Biden rencontre fin mai 18 dirigeants du Pacifique en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Le président américain Joe Biden s'adresse à la presse avant de monter à bord d'Air Force One, alors qu'il part pour l'Irlande du Nord, à la base conjointe Andrews dans le Maryland, le 11 avril 2023. (AFP).
Le président américain Joe Biden s'adresse à la presse avant de monter à bord d'Air Force One, alors qu'il part pour l'Irlande du Nord, à la base conjointe Andrews dans le Maryland, le 11 avril 2023. (AFP).
Short Url
Publié le Samedi 29 avril 2023

Biden rencontre fin mai 18 dirigeants du Pacifique en Papouasie-Nouvelle-Guinée

  • M. Biden prévoit de participer à des rencontres bilatérales et de s'entretenir avec les membres du Forum des îles du Pacifique, un bloc régional constitué essentiellement de petits Etats insulaires de l'océan Pacifique
  • Les Premiers ministres d'Australie et de Nouvelle-Zélande font partie des dirigeants conviés

PORT MORESBY : Le président américain Joe Biden rencontrera 18 dirigeants de pays du Pacifique Sud fin mai en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a annoncé samedi cet Etat océanien, au moment où Washington et Pékin rivalisent d'influence dans la région.

Considéré comme une zone relativement marginale d'un point de vue diplomatique après la Deuxième Guerre mondiale, le Pacifique Sud devient un terrain crucial pour la rivalité pour les grandes puissances, à commencer par la Chine et les Etats-Unis.

M. Biden prévoit des rencontres bilatérales avec ses hôtes et aura également "une rencontre avec les dirigeants des 18 dirigeants du Forum des îles du Pacifique", a déclaré le ministre des Affaires étrangères de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Justin Tkatchenko, lors d'une conférence de presse à Port-Moresby.

Ce bloc régional est constitué essentiellement de petits Etats insulaires de l'océan Pacifique.

Les Premiers ministres d'Australie et de Nouvelle-Zélande font partie des dirigeants conviés.

M. Biden atterrira le 22 mai en Papouasie-Nouvelle-Guinée où il sera le premier président américain en exercice à se rendre depuis au moins un siècle.

Il doit également assister à un sommet du G7 à Hiroshima, au Japon, et un sommet à Sydney, en Australie, avec l'alliance informelle appelée "Quad", que les Etats-Unis forment avec le Japon, l'Australie et l'Inde.

L'envoyé spécial américain Joseph Yun a admis cette semaine que les Etats-Unis tentaient de se "rattraper" après des années de relative négligence durant lesquelles Pékin a accru son influence dans la région.

La Chine a récemment signé un pacte de sécurité secret avec les îles Salomon qui pourrait permettre le déploiement ou l'installation de soldats chinois dans le pays.

En mars 2023, une société publique chinoise a remporté un contrat pour développer le port international de la capitale Honiara, une victoire majeure dans la quête de Pékin en vue d'une emprise stratégique dans le Pacifique Sud. Cette région pourrait s'avérer essentielle en cas de conflit militaire lié à Taïwan.

Rattrapage

"Nous devons accélérer notre rattrapage", a déclaré cette semaine M. Yun à l'institut Hudson, ajoutant: "tout engagement à haut niveau est bienvenu".

"Regardons les choses en face: c'est une compétition stratégique entre la Chine et nous", a-t-il reconnu.

"Avons-nous négligé le Pacifique? La réponse est oui", a-t-il poursuivi, "j'apprécie donc que plus d'attention y soit actuellement consacrée. Nous essayons de corriger un peu cela".

Le déplacement de M. Biden pourrait également permettre de finaliser l'accord de coopération en matière de défense entre les Etats-Unis et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il vise à multiplier les entraînements conjoints et accroître le développement d'infrastructures de sécurité dans l'Etat océanien.

Washington y travaille notamment à la mise en place d'une installation navale à Lombrum, sur l'île de Manus (Nord-Est).

Le chantier a débuté mi-2020, selon le ministère australien de la Défense, qui participe également au projet. Quatre patrouilleurs de classe Guardian doivent à terme y être stationnés.


