Le forum de l'IsFD discute de la lutte contre la pauvreté dans les pays membres de la IsDB

Le prince Turki Al-Faisal, fondateur de la Fondation du roi Faisal et président du Centre du roi Faisal pour la recherche et les études islamiques, était l'invité d'honneur. (AN)
Le prince Turki Al-Faisal, fondateur de la Fondation du roi Faisal et président du Centre du roi Faisal pour la recherche et les études islamiques, était l'invité d'honneur. (AN)
Le Forum a également été marqué par la cérémonie de remise des prix aux OSC, au cours de laquelle les lauréats des OSC les plus performantes ont été honorés. (AN)
Le Forum a également été marqué par la cérémonie de remise des prix aux OSC, au cours de laquelle les lauréats des OSC les plus performantes ont été honorés. (AN)
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Publié le Dimanche 14 mai 2023

Le forum de l'IsFD discute de la lutte contre la pauvreté dans les pays membres de la IsDB

  • Les pays membres sont confrontés à de nombreux défis socio-économiques, dont les conflits et les catastrophes, qui suscitent des crises humanitaires substantielles et des lacunes en matière de développement
  • Le prince Turki Al-Faisal, fondateur de la Fondation du roi Faisal et président du Centre du roi Faisal pour la recherche et les études islamiques, était l'invité d'honneur et a remercié le Royaume pour le soutien généreux qu'il apporte aux pays et commun

DJEDDAH : Le Fonds de solidarité islamique pour le développement a organisé le forum « Combattre la pauvreté par la solidarité, les alliances et les partenariats » en conjonction avec les Assemblées annuelles 2023 du Groupe de la Banque islamique de développement à Djeddah.

Le forum a mis l'accent sur le rôle des organisations de la société civile (OSC) dans la lutte contre la pauvreté. Le président du Groupe de la BIsD, Mohammed Al-Jasser, dans son discours d'ouverture, a applaudi les réalisations des OSC dans les pays membres en matière de conception et de mise en œuvre de programmes novateurs dans les circonstances les plus difficiles afin de réduire la pauvreté.

Il a ajouté que les pays membres sont confrontés à de nombreux défis socio-économiques, notamment des conflits et des catastrophes, qui créent des crises humanitaires et des écarts de développement considérables. Les OSC jouent un rôle essentiel dans la résolution de ces problèmes en fournissant une aide humanitaire et des interventions de développement durable.

Le programme phare 2019 lancé par l'IsFD, le programme d'autonomisation des ONG pour la réduction de la pauvreté, « implique la cartographie, la sélection et la catégorisation des OSC nationales, le renforcement des capacités des OSC sélectionnées et le développement de mécanismes de financement et de partenariat durables et innovants », a expliqué Al-Jasser.

Les OSC, a-t-il ajouté, jouent « un rôle essentiel en contribuant au bien-être des communautés locales dans les domaines du développement et de l'aide humanitaire et en apportant le soutien nécessaire au gouvernement pour créer un environnement propice à leur épanouissement ».

La directrice générale de l'IsFD, Hiba Ahmed, a déclaré dans son discours d'ouverture que l'IsFD s'engageait non seulement à réduire la pauvreté, mais aussi à offrir des opportunités par le biais de programmes novateurs en collaboration avec la BIsD et en partenariat avec d'autres parties prenantes.

Commentant le rôle des OSC, elle a déclaré qu'étant donné la nature complexe de la réduction de la pauvreté, il est important que les OSC aient un impact sur le développement, le FSID s'est d’ailleurs engagé à les voir prospérer.

Le prince Turki Al-Faisal, fondateur de la Fondation du roi Faisal et président du Centre du roi Faisal pour la recherche et les études islamiques, était l'invité d'honneur et a prononcé un discours important dans lequel il a exprimé sa reconnaissance pour le rôle joué par les OSC dans la promotion du développement socio-économique et la lutte contre la pauvreté.

Il a également remercié le Royaume pour le soutien généreux qu'il apporte aux pays et communautés pauvres en coopération avec les organisations régionales et internationales et conformément aux valeurs islamiques, citant les activités du King Salman Humanitarian Aid and Relief Center.

