Trois personnes arrêtées après la mort d'un petit garçon libanais effrayé par des scènes d'horreur filmées pour TikTok

Le petit garçon libanais Mohammed Haydar Istanbouli, âgé de six ans, mort d'une crise cardiaque après avoir vu des filles vêtues de noir, le visage couvert, et portant des épées, dans des scènes d'horreur filmées pour une vidéo TikTok. (Twitter)
Le petit garçon libanais Mohammed Haydar Istanbouli, âgé de six ans, mort d'une crise cardiaque après avoir vu des filles vêtues de noir, le visage couvert, et portant des épées, dans des scènes d'horreur filmées pour une vidéo TikTok. (Twitter)
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Publié le Mardi 16 mai 2023

Trois personnes arrêtées après la mort d'un petit garçon libanais effrayé par des scènes d'horreur filmées pour TikTok

  • Mohammed Haydar Istanbouli, âgé de six ans, a été atteint d’une crise cardiaque mortelle après avoir vu des filles vêtues de noir, le visage couvert et portant des épées
  • Le cardiologue précise qu'il n'est pas facile de dire si la victime avait une prédisposition à cela, ou une malformation congénitale non décelée

DUBAI: Trois suspects ont été arrêtés pour leur responsabilité présumée dans la mort d'un petit garçon libanais qui a été terrassé par une crise cardiaque lorsqu'il a vu des scènes d'horreur filmées pour TikTok.

Mohammed Haydar Istanbouli, âgé de six ans, jouait dans son quartier de la ville côtière libanaise de Tyr, près des ruines romaines, lorsqu'il a vu deux filles vêtues de noir qui couraient, portant des épées.

On pense que la scène a effrayé Mohammed Istanbouli lorsqu'il les a vues courant la tête couverte, dans une séquence qui était supposée être filmée pour une utilisation future sur TikTok.

Le garçon, qui a eu une crise cardiaque, est décédé.

Un agent des Forces de sécurité libanaises a affirmé à Arab News sous couvert d'anonymat que deux jeunes filles de moins de 18 ans et un homme, qui pilotait un drone équipé d’une caméra qui filmait, avaient été arrêtés mardi dans l'attente d'une enquête plus approfondie de la part des procureurs.

Le cardiologue, Dr Afif Khafaja, qui a effectué l'autopsie du petit Istanbouli, a précisé à Arab News qu'il n'était pas facile de dire si le garçon avait une prédisposition ou une malformation congénitale non décelée.

Le Dr Khafaja a ajouté: «Dans la pratique, il doit y avoir des causes pour que de tels cas de crises cardiaques soudaines se produisent.»

«Manifestement, ce garçon doit avoir souffert d'une quelconque prédisposition telle qu'une anomalie congénitale ou un rythme cardiaque irrégulier, ou une situation médicale particulière dans son aorte.»

Le cardiologue a déclaré dans son rapport médical que Mohammed Istanbouli est décédé le 12 mai des suites d'une grave attaque cardiaque qui a entraîné une crise suivie d'une congestion pulmonaire aiguë.

Il a ajouté: «Habituellement, de telles conditions se produisent en cas de stress pour un enfant souffrant d'une anomalie congénitale non diagnostiquée.»

«Les patients souffrant de telles conditions pourraient être sauvés si un choc électrique (via un défibrillateur) est appliqué au cœur pour ramener le rythme à la normale.»

L'agent des Forces de sécurité libanaises a affirmé que le père du garçon avait déposé une plainte pénale contre ceux qu'il estimait responsables de la mort de son fils.

La procureure générale du Liban-Sud, la juge Diala Wansa, a maintenu les trois suspects en détention dans l'attente d'une enquête plus approfondie.

Les médias locaux ont rapporté le fait que deux jeunes femmes et deux hommes – qui travaillent dans la vidéographie – n'avaient pas obtenu l'autorisation de la Direction générale des antiquités du Liban pour filmer dans les ruines romaines de Tyr.

L'officier des Forces de sécurité a indiqué: «Le quatrième suspect ne s'est pas présenté pour l’enquête.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".