Minilanceurs spatiaux: Une fusée bientôt tirée depuis l'Andalousie pour «apprendre»

La fusée suborbitale Miura-1 de la société aérospatiale espagnole PLD Space, la première fusée privée européenne à être lancée dans l'espace, à Almonte dans le sud de l'Espagne (Photo, AFP).
La fusée suborbitale Miura-1 de la société aérospatiale espagnole PLD Space, la première fusée privée européenne à être lancée dans l'espace, à Almonte dans le sud de l'Espagne (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 04 mai 2023

Minilanceurs spatiaux: Une fusée bientôt tirée depuis l'Andalousie pour «apprendre»

  • Du haut de ses 12 mètres, la petite fusée suborbitale s'élèvera à une centaine de kilomètres au-dessus du golfe de Cadix
  • Parmi les nombreux projets de petites fusées en développement dans le monde seule la compagnie américaine Rocket Lab est opérationnelle

PARIS: Ce sera une première en Espagne mais qu'une étape initiale: la start-up espagnole PLD Space doit tirer d'ici fin mai sa petite fusée Miura-1 depuis la côte andalouse pour "apprendre" en vue d'un minilanceur spatial pour s'implanter sur le marché en plein essor des petits satellites.

"Nous avons quatre fenêtres de lancements en mai, nous n'attendons plus que le test final de mise à feu sur le pas de tir", affirme dans un entretien à l'AFP Raul Verdu, cofondateur et directeur général de la petite entreprise.

Du haut de ses 12 mètres, la petite fusée suborbitale s'élèvera à une centaine de kilomètres au-dessus du golfe de Cadix. Suffisamment haut pour franchir la ligne de Karman marquant la limite entre l'atmosphère et l'espace mais pas assez puissante pour se mettre en orbite autour de la Terre.

Si la fusée emportera une charge destinée à des expériences en microgravité, "nous ne voyons pas un gros marché pour les missions suborbitales", convient Raul Verdu: "l'intérêt est d'apprendre et de dérisquer les premiers vols de Miura-5", futur minilanceur qui sera lui capable de placer des satellites en orbite. "Nous avons divisé en deux le défi technologique".

Parmi les nombreux projets de petites fusées en développement dans le monde - seule la compagnie américaine Rocket Lab est opérationnelle -, PLD Space s'est lancée tôt en 2011 mais ne cherche pas à arriver la première.

L'allemand Isar Aerospace table sur un vol inaugural au second semestre, quand l'américain Relativity Space a renoncé le mois dernier à sa petite fusée Terran-1 après un échec à son premier lancement.

"Quand on regarde la concurrence internationale, on voit que tous les nouveaux entrants souffrent beaucoup lors de leurs vols inauguraux", observe le jeune dirigeant.

Le but de PLD Space: être le fournisseur de services de lancement spatial "le plus fiable au cours de la prochaine décennie, nous y allons pas à pas".

Car le marché est important pour les petits satellites (moins de 500 kilos) que Miura-5 compte mettre en orbite à partir de 2025 : près de 18.500, principalement pour des constellations, sont à lancer au cours de la prochaine décennie, selon le cabinet spécialisé Euroconsult.

Intérêt nouveau en Espagne
Face aux gros lanceurs comme le Falcon 9 de SpaceX ou Ariane 6 d'ArianeGroup, une petite fusée offre la flexibilité d'emploi : embarquant un seul satellite, elle peut être tirée bien plus rapidement qu'une grosse afin de répondre à un besoin gouvernemental urgent, remplacer un satellite défaillant ou compléter une constellation.

Environ 70 % des composants mis au point en interne pour Miura-1 seront utilisés pour Miura-5, plus imposante avec ses 35 mètres de haut et ses deux étages.

Il faudra encore mettre au point les mécanismes de séparation entre les étages, développer des moteurs plus puissants et les infrastructures au sol avant que celle-ci prenne son envol depuis la base spatiale de Kourou, en Guyane française, et vraisemblablement d'un second site, détaille-t-il.

Mais là encore, aux yeux de PLD Space, l'enjeu de fiabilité passe avant la vitesse, "nous ne développons pas une fusée, nous développons un business", insiste-t-il.

Si 50 millions d'euros ont été nécessaires pour Miura-1, il en faut 150 de plus pour sa grande sœur, dont 30% sont déjà financés par des fonds privés.

Et Raul Verdu table aussi sur la volonté espagnole, après un long désintérêt pour le spatial, de développer cet écosystème.

"Nous sommes dans cette transition en Espagne et le plus important c'est qu'il y a un budget maintenant", se félicite Raul Verdu. PLD Space espère ainsi remporter une subvention de 40 millions d'euros dans le cadre du volet spatial du plan de relance espagnol.