Luky Eko Wuryanto, vice-président et directeur administratif de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures, a également pris la parole lors de la réunion, soulignant le rôle important des partenariats et de la coopération entre les OSC.

Le forum a également été l'occasion d'une cérémonie de remise des prix aux OSC, au cours de laquelle les lauréats des OSC les plus performantes ont été honorés.

Après la séance d'ouverture, une table ronde a abordé le lien entre l'éducation et la réduction de la pauvreté. Parmi les intervenants figuraient Fahad Al-Sulaiti, PDG d'Education Above All, Mohammad Al-Khamis, PDG de la Fondation Al-Rajhi pour le développement, et Abdelmohsen Al-Turki, vice-président chargé de la croissance et de la stratégie au Centre national pour le secteur à but non lucratif. Les représentants des OSC les plus performantes ont également participé au débat, partageant leurs expériences réussies dans différents domaines du développement social dans leur pays.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Plus de 200.000 personnes sont parties du Liban vers la Syrie depuis le début de la guerre 

Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
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  • "Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie
  • "Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR

GENEVE: Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie par les trois points de passage officiels", a déclaré Aseer al-Madaien, représentante par intérim du HCR en Syrie, lors d'un point presse donné en visioconférence à Genève depuis Damas.

"Ces chiffres ont été fournis par les autorités et confirmés par nos collègues sur le terrain", a-t-elle ajouté, précisant que "la grande majorité" de ces personnes, soit "près de 180.000, sont des Syriens, notamment des réfugiés syriens qui avaient déjà fui la Syrie pour trouver refuge au Liban et qui sont aujourd'hui contraints de fuir à nouveau".

"Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le Liban avait accueilli plus d'un million de réfugiés syriens qui ont fui leur pays pendant la guerre civile déclenchée par la répression d'un soulèvement populaire contre le pouvoir de Bachar al-Assad en 2011.

Plus d'un demi-million de ces réfugiés ont regagné leur pays depuis la chute d'Assad fin 2024.

Le HCR a indiqué que son plan d'urgence pour les personnes rejoignant précipitamment la Syrie depuis le Liban prévoyait "un nombre pouvant atteindre de 300 à 350.000 personnes".

"Ce nombre dépendra en grande partie d'éventuelles opérations terrestres supplémentaires. Parallèlement, le gouvernement syrien nous a informés qu'il mettait en place un plan d'urgence au cas où davantage de Libanais se dirigeraient vers la Syrie", a ajouté Mme al-Madaien.


Israël occupera une partie du sud du Liban après la guerre, déclare son ministre de la Défense

 Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz. (AFP)
Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz. (AFP)
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  • "Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d'Israël) ne seront pas garanties"
  • "Toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies conformément au modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza"

JERUSALEM: Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz.

"A la fin de cette opération, Tsahal (l'armé israélienne, NDLR) s'installera dans une zone de sécurité à l'intérieur du Liban, sur une ligne défensive contre les missiles antichars, et maintiendra le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu'au Litani", fleuve qui s'écoule à une trentaine de kilomètres au nord de la ligne de démarcation entre Israël et le Liban, a déclaré M. Katz, dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d'Israël) ne seront pas garanties", a ajouté M. Katz.

"Toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies conformément au modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza, afin d'éliminer une fois pour toutes les menaces le long de la frontière qui pèsent sur les habitants du nord", a encore ajouté M. Katz en référence à deux villes de la bande de Gaza dévastées par les opérations militaires d'Israël dans sa guerre contre le Hamas après le 7 octobre 2023.

Le Liban a été entraîné dans la guerre entre Israël et les Etats-Unis d'une part et l'Iran d'autre part par une attaque le 2 mars du mouvement islamiste Hezbollah contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour du conflit.

Depuis lors, les frappes israéliennes massives sur le pays du Cèdre ont tué plus de 1.200 personnes et en ont blessé plus de 3.600, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. L'armée israélienne affirme elle avoir éliminé "850 terroristes" au Liban.

