Des images satellite montrent des pétroliers saisis par l'Iran au large de Bandar Abbas

Cette image satellite de Planet Labs PBC montre le pétrolier Niovi saisi au large de Bandar Abbas, en Iran, samedi 6 mai 2023. Des images satellites analysées dimanche 7 mai 2023 par l'Associated Press montrent l'emplacement de deux pétroliers récemment saisis par l'Iran dans un contexte de tensions avec l'Occident. (Planet Labs PBC via AP)
Cette image satellite de Planet Labs PBC montre le pétrolier Niovi saisi au large de Bandar Abbas, en Iran, samedi 6 mai 2023. Des images satellites analysées dimanche 7 mai 2023 par l'Associated Press montrent l'emplacement de deux pétroliers récemment saisis par l'Iran dans un contexte de tensions avec l'Occident. (Planet Labs PBC via AP)
Cette image satellite de Planet Labs PBC montre le pétrolier Niovi saisi au large de Bandar Abbas, en Iran, samedi 6 mai 2023. Des images satellites analysées dimanche 7 mai 2023 par l'Associated Press montrent l'emplacement de deux pétroliers récemment saisis par l'Iran dans un contexte de tensions avec l'Occident. (Planet Labs PBC via AP)
Cette image satellite de Planet Labs PBC montre le pétrolier Niovi saisi au large de Bandar Abbas, en Iran, samedi 6 mai 2023. Des images satellites analysées dimanche 7 mai 2023 par l'Associated Press montrent l'emplacement de deux pétroliers récemment saisis par l'Iran dans un contexte de tensions avec l'Occident. (Planet Labs PBC via AP)
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Publié le Dimanche 07 mai 2023

Des images satellite montrent des pétroliers saisis par l'Iran au large de Bandar Abbas

  • L'incident a eu lieu dans une zone maritime hautement stratégique, voie de navigation quasi-exclusive pour connecter les pays pétroliers du Golfe aux marchés mondiaux
  • Le navire Niovi, qui se dirigeait de Dubaï vers le port de Fujairah, aux Emirats arabes unis, a été pourchassé par une dizaine de bateaux du corps maritime des Gardiens de la Révolution

DUBAI: Des images satellites analysées dimanche par l'Associated Press montrent deux pétroliers récemment saisis par l'Iran au large de l'une de ses principales villes portuaires sur le détroit stratégique d'Ormuz.

Les photos de Planet Labs PBC montrent l'Advantage Sweet et le Niovi ancrés juste au sud de Bandar Abbas, près d'une base navale dans la ville portuaire de la province iranienne d'Hormozgan, samedi. Leur capture n'est que la dernière en date des saisies de navires effectuées par l'Iran dans un contexte de tensions avec l'Occident au sujet de son programme nucléaire qui progresse rapidement, même s'il semble que les deux navires aient été capturés pour des raisons différentes.

L'Iran a saisi mercredi un pétrolier battant pavillon du Panama alors qu'il transitait dans le détroit d'Ormuz, a annoncé la marine américaine en rappelant qu'il s'agit du deuxième incident du genre en une semaine.

L'incident a eu lieu dans une zone maritime hautement stratégique, voie de navigation quasi-exclusive pour connecter les pays pétroliers du Golfe aux marchés mondiaux.

Le navire Niovi, qui se dirigeait de Dubaï vers le port de Fujairah, aux Emirats arabes unis, a été pourchassé par une dizaine de bateaux du corps maritime des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, qui l'ont "forcé à faire demi-tour et à se diriger vers les eaux territoriales iraniennes" a indiqué la 5e flotte américaine dans un communiqué.

Le 27 avril, un pétrolier battant pavillon des Iles Marshall et à destination des Etats-Unis avait été saisi dans le Golfe d'Oman par l'armée iranienne, selon laquelle le bâtiment avait tenté de fuir après une "collision" avec un navire iranien ayant fait des blessés.

Les incidents se sont multipliés dans cette zone maritime cruciale pour le transport mondial du pétrole depuis qu'en 2018, les Etats-Unis se sont retirés de l'accord international visant à geler le programme nucléaire iranien et réimposé des sanctions à la République islamique.

L'Iran a intimidé ou attaqué 15 navires marchands au cours des deux dernières années, a affirmé mercredi la marine américaine en dénonçant des actes "contraires au droit international".

La marine a parlé encore de mesures "injustifiées" et "irresponsables" qui constituent une "menace pour la sécurité maritime et l'économie mondiale".


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.