Au moins neuf morts en Italie après des inondations, le GP de F1 annulé

Cette photo fournie par la police italienne des carabiniers montre des champs inondés dans la région d'Émilie-Romagne, dans le nord de l'Italie, le 17 mai 2023 (Photo, AP).
Cette photo fournie par la police italienne des carabiniers montre des champs inondés dans la région d'Émilie-Romagne, dans le nord de l'Italie, le 17 mai 2023 (Photo, AP).
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Publié le Jeudi 18 mai 2023

Au moins neuf morts en Italie après des inondations, le GP de F1 annulé

  • Les autorités régionales ont fait état jusqu'à présent de neuf morts, dont la majorité dans les régions de de Forli et Cesena
  • Les rues de nombreuses localités en plaine ont été submergées par les eaux après d'abondantes précipitations et beaucoup d'habitants se sont retrouvés piégés

CESENA: Des inondations causées par de fortes pluies en Emilie-Romagne, dans le centre-Nord de l'Italie, ont fait au moins neuf morts, plusieurs disparus et des milliers d'évacués, entraînant l'annulation du Grand Prix de Formule 1 prévu ce weekend dans la région.

"Malheureusement le nombre de victimes s'est aggravé", a déclaré devant la presse Irene Priolo, vice-présidente de la région, estimant à "plus de 10 000" le nombre de personnes évacuées.

Les autorités régionales ont fait état jusqu'à présent de neuf morts, dont la majorité dans les régions de de Forli et Cesena.

Les rues de nombreuses localités en plaine ont été submergées par les eaux après d'abondantes précipitations et beaucoup d'habitants se sont retrouvés piégés, contraints de se réfugier dans les étages ou sur les toits de leurs maisons, tandis que de nombreuses routes locales étaient impraticables.

Selon le ministre de la Protection civile Nello Musumeci, 50 000 personnes sont privées d'électricité.

"Si nous avions conçu un réseau de distribution de l'eau de pluie capable d'absorber 1 000 millimètres en 12 mois, nous devons penser maintenant à un système qui devra absorber 500 millimètres en 48 heures", a-t-il commenté.

"Rien ne sera plus comme avant car ce processus de tropicalisation qui monte de l'Afrique touche aussi aussi l'Italie", a ajouté M. Musumeci.

«Conséquence d'un changement climatique en cours»

La répétition des événements climatiques extrêmes "peut être la conséquence d'un changement climatique en cours", a déclaré le colonel Paolo Capizzi du service météo de l'armée de l'air.

"Tôt ou tard, le déficit en eau est comblé, mais parfois de manière trop rapide", ajoute l'expert, rappelant la sécheresse des derniers mois en Italie et prévoyant pour "les prochains jours la même instabilité" météorologique.

"Moi qui suis née ici, je n'ai jamais vu ça, cette fois-ci nous avons vraiment peur", a déclaré Simona Matassoni, propriétaire de l'hôtel Savio à Cesena, sur la côte adriatique, jointe par téléphone.

Dans la nuit de mardi à mercredi, des résidents des environs de la commune de Forli, où la première victime a été retrouvée, fuyaient pieds nus, choqués, dans l'obscurité, avec de l'eau jusqu'à la poitrine, selon un photographe de l'AFP sur place.

Annulation du GP de Formule 1

À Imola, où devait se tenir dimanche le Grand Prix de F1, le fleuve Santerno qui borde les pistes est en crue et la direction de la course a annoncé mercredi l'annulation de l'épreuve.

"C'est une décision responsable en raison de la situation que vivent les villes et villages de la région. Cela ne serait pas juste d'accroître la pression sur les autorités locales et les services d'intervention dans une période difficile", a expliqué le promoteur de la F1, Formula One, dans un communiqué.

Si la piste elle-même n'est pas inondée, l'enceinte du circuit est, à plusieurs endroits, sous l'eau d’après les photos de journalistes présents sur place.

La protection civile italienne a indiqué que 14 rivières étaient sorties de leur lit entre mardi et mercredi et que 23 communes étaient inondées.

Elle a appelé sur Twitter à prendre des "précautions maximales", alors que les maires de la région exhortaient leurs concitoyens à se réfugier en altitude.

Les habitants "ne doivent aller dans des caves ou sous-sols sous aucun prétexte, et éviter les rez-de-chaussée si possible", a prévenu le maire de Cesena, Enzo Lattuca, sur Facebook.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a exprimé mercredi son soutien aux personnes affectées par les crues, assurant que le gouvernement était "prêt à intervenir avec l'aide nécessaire".

L'Emilie-Romagne avait déjà été touchée il y a deux semaines par de fortes pluies qui avaient provoqué des inondations et des glissements de terrain faisant deux morts et provoquant des dégâts dans l'agriculture d'environ 300 millions d'euros, selon le syndicat Coldiretti.

Cette dépression qui frappe le plus durement l'Italie a également provoqué des inondations de l'autre côté de l'Adriatique, en Croatie et en Bosnie, sans faire de victimes pour le moment.


Malgré les menaces de Téhéran, les discussions continuent "à un rythme rapide" selon Trump

Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
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  • Les pourparlers États-Unis–Iran sont fragiles, entre annonces d’accords et suspension du dialogue.
  • Malgré les discussions, les frappes et menaces d’escalade régionale se poursuivent, alimentant l’instabilité

TEHERAN: Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient "à un rythme rapide" et qu'une détente se profilait au Liban, comme exigé par la partie iranienne.

Un peu plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim avait affirmé que les négociateurs du pays avaient "suspendu" le dialogue indirect avec Washington à cause des "crimes" qu'Israël "continue à commettre", sans que cette information ne soit confirmée de source officielle iranienne.

"Les Etats-Unis sont directement responsables d'une violation du cessez-le-feu contre l'Iran, et d'une violation du cessez-le-feu par le régime israélien contre le Liban", a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont estimé que "les lignes rouges franchies" à Gaza et au Liban équivalaient "à une guerre directe", en référence aux frappes quasi quotidiennes d'Israël dans le territoire palestinien et à son offensive dans le pays voisin.

"En réponse", l'Iran "est déterminé à mener des opérations défensives" et à "ouvrir de nouveaux fronts", ont averti les Gardiens.

Mais Donald Trump a annoncé avoir obtenu auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'engagement de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, et auprès du Hezbollah pro-iranien celui de "cesser totalement le feu".

"Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a-t-il écrit.

Peu après, l'ambassade du Liban aux Etats-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.

- Le pétrole fébrile -

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

D'autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie "à ce stade" des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump, qui a affirmé dimanche soir qu'un protocole d'accord devrait stipuler "très clairement que l'Iran n'aura(it) pas d'arme nucléaire".

Autre dossier clé des discussions, la navigation maritime. Selon Tasnim, l'Iran compte continuer à verrouiller le détroit d'Ormuz, et envisage de perturber le trafic dans celui de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique - ce qui bloquerait l'accès au canal de Suez via la mer Rouge et contraindrait les navires à d'énormes détours.

Un navire a été touché par un projectile dans le Golfe qui a déclenché une forte explosion, a indiqué sans plus de détails l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans ce contexte, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole brut, est brutalement reparti à la hausse (jusqu'à environ +7%) avant de ralentir quelque peu et de terminer la séance en hausse de 4,24% à 94,98 dollars.

- Washington défend des frappes "défensives" -

L'Iran avait plus tôt dans la journée accusé les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les Gardiens iraniens avaient dit avoir riposté en attaquant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays visé - mais le Koweït a intercepté des missiles et drones "hostiles" et les a attribués à l'Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".