 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait perdu 0,32%.

"Les tensions au Moyen-orient s'intensifient à nouveau", ce qui "complique la perspective d'un accord imminent" dans la région, s'inquiètent les analystes de la Deutsche Bank.

Israël et l'Iran ont lancé lundi des attaques réciproques après le tir de missiles par Téhéran en direction du territoire israélien, menaçant la trêve en vigueur et les espoirs de Donald Trump d'arriver à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Deux mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu précaire dans une guerre qui dure depuis 100 jours, la région menace de s'embraser une nouvelle fois, malgré les appels du président américain à la retenue adressés à Israël.

Jérusalem s'est réveillé au son des explosions et des alertes, ont constaté des journalistes AFP. L'armée a fait état de deux nouveaux barrages de missiles iraniens visant le pays, après deux premières salves la veille.

Quelques heures plus tôt, la télévision d'Etat iranienne avait rapporté des explosions à Téhéran et dans les villes de Tabriz (nord-ouest) et Ispahan (centre), au moment où l'armée israélienne annonçait que son aviation avait bombardé "des cibles militaires".

Comme à chaque regain de tension dans la région, le prix du brut augmente: vers 9H40, le baril de Brent, référence européenne, gagnait 4,95% à 97,70 dollars, et celui de West Texas Intermediate, son équivalent américain, prenait 4,58% à 94,69 dollars.

Les taux d'intérêt étaient orientés à la hausse: le rendement de la dette allemande à dix ans, référence en Europe, atteignait 3,06%, contre 3,04% vendredi soir. Son équivalent français atteignait 3,82%, contre 3?80% vendredi soir.

TotalEnergies profite de la hausse des prix du pétrole

Le groupe énergétique français TotalEnergies (+0,80% à 77,99 euros) profite de la nouvelle hausse des prix du brut.

Sanofi, un traitement anticancereux approuvé par l'UE

Le géant pharmaceutique français Sanofi (-0,56% à 77,51 euros) a annoncé lundi avoir obtenu l'approbation de la Commission européenne de son traitement anticancéreux Sarclisa en formulation sous-cutanée, via un injecteur portable, pour traiter le myélome multiple.

 

 


La France, 1er producteur européen de blé, importe toujours plus de farine

Le coureur belge Brent Van Moer, de l’équipe Lotto, roule en échappée devant des champs de blé et des éoliennes lors de la 2e étape de la 112e édition du Tour de France 2025, longue de 209,1 km entre Lauwin-Planque et Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France, le 6 juillet 2025. (AFP)
Le coureur belge Brent Van Moer, de l’équipe Lotto, roule en échappée devant des champs de blé et des éoliennes lors de la 2e étape de la 112e édition du Tour de France 2025, longue de 209,1 km entre Lauwin-Planque et Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France, le 6 juillet 2025. (AFP)
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  • La production française de farine est restée stable en 2025 à près de 4 millions de tonnes, mais les importations ont bondi de 45 % en deux ans, creusant le déficit commercial du secteur
  • Les meuniers français dénoncent une concurrence accrue, notamment de l’Allemagne, et la pression des marques de distributeurs qui favorisent des farines moins chères, pesant sur les prix et la rentabilité

PARIS: Premier producteur européen de blé, la France se situe au 2e rang pour la production de farine mais a vu ses importations bondir de "45% en deux ans", selon le bilan annuel de la meunerie française.

Une hausse générée par plus d'achats de la grande distribution, et qui tire les prix vers le bas, souligne auprès de l'AFP Jean-François Loiseau, président de l'Association nationale de la meunerie française.

En 2025, la production française de farine est restée quasi stable à "près de 4 millions de tonnes de farine à partir de de blé 100% français", soit plus de 11% de la production européenne, au deuxième rang derrière l'Allemagne, selon l'ANMF.

Si ces résultats "confirment le rôle stratégique de la meunerie française dans la souveraineté alimentaire nationale et européenne", la rentabilité du secteur est "très faible" et les échanges commerciaux traduisent "une pression concurrentielle croissante", relève l'association fondée en 1886, qui représente l'immense majorité des meuniers français.

En 2025, la France a exporté 204.000 tonnes de farine mais en a importé 420.000: le déficit se creuse depuis 2018, au profit notamment de l'Allemagne et de la Belgique, qui fournissent plus de 80% des importations françaises.

"En France, on a traditionnellement des boulangers qui utilisent de la farine 100% française, produite par des centaines de moulins. Personne n'a la qualité de pain qu'il y a dans les boulangeries françaises", a affirmé à l'AFP Jean-François Loiseau, président de l'ANMF.

- Concurrence internationale -

"Mais ces dernières années, ce que l'on voit, c'est une augmentation des achats de farine moins chère, venue surtout d'Allemagne mais aussi d'Italie, de Roumanie ou de Bulgarie, par la grande distribution pour ses marques (propres) MDD", a-t-il ajouté.

L'an dernier, ces achats de farine à l'étranger ont atteint 11% de la consommation nationale, précise le bilan.

"Un vrai problème, parce qu'en vendant de la farine sous marques distributeurs moins chères, la distribution tire les prix vers le bas" et cela met en difficulté les producteurs français, a-t-il souligné.

Le chiffre d'affaires de la meunerie, quant à lui, atteignait 1,84 milliard d'euros l'an dernier et a baissé de près de 17% en deux ans.

Les meuniers français, qui travaillent dans de petites unités, souvent des entreprises familiales, ont du mal à rivaliser avec les gros producteurs allemands, dont "les coûts de production et les charges sociales sont moins élevés", selon M. Loiseau.

La concurrence internationale s'intensifie aussi avec la Turquie, premier exportateur mondial de farine (entre 3 et 3,5 millions de tonnes/an), ou l'Ukraine, qui a quadruplé ses exportations vers la France entre 2022 et 2025, selon l'ANMF.

Dans ce contexte, la meunerie française "ne demande pas d'aide" mais veut voir ses charges baisser pour regagner en compétitivité.

Cela passe notamment par une énergie électrique accessible, un arrêt de l’inflation réglementaire, une simplification des démarches administratives qui pèsent sur les entreprises qui souhaitent investir et se développer", plaide Jean-François Loiseau.