Le château de Chenonceau reçoit Chanel pour un défilé en ligne

"Défiler au château de Chenonceau, au Château des Dames”, c’était une évidence. Il a été conçu et habité par des femmes, dont Diane de Poitiers et Catherine de Médicis (...) Et l’emblème de Catherine de Médicis était un monogramme composé de deux C entrelacés, comme celui de Chanel", a expliqué la directrice artistique de Chanel, Virginie Viard (Photo, AFP).
"Défiler au château de Chenonceau, au Château des Dames”, c’était une évidence. Il a été conçu et habité par des femmes, dont Diane de Poitiers et Catherine de Médicis (...) Et l’emblème de Catherine de Médicis était un monogramme composé de deux C entrelacés, comme celui de Chanel", a expliqué la directrice artistique de Chanel, Virginie Viard (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 04 décembre 2020

Le château de Chenonceau reçoit Chanel pour un défilé en ligne

  • Les bottes à revers et le legging omniprésents, les jupes fendues, sacs en bandoulière qui favorisent le mouvement: tout évoque une chevauchée, signe de liberté pour Gabrielle Chanel
  • Le motif à damier noir et blanc du sol, rappelant un jeu de dames, se retrouve décliné sur des mini-jupes à paillettes, ainsi que sur une jupe longue en patchwork de tweed géométrique frangé

PARIS: Filmé dans le majestueux cadre du château de Chenonceau avec comme seule invitée l'actrice américaine Kristen Stewart et dévoilé en ligne: en pleine crise sanitaire, Chanel a opté pour le virtuel jeudi pour son défilé des métiers d'art célébrant les savoir-faire de ses ateliers.

"Défiler au château de Chenonceau, au Château des Dames”, c’était une évidence. Il a été conçu et habité par des femmes, dont Diane de Poitiers et Catherine de Médicis (...) Et l’emblème de Catherine de Médicis était un monogramme composé de deux C entrelacés, comme celui de Chanel", a expliqué la directrice artistique de Chanel, Virginie Viard dans la note d'intention du défilé.

Les bottes à revers et le legging omniprésents, les jupes fendues, sacs en bandoulière qui favorisent le mouvement: tout évoque une chevauchée, signe de liberté pour Gabrielle Chanel car "à cheval, une femme n'a de compte à rendre à personne". 

Le défilé a eu lieu dans la grande galerie de ce château de la Loire où l'actrice et ambassadrice de Chanel Kristen Stewart, assise, a joué le rôle du public, absent. Virginie Viard est venue saluer à la fin du défilé comme si les invités étaient présents.

L'image du château est présente sur de larges ceintures bijoux de cette collection qui abonde en mini-jupes et micro-shorts en tweed, avec une touche rock.

Le motif à damier noir et blanc du sol, rappelant un jeu de dames, se retrouve décliné sur des mini-jupes à paillettes, ainsi que sur une jupe longue en patchwork de tweed géométrique frangé assortie à un pull en jacquard noir et blanc.

Un long manteau en velours noir évoque le deuil de Catherine de Médicis qui n'a porté que du noir après la mort du roi Henri II.

Les teintes chaudes d’une cape en tweed font écho aux célèbres tapisseries du château. Les fleurs des jardins créés par Diane de Poitiers et Catherine de Médicis ont inspiré les broderies sur un large revers de veste.

Ce défilé traditionnel des métiers d'art a lieu depuis 2002 mettant en lumière les savoir-faire d'exception de brodeurs, plumassiers, paruriers, gantiers et autres artisans du luxe.

Une robe longue en dentelle noire est ainsi faite de croisillons ponctués de clous, réalisés par Lemarié, le haut d’une robe damassée est brodé par Lesage, des sandales bicolores compensées à paillettes argentées ou des bottes sont faites par Massaro, un grand chapeau noir par Maison Michel. 

Chanel a acquis depuis 1985 plus de trente maisons de mode qui emploient quelque 5. 000 salariés, au service de sa propre création mais qui travaillent également pour d'autres maisons du luxe.

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".