Le RN renoue avec sa fête du 1er-Mai et troque Jeanne d'Arc pour «la paix sociale»

La cheffe du parti d'extrême droite français, le Rassemblement national (RN), Marine Le Pen (Photo, AFP).
La cheffe du parti d'extrême droite français, le Rassemblement national (RN), Marine Le Pen (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 01 mai 2023

Le RN renoue avec sa fête du 1er-Mai et troque Jeanne d'Arc pour «la paix sociale»

  • Le rendez-vous du 1er-Mai doit surtout lancer la pré-campagne des Européennes
  • Au Havre, cité ouvrière et bastion syndical, le banquet du RN sera concurrencé par une «contre-manifestation»

LE HAVRE: Le Rassemblement national de Marine Le Pen attend environ 1.400 de ses militants, lundi, au Havre (Seine-Maritime), une manière de relancer sa traditionnelle fête du 1er-Mai autrefois consacrée à Jeanne-d'Arc, désormais rebaptisée "Fête de la nation" et tournée vers la "paix sociale".

"C'est un choix social dans le contexte actuel", a expliqué un cadre du RN, faisant par ailleurs valoir "les gros scores" obtenus lors des législatives de l'année dernière par les candidats frontistes dans plusieurs circonscriptions du département, des terres jusqu'alors peu porteuses pour le parti à la flamme.

"Ce qu'on joue, c'est le peuple contre Macron", a-t-il poursuivi, sur fond de contestation latente de la réforme des retraites, à laquelle le RN s'est opposé sans toutefois participer aux cortèges.

Marine Le Pen, qui doit clore la journée après une prise de parole du nouveau président du parti Jordan Bardella, entend "faire un bilan du projet de déconstruction, de dépossession et d'expropriation d'Emmanuel Macron", a-t-elle expliqué dans un entretien paru dimanche dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.

Fustigeant l'exécutif, la patronne de l'extrême droite française a de nouveau estimé qu'il n'existait que "trois sorties possibles dans une crise: la dissolution de l'Assemblée, le référendum ou la démission du président".

Au Havre, cité ouvrière et bastion syndical, le banquet du RN sera concurrencé par une "contre-manifestation" organisée par plusieurs associations, ainsi que le rappeur havrais Médine.

Elle se tiendra à bonne distance du raout lepéniste, prévu au Carré des docks, là où le maire de la ville, un certain Edouard Philippe, avait lancé son parti Horizons il y a dix-huit mois.

Un avertissement, alors que plusieurs sondages d'intention de vote pour la prochaine élection présidentielle désignent Mme Le Pen et M. Philippe comme les qualifiés du second tour? "C'est un clin d'œil qui m'amuse", admet le numéro deux du parti, Sébastien Chenu.

Dans un entretien au quotidien régional Paris-Normandie paru dimanche, Jordan Bardella a quant à lui fait part de son ambition "d'avoir un maire RN au Havre en 2026", en lançant: "Nous sommes au Havre chez nous". "Mais bien sûr...", lui a répondu tout en ironie l'ancien Premier ministre sur Twitter.

Le rendez-vous du 1er-Mai doit surtout lancer la pré-campagne des Européennes, qui se tiendront dans un an, pour lesquelles M. Bardella - future probable tête de liste - a confié la direction de campagne au député Alexandre Loubet. "On attend le scrutin avec gourmandise: ça sera un référendum pour ou contre Macron", trépigne une figure du parti, qui prédit "un coup de semonce".


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.