Libye: une médiation pour mettre fin à des combats dans l'ouest

Une photo prise lors d'une tournée des médias organisée par le bureau des médias du ministère libyen de la Défense montre des membres d'une unité militaire déployée dans la ville de Zawiya, dans l'ouest du pays, le 14 mai 2023, à la suite d'affrontements entre groupes armés. (Photo, AFP)
Une photo prise lors d'une tournée des médias organisée par le bureau des médias du ministère libyen de la Défense montre des membres d'une unité militaire déployée dans la ville de Zawiya, dans l'ouest du pays, le 14 mai 2023, à la suite d'affrontements entre groupes armés. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 14 mai 2023

Libye: une médiation pour mettre fin à des combats dans l'ouest

  • De nouveaux combats ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi, après la mort d'un membre de l'un des groupes armés de la ville, sur fond de lutte d'influence
  • Aucun bilan officiel n'a été communiqué pour le moment, mais des médias locaux ont fait état  de deux civils tués et deux autres blessés

ZAWIYA: Une force pro-gouvernementale a annoncé prendre position dimanche à Zawiya, dans l’ouest de la Libye, pour s'interposer entre groupes armés locaux qui s'affrontent depuis des semaines dans des secteurs résidentiels de la ville.

De nouveaux combats ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi, après la mort d'un membre de l'un des groupes armés de la ville, sur fond de lutte d'influence.

Aucun bilan officiel n'a été communiqué pour le moment, mais des médias locaux ont fait état  de deux civils tués et deux autres blessés.

La "Force mixte des opérations sécuritaires", qui dépend du gouvernement libyen basé à Tripoli, a indiqué dimanche qu'elle s'était "déployée, sur ordre des autorités militaires suprêmes, dans les secteurs des combats à Zawiya".

Nous "avons réussi, grâce aussi à la médiation des notables et chefs de tribus de la ville, à faire cesser les combats", a déclaré à l'AFP le général Akram Douwa, porte-parole de cette force.

Dimanche, des unités pro-gouvernementales ont pris positions sur les lignes de démarcation entre les secteurs d'influence des groupes armés dans la ville.

Située à 45 kilomètres à l'ouest de la capitale et troisième plus grande ville de l'Ouest de la Libye, Zawiya, est un des principaux points de départ des embarcations illégales de migrants originaires d'Afrique sub-saharienne vers l'Italie.

La ville connaît régulièrement des frictions entre groupes armés qui s'adonnent à la traite des êtres humains et à d'autres trafics, comme la contrebande de carburant.

Fin avril, après plusieurs jours d’affrontements violents, des habitants de la ville étaient descendus protester et exprimer leur ras-le-bol contre la présence de groupes armés et les violences, mettant la vie des civils en danger.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos et les divisions avec notamment une multitude de groupes armés qui agissent souvent en toute impunité.

Deux gouvernements se disputent le pouvoir en Libye, l'un installé dans l'ouest et reconnu par l'ONU, et l'autre basé dans l'Est, soutenu par le camp de l'homme fort de l'est, Khalifa Haftar, et la Chambre des représentants.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.