COP28: Les leaders de l'industrie à Abu Dhabi pour discuter de l'hydrogène vert

Sarah al-Amiri, ministre d'État des Émirats arabes unis chargée de l'éducation publique et des technologies avancées, évoque le rôle essentiel de l'hydrogène dans la réalisation de la neutralité carbone lors de la conférence UAE Climate Tech, à Abu Dhabi. (Capture d'écran de la vidéo @COP28_UAE)
Sarah al-Amiri, ministre d'État des Émirats arabes unis chargée de l'éducation publique et des technologies avancées, évoque le rôle essentiel de l'hydrogène dans la réalisation de la neutralité carbone lors de la conférence UAE Climate Tech, à Abu Dhabi. (Capture d'écran de la vidéo @COP28_UAE)
Le forum UAE Climate Tech réunit mille décideurs politiques, PDG, experts, leaders technologiques et investisseurs du monde entier afin d'accélérer la décarbonisation grâce à des technologies innovantes et à des perspectives économiques. (photos @COP28)
Le forum UAE Climate Tech réunit mille décideurs politiques, PDG, experts, leaders technologiques et investisseurs du monde entier afin d'accélérer la décarbonisation grâce à des technologies innovantes et à des perspectives économiques. (photos @COP28)
Le forum UAE Climate Tech réunit mille décideurs politiques, PDG, experts, leaders technologiques et investisseurs du monde entier afin d'accélérer la décarbonisation grâce à des technologies innovantes et à des perspectives économiques. (photos @COP28)
Le forum UAE Climate Tech réunit mille décideurs politiques, PDG, experts, leaders technologiques et investisseurs du monde entier afin d'accélérer la décarbonisation grâce à des technologies innovantes et à des perspectives économiques. (photos @COP28)
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Publié le Vendredi 12 mai 2023

COP28: Les leaders de l'industrie à Abu Dhabi pour discuter de l'hydrogène vert

  • Cette séance de dialogue a eu lieu lors du forum UAE Climate Tech, qui s'est déroulé les 10 et 11 mai en préparation de la COP28
  • Les Émirats arabes unis visent à conquérir 25 % du marché mondial de l'hydrogène d'ici à 2030


ABU DHABI: Le ministère de l'Industrie et des Technologies avancées des Émirats arabes unis (EAU) a réuni à Abu Dhabi des dirigeants du secteur de l'énergie afin d’évoquer les principaux défis liés à l'hydrogène vert et à la croissance de l'économie qui en découle.
Cette séance de dialogue a eu lieu lors du forum UAE Climate Tech, qui s'est déroulé les 10 et 11 mai en préparation de la COP28, a rapporté l'agence de presse des EAU.
Ce forum a rassemblé mille décideurs politiques, PDG, experts, leaders technologiques et investisseurs du monde entier afin d'accélérer la décarbonisation grâce à des technologies innovantes et à des perspectives économiques.
Au cours du dialogue, intitulé «Économie de l'hydrogène: les questions sans réponse», les participants ont discuté des principaux défis de la chaîne de valeur de l'hydrogène tels que la production, le stockage, le transport et l'application, ainsi que des avancées technologiques nécessaires pour débloquer l'économie qui en résulterait.

Le rôle important de l'hydrogène dans la transition énergétique a également été abordé. Les participants ont débattu des technologies, des politiques et des différentes lignes directrices. Les discussions ont également porté sur les divers types de production d'hydrogène.
Les délégués ont appris que la production d'hydrogène propre, alimentée par des énergies renouvelables et qui utilise des technologies de capture du carbone, finirait par gagner des parts de marché.
Sarah al-Amiri, ministre d'État chargée de l'éducation publique et des technologies avancées, a déclaré que «l'hydrogène est l'un des principaux carburants qui alimenteront la transition énergétique et qui nous aideront à atteindre la neutralité carbone d'ici à 2050».
«Cependant, nous devons relever de nombreux défis tout au long de la chaîne de valeur de l’hydrogène», a-t-elle souligné.
«Les Émirats arabes unis se positionnent en tant que leader mondial de la technologie de l'hydrogène dans le cadre de leurs stratégies de diversification économique et énergétique, et nous savons combien il est important de travailler avec des partenaires pour libérer tout le potentiel de ce secteur à forte croissance.»
«Nous sommes déterminés à œuvrer avec des partenaires internationaux et à encourager les collaborations entre les parties prenantes des secteurs public et privé, au niveau local et mondial, afin d'éliminer les obstacles à l'économie de l'hydrogène, conformément à la stratégie énergétique 2050 des Émirats arabes unis et à l'initiative stratégique “Net Zero by 2050” des Émirats arabes unis.»
«Dans le cadre de cet engagement, nous avons lancé des initiatives telles que le programme de transformation technologique et le Conseil émirati pour la recherche et le développement afin de stimuler le développement de technologies qui contribueront à l'expansion de l'hydrogène.»
«Ces initiatives stimuleront les dépenses de recherche et développement; elles encourageront la collaboration internationale en matière d'innovation et accéléreront les avancées technologiques nécessaires. Nous savons que des plates-formes telles que UAE Climate Tech sont également essentielles à une transition énergétique mondiale inclusive et collective.»
«Nous continuerons à fournir ces plates-formes afin de compléter nos investissements dans les sources d'énergie renouvelables et à faible émission de carbone, conformément à l'accord de Paris et pour aider à stimuler une croissance économique durable.»
Les délégués ont également abordé les politiques et les incitations; en particulier, ils ont évoqué le rôle des décideurs politiques et l'importance de la collaboration et de l'innovation. Un livre blanc basé sur la session et qui contient des recommandations sera publié avant la COP28.
Les EAU ont pour objectif de conquérir 25% du marché mondial de l'hydrogène d'ici à 2030 dans le cadre de leurs plans de diversification énergétique et économique.
Le pays investira 600 milliards de dirhams des Émirats arabes unis (AED), soit près de 150 milliards d’euros, dans des projets d'énergie propre et renouvelable au cours des trois prochaines décennies.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: un Casque bleu français tué dans une embuscade attribuée au Hezbollah

Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) patrouille dans la zone tandis que des habitants déplacés, brandissant des drapeaux du Hezbollah, regagnent leurs foyers par une route de fortune construite à l’emplacement du pont de Qasmieh, détruit par des frappes israéliennes, dans la région d’Al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (AFP)
Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) patrouille dans la zone tandis que des habitants déplacés, brandissant des drapeaux du Hezbollah, regagnent leurs foyers par une route de fortune construite à l’emplacement du pont de Qasmieh, détruit par des frappes israéliennes, dans la région d’Al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (AFP)
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  • Un soldat français a été tué et trois blessés au sud-Liban lors d’une embuscade contre des Casques bleus, attribuée au Hezbollah, marquant une nouvelle escalade dans le conflit régional
  • La France appelle le Liban à agir contre les responsables, tandis que les tensions persistent malgré les cessez-le-feu et les efforts diplomatiques en cours

PARIS: Deuxième soldat français tué depuis le début de la guerre contre l'Iran fin février, un militaire français a été tué et trois autres soldats français blessés samedi au sud-Liban, lors d'une embuscade contre des Casques bleus attribuée au Hezbollah.

"La Nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah", a déclaré le président français Emmanuel Macron sur X.

Le sergent-chef Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, dans le sud-ouest de la France, a été tué "par un tir direct à l'arme légère", dans la région de Deir-Kifa, a précisé la ministre française des Armées Catherine Vautrin sur X.

"La France exige des autorités libanaises qu'elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la Finul", a ajouté M. Macron.

Le président libanais Joseph Aoun a condamné samedi l'attaque contre les Casques bleus français. Il a promis de poursuivre les responsables.

La Force d'interposition de l'ONU au Liban (Finul) a dénoncé une attaque "délibérée", estimant que les auteurs de l'embuscade étaient vraisemblablement le Hezbollah, groupe militaire islamiste chiite allié de l'Iran, installé au Liban où il exerce une énorme influence et est en guerre contre Israël.

- "Garantir la sécurité" -

M. Macron s'est entretenu samedi avec M. Aoun et le Premier ministre libanais Nawaf Salam, leur demandant de "garantir la sécurité des soldats de la Finul", déployée au Liban depuis 1978, composée de plus de 7.000 militaires, dont plus de 600 Français.

Le sergent-chef Montorio "était en mission d'ouverture d'itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance", a détaillé Mme Vautrin, soulignant que ce "sous-officier expérimenté" avait déjà été "déployé plusieurs fois en opération".

"La Nation s'incline devant la mémoire d'un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d'armes", a ajouté la ministre.

La gravité des blessures des trois autres militaires n'a pas été précisée.

C'est le deuxième militaire français tué par des alliés de Téhéran depuis le début de la guerre amorcée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, qui a embrasé toute la région.

Le 12 mars, l'adjudant-chef Arnaud Frion, 42 ans, a été tué dans une attaque de drone attribuée à une milice pro-iranienne. Il était déployé dans une base dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, où il participait à une mission de formation à la lutte antijihadiste.

Un cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran est en vigueur depuis le 8 mars, et un intense ballet diplomatique est en cours pour tenter de le consolider.

Une trêve est aussi à l’œuvre au Liban, qu'Israël a attaqué en riposte aux attaques du Hezbollah. Des préparatifs de négociations sont en cours, mais le Hezbollah se dit "non concerné" par ces négociations libanaises avec Israël.


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.