Côte d'Ivoire: La France réaffirme son engagement dans la lutte antidjihadiste

Des soldats assistent à la cérémonie d'ouverture de Flintlock 2022 à l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme à Jacqueville en Côte d'Ivoire le 20 février 2022 (Photo, AFP).
Des soldats assistent à la cérémonie d'ouverture de Flintlock 2022 à l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme à Jacqueville en Côte d'Ivoire le 20 février 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 12 mai 2023

Côte d'Ivoire: La France réaffirme son engagement dans la lutte antidjihadiste

  • En Afrique de l'Ouest, la Côte d’Ivoire est l’un des derniers partenaires de la France dans la lutte antidjihadiste
  • «Pour nous, Français, et pour l’Union européenne, il n’y a pas deux poids, deux mesures, comme on l’entend souvent avec l'agression russe en Ukraine», a déclaré Chrysoula Zacharopoulou

JACQUEVILLE: La France a réaffirmé jeudi en Côte d'Ivoire son engagement et celui de l’Union européenne (UE) dans la lutte antidjihadiste en Afrique, rejettant le reproche d'un "deux poids, deux mesures" par rapport à leur soutien à l'Ukraine.

"Pour nous, Français, et pour l’Union européenne, il n’y a pas deux poids, deux mesures, comme on l’entend souvent avec l'agression russe en Ukraine", a déclaré Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat française au développement.

Elle s'exprimait lors d'une visite de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) à Jacqueville, près d'Abidjan, où sont formés des militaires africains à la lutte antidjihadiste.

"Vous pouvez toujours compter sur l'engagement total et déterminé de la France dans ce projet (...) à l'heure où d'autres puissances ne font que du partenariat sécuritaire via leurs milices", a-t-elle ajouté en référence au groupe paramilitaire russe Wagner, présent dans plusieurs pays africains.

Mme Zacharopoulou a participé au premier conseil d'administration de l'AILCT créée en 2021 par la France et la Côte d'Ivoire, ensuite rejoints par l’UE, l’Union africaine (UA), la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le Canada, les Pays-Bas, l’Espagne, l'Australie, la Suisse, et les États-Unis.

"Nous avons besoin de développer la formation, l’équipement, la recherche, d’augmenter les capacités d’accueil et d’ouvrir encore l’académie à de nouveaux pays", selon la secrétaire d'État.

"Nous avons avec cette académie une des armes les plus modernes, efficaces et durables, dans la lutte contre le terrorisme" qui mine les pays du Sahel, le Mozamnbique et la Somalie, empêchant "des centaines de millions de personnes de vivre sereinement, de se projeter" et "des régions entières de se développer", a-t-elle ajouté.

En Afrique de l'Ouest, la Côte d’Ivoire est l’un des derniers partenaires de la France dans la lutte antidjihadiste depuis le départ des troupes françaises du Mali et du Burkina Faso, exigé par leurs dirigeants, deux militaires putschistes, Assimi Goïta et Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis 2020 et 2022 et confrontés aux violences djihadistes.

Le Mali et le Burkina ont été exclus de la Cédéao et de l'UA, et ne "ne sont pas autorisés à profiter des formations de l'AILCT pour le moment", a souligné le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, également présent à Jacqueville.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.