Une enquête ouverte à Avignon sur des dizaines d'affiches représentant Macron en Hitler

Une enquête pour injure publique envers le président et provocation à la rébellion a été ouverte après la découverte sur des dizaines de panneaux publicitaires d'Avignon d'affiches caricaturant Emmanuel Macron en Adolf Hitler. (AFP)
Une enquête pour injure publique envers le président et provocation à la rébellion a été ouverte après la découverte sur des dizaines de panneaux publicitaires d'Avignon d'affiches caricaturant Emmanuel Macron en Adolf Hitler. (AFP)
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Publié le Jeudi 18 mai 2023

Une enquête ouverte à Avignon sur des dizaines d'affiches représentant Macron en Hitler

  • Ces affiches présentent Macron en costume, les cheveux grisonnants et les chiffres «49.3» en guise de moustache, encadré des mots «Non merci» et du hashtag #agirousubir
  • Les auteurs de ce placardage encourent des peines de deux mois de prison et 7 500 euros d'amende au titre de la provocation à la rébellion, et 12 000 euros d'amende délictuelle pour l'injure au président

MARSEILLE: Une enquête pour injure publique envers le président et provocation à la rébellion a été ouverte après la découverte sur des dizaines de panneaux publicitaires d'Avignon d'affiches caricaturant Emmanuel Macron en Adolf Hitler, a-t-on appris jeudi auprès de la procureure.

Ces affiches, une trentaine placardées sur les quelque 120 panneaux publicitaires de la ville selon la municipalité qui a annoncé avoir porté plainte, sont une reproduction d'une fresque murale réalisée par l'artiste Letko à Avignon, avant d'être effacée en avril à la demande de l'agglomération du Grand Avignon, propriétaire du bâtiment où elle avait été peinte.

Elles présentent le chef de l'Etat en costume, les cheveux grisonnants et les chiffres "49.3" en guise de moustache (en référence à l'article de la Constitution utilisé pour faire passer la réforme des retraites à l'Assemblée nationale), encadré des mots "Non merci" et du hashtag #agirousubir, selon des photos publiées par le quotidien La Provence.

Le ou les auteurs de ce placardage sauvage encourent des peines de deux mois de prison et 7.500 euros d'amende au titre de la provocation à la rébellion, et 12.000 euros d'amende délictuelle pour l'injure au président, a précisé la procureure d'Avignon Florence Galtier.

"De tels agissements sont inacceptables et extrêmement graves et dangereux pour notre démocratie, pour ce qu'ils véhiculent en amalgames et raccourcis historiques", a réagi dans un communiqué transmis à l'AFP la maire PS Cécile Helle.

"Notre République est depuis toujours fondée sur le respect citoyen des élus, de l'échelon local aux plus hautes fonctions de président de la République", ajoute l'élue.

La préfète de Vaucluse Violaine Demaret a de son côté condamné "fermement le caractère injurieux de ces affiches" dans un communiqué distinct. "Si la liberté d’expression doit être respectée, elle ne doit pas pour autant conduire à des amalgames avec les heures plus sombres de notre Histoire", a-t-elle ajouté.

"Jusqu’où iront-ils dans l’indignité et dans l’abject? Il est grand temps de sanctionner de la façon la + sévère possible ceux qui s’adonnent à de telles campagnes odieuses. Condamnation totale, et soutien à @EmmanuelMacron", a réagi quant à lui sur Twitter le président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur Renaud Muselier, ex-LR qui a rallié le président de la République.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".