L’Égypte veut libérer ses citoyens kidnappés au large de la côte nigériane

Saad Shawky et Kyrolos Samir ont été enlevés alors qu’ils étaient à bord d’un cargo (Photo, AFP).
Saad Shawky et Kyrolos Samir ont été enlevés alors qu’ils étaient à bord d’un cargo (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 04 décembre 2020

L’Égypte veut libérer ses citoyens kidnappés au large de la côte nigériane

  • Les deux hommes étaient à bord d’un cargo libanais appelé « Milan-1» qui se dirigeait du Nigéria au Cameroun.
  • La rançon a été baissée à 300 000 dollars

LE CAIRE : Le ministère des Affaires étrangères égyptien a déclaré qu’il coordonnait avec les autorités nigérianes pour libérer deux de ses concitoyens kidnappés par des pirates.

D’après des articles de presse, Saad Shawky et Kyrolos Samir ont été enlevés alors qu’ils étaient à bord d’un cargo au large de la côte de l’État de Bayelsa, à l’extrême sud du Nigéria.

L’équipage comprenait trois Libanais, quatre Indiens et un Camerounais.

Le ministère a affirmé avoir contacté le consulat égyptien à Abuja pour discuter de l’évolution de la situation. Il aurait donné des ordres de «communiquer avec les responsables de haut niveau afin de s’assurer de la sécurité des Égyptiens kidnappés».

Selon les médias égyptiens, les deux hommes étaient à bord d’un cargo libanais appelé « Milan-1» qui se dirigeait du Nigéria au Cameroun. Le bateau appartient au Libanais Adnan El-Kot.

M. El-Kot a confié avoir loué le bateau à un homme du nom de Tavo Lawrence, et que le navire arbore le drapeau de l’île de Saint-Christophe. Jeudi, il a appris que l’enlèvement avait eu lieu à la suite d’un coup de fil provenant d’un téléphone mobile Thuraya appartenant aux pirates, et que ces derniers ont demandé une rançon de 1,5 million de dollars pour relâcher le navire.

La rançon a été baissée à 300 000 dollars, et M. El-Kot a expliqué avoir dit aux ravisseurs que le navire avait été loué à une tierce personne au Nigeria. Il s’est aussi assuré que tout l'équipage était en vie.

Maria Samir, sœur de M. Samir, a indiqué que son frère a été contacté pour la dernière fois alors qu’il s’apprêtait à quitter le Nigéria pour le Cameroun. Dans un entretien, elle mentionne que le contact avec lui a été perdu quelques heures après son départ du Nigéria, ajoutant que la coupure du réseau est normale en haute mer. Elle suivait l’itinéraire du navire via une application quand le navire s’est immobilisé au milieu de la mer.

Elle raconte que son frère a obtenu son diplôme universitaire, et qu’il travaillait sur un navire dans la mer Rouge avant de rejoindre «Milan-1».

«Mon frère et son collègue Kyrolos Samir travaillent à bord du navire depuis deux ans et demi», a précisé Sherouk Shawky, sœur de M. Shawky. La dernière fois qu’ils se sont contactés était mercredi dernier, après le départ pour le Cameroun.

«Comme il ne nous a pas contactés samedi, nous nous sommes beaucoup inquiétés, puisque le voyage du Nigéria au Cameroun ne dure que deux jours. Nous avons contacté Adnan El-Kot, le propriétaire du navire, qui nous a expliqué que des pirates nigérians ont kidnappé les 10 membres de l’équipage qui comprend des officiers, des ingénieurs et des chefs cuisiniers. Un membres de l’équipage avait été relâché pour informer Adnan de l’enlèvement », a-t-elle ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.