M. Katz ne cesse de multiplier les déclarations martiales à l'encontre du Liban et des Libanais.

Dimanche, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a indiqué lui avoir écrit pour exprimer ses "vives préoccupations concernant (des propos tenus récemment par des responsables israéliens) qui sapent le respect du droit international humanitaire" et dénotent selon elle une volonté de s'y soustraire.

Dans une copie de la lettre publiée par HRW, cette dernière lui reproche nommément ses propos du 16 mars, dans lesquels il menaçait déjà d'empêcher le retour des personnes ayant fui la région au sud du Litani.

"Utiliser le refus du retour des civils comme outil de négociation constitue un déplacement forcé, ce qui est interdit par les lois de la guerre et peut constituer un crime de guerre", écrit l'ONG.

Depuis le 2 mars, le Hezbollah a tiré "entre 4.000 et 5.000 roquettes, drones et missiles, ainsi que des mortiers (...) en direction d'Israël, certains en direction de nos troupes, d'autres vers des communautés civiles", a déclaré mardi le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée israélienne.


Liban: fin de l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth

Le silo à grains du port de Beyrouth endommagé quatre jours après une explosion monstrueuse qui a fait plus de 220 morts, le 8 août 2020. (AFP)
Le silo à grains du port de Beyrouth endommagé quatre jours après une explosion monstrueuse qui a fait plus de 220 morts, le 8 août 2020. (AFP)
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  • Le juge Tarek Bitar a clôturé l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth en 2020, ouvrant la voie à d’éventuels renvois devant le tribunal de dizaines de responsables politiques, militaires et fonctionnaires interrogés
  • L’explosion, provoquée par 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées sans précaution, avait fait plus de 220 morts et est devenue un symbole de l’impunité au Liban, l’enquête ayant été bloquée par l’hostilité politique avant d’être reprise en 2025

BEYROUTH: Le juge chargé du dossier de l'explosion au port de Beyrouth en 2020 a clôturé son enquête, ouvrant la voie à de possibles renvois devant le tribunal des dizaines de personnes auditionnées au cours des investigations, a indiqué lundi une source judiciaire à l'AFP.

"Le juge d'instruction en charge de l'enquête, Tarek Bitar, a clôturé son enquête" près de six ans après l'explosion qui a ravagé une partie de la capitale libanaise le 4 août 2020 et fait plus de 220 morts, a précisé cette source judiciaire.

Le magistrat a transmis le dossier au procureur général de la Cour de cassation pour avis, avant d'éventuels renvois devant le tribunal, a ajouté cette source.

Près de 70 personnes, dont des personnalités politiques, des responsables des services de sécurité et de l'armée ainsi que des fonctionnaires, avaient été convoquées au cours de l'enquête, a détaillé la source judiciaire. Certaines d'entre elles avaient refusé de répondre aux convocations du juge et d'être interrogées.

Le dossier judiciaire de la déflagration du port est devenu un symbole de l'impunité, le juge d'instruction ayant dû interrompre son enquête en janvier 2023 face à l'hostilité d'une grande partie de la classe politique, notamment du Hezbollah qui accusait le magistrat de partialité.

Il avait été poursuivi un temps pour insubordination, mais avait pu reprendre son enquête début 2025 après l'arrivée au pouvoir d'un nouveau gouvernement et d'un nouveau président qui avaient promis de préserver l'indépendance de la justice.

Considérée comme l'une des plus grandes explosions non nucléaires de l'Histoire, l'explosion du port avait été provoquée par un incendie dans un entrepôt où était stocké sans précaution du nitrate d'ammonium, malgré des avertissements répétés aux plus hauts responsables.

La cargaison de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, transportée à bord d'un navire, le Rhosus, était arrivée au port de Beyrouth en novembre 2013.

Les autorités portuaires avaient stocké cette marchandise dans un entrepôt délabré, selon des responsables libanais, tandis que le Rhosus, immobilisé après le lancement de poursuites contre le propriétaire, avait coulé dans le port en 2018.

Un premier juge chargé en 2020 de l'enquête avait jeté l'éponge après avoir inculpé l'ex-Premier ministre, Hassan Diab, et trois anciens ministres.