À plus long terme, la start-up compte rendre Miura-5 réutilisable en récupérant dans l'océan l'étage principal de la fusée dont la retombée sera ralentie par un parachute. L'entreprise conçoit ses développements avec cette idée en tête, mais n'en fait pas un pré-réquis.

"Les clients n'exigent pas la réutilisation", observe Raul Verdu, "notre modèle financier est suffisamment profitable sans cela".


Trump dit mener les "derniers efforts" en vue d'un accord avec l'Iran

US President Donald Trump said on Tuesday that he was in the “final throes” of reaching a Middle East peace deal. (AFP file photo)
US President Donald Trump said on Tuesday that he was in the “final throes” of reaching a Middle East peace deal. (AFP file photo)
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  • Trump annonce un accord “très proche” avec l’Iran, attendu sous 2–3 jours après une baisse des tensions Israël-Iran
  • Trump annonce un accord “très proche” avec l’Iran, attendu sous 2–3 jours après une baisse des tensions Israël-Iran

TEHERAN: Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran, au lendemain de la cessation de frappes réciproques inédites depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord", a-t-il affirmé, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour que cet accord soit conclu.

Après 100 jours de guerre et l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les explosions et alertes avaient de nouveau retenti à Téhéran ou Tel-Aviv dimanche et lundi. Les attaques ont fait 15 blessés en Iran, selon le chef de l'organisation nationale des urgences.

Donald Trump, qui cherche une sortie à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis à l'approche des élections de mi-mandat, avait exhorté l'Iran et Israël à cesser "immédiatement" les hostilités.

Téhéran a d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l'a ensuite imité. "A l'heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé", a confirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Signe d'accalmie, le principal aéroport international de Téhéran a annoncé tôt mardi un "retour à la normale" de ses conditions d'exploitation, au lendemain de la réouverture de l'espace aérien du pays, partiellement fermé entre dimanche et lundi.

En moins de 24 heures, l'Iran a tiré une trentaine de missiles contre Israël selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.

Lundi à la mi-journée, le commandement des forces armées iraniennes a annoncé "la cessation de l'opération", qualifiée de "sévère riposte" à Israël. Mais, a-t-il prévenu, "en cas de poursuite de l'agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu'auparavant seront entreprises".

- 14 tués au Liban -

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, avait affirmé que l'Iran avait "rompu l'équation qui consiste à conclure un cessez-le-feu sur le papier et à le violer systématiquement sur le terrain."

Sur le même ton, Benjamin Netanyahu a assuré qu'Israël riposterait "avec force" à toute nouvelle attaque iranienne.

Lui qui avait ordonné des frappes contre l'Iran malgré l'objection du président américain a aussi dit, "avec respect", qu'Israël exercerait son droit à se défendre "chaque fois que nécessaire".

Plus tôt, le ministre de la Défense Israël Katz a affirmé que son pays  "continuera(it) d'agir" contre le Hezbollah.

Téhéran exige un traitement simultané du conflit entre Israël et le Hezbollah, et celui plus large déclenché par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, tandis que Washington souhaite conclure le dossier libanais dans un second temps.

Les frappes israéliennes se sont poursuivies lundi dans le sud du Liban, contre une quinzaine de localités dont la ville de Tyr, faisant 14 tués et plus d'une vingtaine de blessés, selon le gouvernement et la Croix-Rouge.

Le Hezbollah a lui revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban, mais pas sur le territoire israélien.

L'armée israélienne a de son côté affirmé que trois projectiles avaient été tirés "en direction de soldats israéliens en opération dans le sud du Liban", et qu'un projectile supplémentaire était "tombé à proximité des troupes" sans faire de blessé.

Le chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, a lui rencontré mardi au Pakistan son homologue pakistanais, Asim Munir. Le Pakistan fait figure de principal médiateur dans les pourparlers visant à mettre fin durablement à la guerre.

Le Pakistan a "souligné l'engagement de son armée à renforcer sa collaboration en matière de défense avec les forces armées libanaises" et à prendre en compte "l'évolution du contexte sécuritaire régional", selon un communiqué militaire.

Alimentant les craintes d'une nouvelle extension du conflit, l'armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté une "cible aérienne suspecte en provenance du Yémen", moins de 24 heures après que les rebelles houthis installés dans ce pays et alliés de l'Iran ont revendiqué une attaque contre Israël et décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, autre voie maritime stratégique.

Dans ce contexte, les prix du pétrole, qui ont flambé ces dernières semaines en raison du blocage du détroit d'Ormuz, ont légèrement reculé mardi matin, le prix du baril de Brent de la Mer du Nord perdant 0,90% à 93,40 dollars, tandis que le West Texas Intermediate se repliait de 1,16% à 90,24 dollars.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.