BMW injecte 600 millions de livres dans l'électrification des Mini au Royaume-Uni

Le logo de l'entreprise du constructeur automobile allemand BMW est vu devant l'entrée de l'usine à Munich, dans le sud de l'Allemagne (AFP).
Le logo de l'entreprise du constructeur automobile allemand BMW est vu devant l'entrée de l'usine à Munich, dans le sud de l'Allemagne (AFP).
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Publié le Lundi 11 septembre 2023

BMW injecte 600 millions de livres dans l'électrification des Mini au Royaume-Uni

  • Cet investissement est "soutenu par le gouvernement britannique et contribuera à garantir des emplois dans l'usine d'Oxford"
  • L'exécutif britannique a ainsi mis la main à la poche mais ne confirmait pas lundi le montant de la subvention accordée à BMW

LONDRES: Le constructeur automobile allemand BMW a annoncé lundi un investissement de plus de 600 millions de livres (700 millions d'euros) dans l'électrification des Mini au Royaume-Uni, et vise une fabrication 100% électrique dans son usine d'Oxford à partir de 2030.

Cet investissement est "soutenu par le gouvernement britannique et contribuera à garantir des emplois dans l'usine d'Oxford" mais aussi "dans l'usine de presse de carrosserie de Swindon", à 100 km à l'ouest de Londres, a annoncé l'entreprise dans un communiqué.

L'exécutif britannique a ainsi mis la main à la poche mais ne confirmait pas lundi le montant de la subvention accordée à BMW. Les médias britannique la chiffraient à 75 millions de livres (plus de 87 millions d'euros).

L'annonce était accueillie à bras ouverts par le gouvernement, qui cherche depuis plusieurs mois à relancer les efforts dans l'industrie automobile électrique.

Londres avait notamment décroché en juillet un investissement de 4 milliards de livres (4,7 milliards d'euros) du géant indien Tata, propriétaire du constructeur Jaguar Land Rover, dans une méga-usine de batteries électriques.

"Nous avons dit très clairement que nous avions un plan pour le secteur automobile. Et ce plan produit des résultats", a fait valoir la ministre britannique du Commerce, Kemi Badenoch, sur Sky News lundi.

L'investissement doit permettre d'assurer la pérennité de "4 000 emplois hautement qualifiés", selon un communiqué du ministère des Entreprises et du commerce.

Cette annonce atténue les inquiétudes "quant au manque d'infrastructures au Royaume-Uni, en particulier d'usines de fabrication de batteries", selon Susannah Streeter, analyste de Hargreaves Lansdown, ajoutant que l'aide financière du gouvernement "a clairement contribué" à cet investissement.

Icône des années 60

Si des modèles électriques de Mini seront aussi produits en Allemagne et en Chine, BMW assure qu'Oxford reste le coeur de la marque.

Un engagement qui "assure l'avenir à long terme du siège de l'une des marques les plus emblématiques au monde" et "démontre également une fois de plus nos capacités en matière de production de véhicules électriques", s'est félicité dans un communiqué Mike Hawes, directeur général du lobby automobile britannique (SMMT).

Mise sur le marché en 1959, fabriquée à l'origine par le groupe britannique BMC, la petite citadine anglaise est devenue avec les années un formidable succès commercial et une icône britannique des années 1960.

Tombée dans l'escarcelle de BMW en 1994 lors de l'acquisition du groupe Rover, le constructeur allemand lui avait donné un second souffle en 2001.

La Mini Electric est produite à Oxford depuis 2019 et la production de deux nouveaux modèles électrifiés – la Mini Cooper 3 portes et la Mini Aceman – débutera au Royaume-Uni en 2026, a précisé BMW dans son communiqué.

Le gouvernement britannique a souligné lundi que l'annonce du constructeur porte à 6 milliards de livres sterling (7 milliards d'euros) les investissements du secteur ces deux dernières années.

Elle intervient quelques jours après que le groupe Stellantis (Peugeot, Fiat, Jeep...) a commencé la construction de véhicules électriques dans son usine d'Ellesmere Port (nord de l'Angleterre) après un investissement de 100 millions de livres sterling (117 millions d'euros).


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.