Abrogation de l'obligation vaccinale anti-covid: des socialistes déplorent le vote

Cette photographie prise le 28 juin 2022 montre une vue générale de l'hémicycle au début des travaux de la nouvelle Assemblée nationale, à Paris. (Photo Christophe ARCHAMBAULT / AFP)
Cette photographie prise le 28 juin 2022 montre une vue générale de l'hémicycle au début des travaux de la nouvelle Assemblée nationale, à Paris. (Photo Christophe ARCHAMBAULT / AFP)
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Publié le Vendredi 05 mai 2023

Abrogation de l'obligation vaccinale anti-covid: des socialistes déplorent le vote

  • «Vote funeste. Face aux obscurantismes, la gauche devrait défendre les Lumières. Face aux populismes, la raison», a tweeté Nicolas Mayer-Rossignol
  • Le texte a été voté par les députés de droite, d'extrême droite, indépendants et l'immense majorité des députés de la Nupes présents

PARIS : Des élus socialistes ont dénoncé vendredi l'adoption la veille par l'Assemblée nationale d'un texte abrogeant l'obligation vaccinale anti-Covid des soignants, vote auquel ont participé une partie des députés socialistes.

Le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, secrétaire national délégué du PS, et le maire de Montpellier, Michaël Delafosse - tous deux opposés à l'alliance de gauche Nupes entre le PS, LFI, les écologistes et les communistes - ont déploré le vote de ce texte, à l'initiative des communistes, qui abroge l'obligation vaccinale anti-Covid des soignants.

Ce dernier a été adopté jeudi contre l'avis du gouvernement, qui voulait simplement la «suspendre».

«Vote funeste. Face aux obscurantismes, la gauche devrait défendre les Lumières. Face aux populismes, la raison», a tweeté Nicolas Mayer-Rossignol.

Pour Michaël Delafosse, ce vote «est un message de défiance à l'égard de la recherche scientifique, un très mauvais signal pour l'immense majorité des professionnels de santé qui se sont vaccinés pour protéger leurs patients».

Le sénateur socialiste Bernard Jomier a également dénoncé le «vote irresponsable de l'Assemblée nationale».

Le texte a été voté par les députés de droite, d'extrême droite, indépendants et l'immense majorité des députés de la Nupes présents.

Au sein des 31 députés du groupe PS et apparentés, 16 étaient présents jeudi: 15 ont voté pour, seul le député Dominique Potier ayant voté contre.

Il y avait «une liberté de vote», a expliqué à l'AFP le député Arthur Delaporte, qui a défendu le texte. «Le sujet, c'est pas l'obligation vaccinale, c'est l'incapacité du gouvernement à passer par une loi devant le parlement», en cas d'éventuelle nouvelle obligation vaccinale, dit-il.

«Légiférer devant le parlement lorsqu'il s'agit de prendre des mesures pour restreindre les libertés, c'est sain et c'est même constitutionnel», avait-il souligné dans son allocution dans l'hémicycle.

Après un avis de la Haute autorité de Santé, le gouvernement avait annoncé que les soignants non-vaccinés seraient considérés comme réintégrés «le lendemain» de la parution d'un décret prévue le 14 mai.

Mais un décret n'aurait fait que «suspendre les suspensions», laissant la possibilité au gouvernement d'y recourir à nouveau, par un nouveau décret, avait argumenté le député du groupe à majorité communiste Jean-Victor Castor (Guyane), qui portait le texte.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.