Macron dénonce l'agression «inacceptable» d'un petit-neveu de sa femme

Jean-Alexandre Trogneux s'adresse à la presse un jour après que son fils Jean-Baptiste Trogneux, également petit-neveu de la première dame française Brigitte Macron, a été attaqué par des manifestants antigouvernementaux, à Amiens le 16 mai 2023 (Photo, AFP).
Jean-Alexandre Trogneux s'adresse à la presse un jour après que son fils Jean-Baptiste Trogneux, également petit-neveu de la première dame française Brigitte Macron, a été attaqué par des manifestants antigouvernementaux, à Amiens le 16 mai 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 17 mai 2023

Macron dénonce l'agression «inacceptable» d'un petit-neveu de sa femme

  • «La violence n'a pas sa place en démocratie (...) Aucune forme de violence ne se justifie», a affirmé le chef de l'Etat
  • Les agresseurs l'ont frappé à la tête, aux bras et aux jambes, injuriant «le président, son épouse et notre famille», avant de prendre la fuite

LILLE: Le président français Emmanuel Macron a dénoncé mardi l'agression "inacceptable" et "inqualifiable" d'un petit-neveu de son épouse en marge d'une manifestation contre la très contestée réforme des retraites, une attaque également fustigée par des élus de droite comme de gauche dans le pays.

"La violence n'a pas sa place en démocratie (...) Aucune forme de violence ne se justifie", a affirmé le chef de l'État français à son arrivée à un sommet du Conseil de l'Europe à Reyjkavik.

Brigitte Macron s'était auparavant indignée, dans une déclaration transmise à l'AFP, face à "la lâcheté, la bêtise et la violence" des auteurs de l'agression.

"Je suis en solidarité totale avec ma famille", a-t-elle affirmé. "J'ai à plusieurs reprises dénoncé cette violence qui ne peut que mener au pire".

Lundi soir, dans le centre-ville d'Amiens (nord), peu après une interview du président français au journal télévisé, le petit-neveu de Mme Macron, Jean-Baptiste Trogneux, 30 ans, a été reconnu et pris à partie par un groupe qui participait à une "casserolade" (concert de casseroles) contre la loi sur les retraites, a raconté son père, Jean-Alexandre Trogneux.

Les agresseurs l'ont frappé à la tête, aux bras et aux jambes, injuriant "le président, son épouse et notre famille", avant de prendre la fuite quand trois voisins sont intervenus, a-t-il décrit.

Jean-Baptiste "a une ou deux côtes cassées, au scanner cérébral il y a un hématome dont on espère que ça restera bénin, il a trois doigts foulés", a-t-il détaillé en début de soirée, précisant que son fils était rentré chez lui.

Huit personnes ont été interpellées lundi soir et étaient toujours en garde à vue mardi, selon une source policière.

L'adjoint à la sécurité de la ville, Hubert de Jeanlis, a dénoncé l'action "d'une poignée d'agités du bocal", qui participent régulièrement à de petites manifestations non déclarées, dans le sillage de la mobilisation sur les retraites.

"On a beau ne pas être d'accord, en colère, on ne s'en prend pas au président, on ne s'en prend pas à la famille, aux gens physiquement !", s'indignait mardi soir devant la chocolaterie Williams Lefevre, 61 ans, pourtant "pas du tout d'accord" avec le chef de l'État.

«Acte lâche»

L'agression a suscité une pluie de réactions politiques. "De pire en pire ! Et maintenant la famille du président de la République", a commenté le député de la majorité présidentielle, Karl Olive.

"Oui au débat démocratique, non à la violence et à la terreur", a dénoncé le patron du parti de droite Les Républicains, Eric Ciotti, demandant une sanction "implacable" contre les agresseurs.

"Je suis horrifiée". "Ce type d'agissements doit être sanctionné très sévèrement par la justice", a abondé la cheffe de file de l'extrême droite Marine Le Pen.

Jean-Luc Mélenchon, le leader de la gauche radicale, vent debout contre la réforme des retraites, a également condamné l'agression, tout en adressant une critique au chef de l'État. "Je lui exprime ma compassion et je joins ma protestation à la sienne. Je demande à Macron et Madame d'en faire autant pour nos amis agressés ou menacés", a-t-il tweeté.

L'agression a eu lieu en marge d'une casserolade. Ces concerts de casseroles n'ont pas cessé depuis le passage en force au parlement et la promulgation mi-avril de la très contestée réforme des retraites qui a déclenché une vague de colère dans le pays.

Si elles ne réunissent parfois que quelques dizaines de personnes, elles sont organisées quasiment à chaque déplacement d'Emmanuel Macron, de la cheffe du gouvernement ou d'un ministre, mais aussi pendant les allocutions télévisées du chef de l'État.

Les violences contre les élus et leur famille sont en hausse en France. En 2022, une augmentation de 32% des faits de violence physique ou verbale contre les élus a ainsi été enregistrée, selon le ministère de l'Intérieur.

La semaine passée, le maire d'une commune du littoral atlantique, dont le domicile a été la cible d'un incendie volontaire, a démissionné : il subissait depuis des semaines la pression de groupuscules d'extrême droite opposés au déplacement d'un centre d'accueil de demandeurs d’asile près d'une école de la commune.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.