L'armée américaine tire sur un pétrolier au large d'Oman, trois Indiens portés disparus

Short Url
  • "Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué
  • L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien

DUBAI: Trois membres d'équipage indiens sont portés disparus mercredi, après une attaque revendiquée par l'armée américaine contre un pétrolier au large d'Oman qui tentait, selon Washington, d'exporter du pétrole d'Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a précisé sur X que l'un de ses avions de combat avait tiré sur "la salle des machines" du Settebello, qui bat pavillon des Palaos, "après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines"

"Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien.

Il s'agit du huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, d'après le décompte de l'armée américaine.

Le sultanat d'Oman est situé à l'entrée du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran. Près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

La compagnie de sécurité maritime britannique Vanguard a indiqué avoir été informée que le Settebello avait "transmis un appel de détresse indiquant que sa salle des machines avait été touchée par un missile" au large de Sohar, dans le golfe d'Oman et qu'un incendie s'était déclaré à bord.

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a spécifié que les faits s'étaient produits à 20 miles nautiques au nord-est de la ville omanaise de Sohar.

"Les autorités locales ont indiqué qu'un pétrolier avait signalé un feu dans sa salle des machines, et qu'elles se trouvaient sur place pour aider à l'évacuation de l'équipage", selon le communiqué de l'UKMTO.

"Le navire a fait état d'une victime et de deux membres d'équipage portés disparus. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a-t-elle ajouté.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d'un pétrolier en feu au large des côtes du sultanat d'Oman, selon les autorités indiennes, qui n'avaient pas précisé les causes de l'incendie. Le sinistre était survenu sur le MT Marivex, un navire battant également pavillon des îles Palaos

Le tir américain contre le Settebello est intervenu alors que l'Iran a revendiqué mercredi matin des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction d'un hélicoptère américain lundi.


Trump affirme que les Etats-Unis vont «attaquer très durement» l'Iran

Short Url
  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"
  • L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé mercredi qu'il allait "attaquer très durement" l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques ou des ponts, et dénoncé les "tergiversations" de Téhéran concernant un accord.

Il a aussi annoncé que les forces américaines avaient mené une "mission secrète" qui avait permis de faire transiter 100 millions de barils de pétrole par le détroit d'Ormuz.

"On va les attaquer, les attaquer très durement", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès "aujourd'hui" (mercredi).

"On verra bien ce qui va se passer, mais on les a frappés durement hier, et on va les frapper durement aujourd'hui, (...) au cas où vous n'allumeriez pas votre télé", a-t-il dit.

Il a précisé être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.

L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère.

Ces frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz, toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", a poursuivi Donald Trump.

"Tout a été négocié. Nous avons un accord entièrement négocié, mais ils tergiversent sans cesse", a ajouté le dirigeant républicain.

Plus tôt, il avait estimé que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix".

"MORT!!!" 

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"

Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu'il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens.

Interrogé à ce sujet à la Maison Blanche par un journaliste de l'AFP, il a répondu: "Je ne vais pas vous le dire mais je peux le faire".

Sur son réseau Truth Social, il a par ailleurs écrit que l'armée américaine avait mené "une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz".

"Ces efforts ont permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit", a-t-il ajouté, en précisant que "plus de 200 navires" avaient pu franchir le passage.

Cette "mission secrète" évoque le "Project Freedom", un projet d'escorte de navires annoncé début mai puis très rapidement suspendu par Donald Trump en raison, à l'époque, de "grands progrès" dans les discussions avec Téhéran.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve début avril, le dirigeant républicain multiplie les déclarations contradictoires, entre espoir d'un compromis tout proche et menace de reprise des hostilités.

Donald Trump affirmait encore mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue d'un accord avec Téhéran, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour sa conclusion.

Il a par ailleurs affirmé, dans un autre message mercredi, que le blocus américain des ports iraniens était "le plus réussi" de l'histoire, allant selon lui jusqu'à empêcher Téhéran de payer la solde de ses militaires.

Peu après les propos de M. Trump à la Maison Blanche, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses avions de combat avait mis hors service un pétrolier dans le Golfe d'Oman qui tentait d'apporter du pétrole en Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Short Url
  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"