Un TikTokeur saoudien gagne plus d'un million de dollars en quelques minutes lors d'une «battle» en direct

La plate-forme recevrait la part du lion de ce montant, selon les utilisateurs des réseaux sociaux. (Source/Twitter)
La plate-forme recevrait la part du lion de ce montant, selon les utilisateurs des réseaux sociaux. (Source/Twitter)
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Publié le Vendredi 28 avril 2023

Un TikTokeur saoudien gagne plus d'un million de dollars en quelques minutes lors d'une «battle» en direct

  • La «battle» de Qaied al-Majd avec l'influenceur concurrent Youssef a attiré 950 000 abonnés
  • Les réactions des utilisateurs des réseaux sociaux ont varié, certains célébrant cette victoire et d'autres la critiquant

LONDRES: Jeudi, une vidéo du TikTokeur saoudien Qaied al-Majd est devenue virale après qu’il a relevé l'un des plus grands défis de la plate-forme de réseaux sociaux, remportant 4 millions de riyals saoudiens (1,1 million de dollars) en quelques minutes.

Une «battle» en direct sur TikTok mercredi entre Al-Majd et l'influenceur pakistanais Youssef a été vue par plus de 950 000 abonnés, qui ont payé la somme en applaudissant les streamers, a rapporté Al-Arabiya.

Les utilisateurs, qui ont déclaré que la «battle» avait duré cinq minutes, ont émis l'hypothèse que la plate-forme recevrait la part du lion des gains, soit près de 2,6 millions de riyals saoudiens (1 RS = 0,24 euro), la part de Al-Majd étant de 700 000 RS. Youssef, qui était en compétition avec Al-Majd, recevra probablement 500 000 RS.

Les «battles» en direct sur TikTok sont des compétitions en temps réel dans lesquelles les streamers se défient. Les abonnés décident du gagnant et, tout en regardant la «battle», envoient des coins (monnaie virtuelle) que les gagnants peuvent échanger contre de l'argent.

Les sommes importantes remportées par les deux TikTokeurs ont été perçues différemment par les utilisateurs des réseaux sociaux, certains célébrant l'événement et d'autres le désapprouvant.

Noura al-Tamimi a exprimé sa fierté dans un tweet, en disant: «Notre fils l’a remporté haut la main. Bien mérité.»

«Puissiez-vous danser joyeusement demain et tous les jours. Seul le bonheur convient à ce visage», a tweeté un autre utilisateur. 

Abdelrahmane al-Thouwaibi s’est toutefois dit consterné, écrivant sur le réseau social que «les followers sont là et se multiplient. Ils constituent l'élément le plus important du système, car ce sont eux qui ont rendu ces influenceurs célèbres. Les choses ont ensuite évolué et les abonnés ont commencé à payer les influenceurs pour les soutenir – on ne sait jamais, ils pourraient même les embaucher à l'avenir».

Un autre utilisateur des réseaux sociaux, le Dr Walid al-Zamel, a estimé que la société laissait tomber sa jeunesse. «La société ne comprend pas les besoins des jeunes pour y répondre, mais elle est plutôt en conflit avec eux. Blâmer uniquement les jeunes ne suffira pas. Ce qui pourrait faire la différence, c'est de comprendre le langage des jeunes et leur façon de penser. Ensuite, essayer d'exploiter leurs énergies pour servir le pays», a-t-il écrit. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.