Les Houthis enlèvent au moins 40 personnes dans un village yéménite

Des dizaines de combattants houthis à bord de véhicules militaires ont pris d'assaut le village et se sont emparés des armes, des biens personnels et des habitants (Photo, AFP).
Des dizaines de combattants houthis à bord de véhicules militaires ont pris d'assaut le village et se sont emparés des armes, des biens personnels et des habitants (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 11 mai 2023

Les Houthis enlèvent au moins 40 personnes dans un village yéménite

  • Des dizaines de combattants houthis à bord de véhicules militaires, dont des chars, ont pris d'assaut le village et se sont emparés des armes, des biens personnels et des habitants
  • Selon les membres de la tribu Al-Sawadi, l'attaque a été lancée parce qu'ils n'avaient pas envoyé leurs jeunes aux camps d'été annuels des Houthis

AL-MUKALLÂ: Lourdement armés et soutenus par l'Iran, les Houthis ont attaqué mardi un village yéménite et enlevé plus de 40 personnes qui refusaient de participer aux camps d'été de la milice.

Des responsables du gouvernement yéménite et des groupes de défense des droits ont déclaré qu'un chef tribal de haut rang figurait parmi les personnes enlevées à Al-Khadher, dans la province centrale d'Al-Bayda.

Des dizaines de combattants houthis à bord de véhicules militaires, dont des chars, ont pris d'assaut le village et se sont emparés d'armes, de biens personnels et d'habitants, dont le chef de tribu Hussein al-Khader Abd Rabbo al-Sawadi.

Selon les membres de la tribu Al-Sawadi, l'attaque a été lancée parce qu'ils n'avaient pas envoyé leurs jeunes aux camps d'été annuels des Houthis et qu'ils avaient rejeté les activités militaires du groupe dans la région.

Ahmed Mohammed al-Sawadi, un habitant de la région qui avait déménagé dans la ville de Marib, contrôlée par le gouvernement, a déclaré à Arab News: «L'attaque est motivée par leur animosité à l'égard de la région à cause des conflits passés que nous avons eus avec eux.»

«Les Houthis n'oublient jamais de régler de vieux comptes. De plus, les habitants de la région ont refusé de participer aux camps d'été», a-t-il ajouté.

Les habitants pensent que les camps sont utilisés pour endoctriner et recruter des enfants avant de les envoyer se battre contre les forces gouvernementales yéménites.

Le brigadier Abdallah al-Humaiqani, originaire de la province, a révélé à Arab News que les Houthis avaient brutalement puni les villageois pour envoyer un message d'avertissement aux autres communautés.

«Les Houthis enragés se sont fixé pour objectif d'humilier les membres de la tribu afin d’en faire un exemple à tous ceux qui désobéissent à leurs ordres», a indiqué Al-Humaiqani.

Dans un tweet, Faisal al-Majidi, sous-secrétaire au ministère yéménite de la Justice, a déclaré: «Les agressions, le pillage des résidences et les arrestations de citoyens dans le village d'Al-Khadher et d'Al-Sawadea à Al-Bayda sont la preuve que les Houthis ne peuvent pas survivre sans violence et sans désordre.»

Il a décrit Al-Bayda comme «une province de résistance» qui a longtemps refusé de capituler devant les Houthis.

Le ministre yéménite de l'Information, Moammar al-Eryani, a également critiqué les Houthis pour avoir attaqué le village et a appelé la communauté internationale et les médiateurs qui œuvrent au règlement du conflit au Yémen à protéger les Yéménites contre d'autres attaques de la milice houthie.

Il a ajouté: «Ce n'est pas le premier acte terroriste commis par la milice houthie contre la population de la province d'Al-Bayda depuis son coup d'État.

«La milice a déjà attaqué des dizaines de villages dans les différents districts de la province et a commis les crimes et les violations les plus choquants à l'encontre de leurs habitants», a soutenu Al-Eryani.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.