Batteries: Northvolt confirme l'installation de son usine géante en Allemagne

Cette photo non datée publiée le 29 décembre 2021 par le groupe suédois de batteries Northvolt montre la méga-usine de batteries en construction à Skelleftea. (Photo fournie par NORTHVOLT / AFP)
Cette photo non datée publiée le 29 décembre 2021 par le groupe suédois de batteries Northvolt montre la méga-usine de batteries en construction à Skelleftea. (Photo fournie par NORTHVOLT / AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 12 mai 2023

Batteries: Northvolt confirme l'installation de son usine géante en Allemagne

  • Le groupe suédois Northvolt est l'un des plus grands espoirs européens en matière de batteries au moment où le Vieux continent cherche à rattraper son retard dans cette production indispensable à la transition de l'industrie automobile
  • «Northvolt a décidé de passer aux prochaines étapes dans son expansion à Heide», le site choisi dans le nord de l'Allemagne, a déclaré Peter Carlsson, le PDG de l'entreprise

BERLIN: Le groupe suédois de batteries électriques Northvolt a confirmé vendredi l'installation d'une usine géante de batteries électriques en Allemagne, après plusieurs mois d'incertitude en raison des prix de l'énergie en Europe et du plan climat américain.

«Northvolt a décidé de passer aux prochaines étapes dans son expansion à Heide», le site choisi dans le nord de l'Allemagne, a déclaré Peter Carlsson, le PDG de l'entreprise, dans un communiqué publié avec le gouvernement allemand qui promet un «soutien» financier au projet.

Cette aide fédérale - non chiffrée et qui doit encore être soumise à «l'approbation de la Commission européenne» - va «déverrouiller ce projet à plusieurs milliards d'euros», dont la production débutera en 2026, s'est félicité Berlin.

Northvolt avait annoncé en mars 2022 la construction, à Heide dans la région du Schleswig-Holstein, à quelques kilomètres de la côte de la mer du Nord, d'une immense usine de batteries pouvant fournir un million de véhicules électriques par an, la première du groupe en dehors de la Suède.

Le groupe suédois est l'un des plus grands espoirs européens en matière de batteries au moment où le Vieux continent cherche à rattraper son retard dans cette production indispensable à la transition de l'industrie automobile.

Mais le projet allemand était dans l'incertitude après une déclaration en octobre dernier de Peter Carlsson, estimant que l'investissement «pourrait être repoussé» en raison de la hausse des prix de l'énergie en Europe, et de la concurrence du plan climat américain pour l'industrie verte.

Signe de l'attrait de l'Amérique du Nord pour les industriels, Northvolt a annoncé vendredi envisager de construire une usine en Amérique du Nord, en parallèle du site allemand.

Une décision sera prise «dans les prochains mois», a indiqué une porte-parole du groupe à l'AFP.

Après «plus d'un an» de négociations, «l'Allemagne peut regarder de l'avant, avec un des projets phare de la transition de l'énergie et du transport», s'est félicité vendredi le ministre de l'Economie Robert Habeck. L'usine promet de créer au mois 3.000 emplois directs.

Cette confirmation intervient quelques heures après l'annonce du groupe taiwanais ProLogium de l'ouverture de sa première usine en Europe à Dunkerque, dans le Nord de la France, avec un investissement de 5,2 milliards d'euros pour une capacité annuelle de 48 GWh.

Même si elle voit ces derniers mois les projets d'usines fleurir sur son sol, l'Europe est en retard vis-à-vis de la Chine et des Etats-Unis dans la production de batteries.

L'Allemagne est le pays le plus en pointe avec l'équivalent de 498 GWh de projets dans les cartons, suivie de la Hongrie (224 GWh), de la Norvège (136 GWh) et de la France (122 GWh), selon le suivi de l'ONG Transport and Environment.

La concurrence avec les Etats-Unis et la chasse aux subventions s'est accrue depuis les subventions de l'Inflation Reduction Act (IRA) qui prévoit des crédits d'impôt colossaux pour l'industrie verte et la transition énergétique.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.