L'Égypte et Oman soutiennent les efforts diplomatiques visant à résoudre les crises régionales

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, passant en revue une garde d'honneur avec le sultan d'Oman, Haitham ben Tariq al-Saïd, au palais Al-Ittihadiya au Caire, le 21 mai 2023. (Photo, Reuters)
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, passant en revue une garde d'honneur avec le sultan d'Oman, Haitham ben Tariq al-Saïd, au palais Al-Ittihadiya au Caire, le 21 mai 2023. (Photo, Reuters)
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Publié le Lundi 22 mai 2023

L'Égypte et Oman soutiennent les efforts diplomatiques visant à résoudre les crises régionales

  • Le président Abdel Fattah al-Sissi et le sultan Haitham ben Tariq tiennent d’importants pourparlers au Caire
  • Al-Sissi félicite Oman pour sa Vision 2040 lors du premier voyage officiel du sultan en Égypte depuis qu'il est devenu chef de l'État

LE CAIRE: L'Égypte et Oman ont souligné la nécessité d'intensifier les efforts diplomatiques visant à résoudre les crises régionales, dans l'intérêt des pays arabes et de leurs peuples.

Cet appel a été fait dans le cadre de pourparlers qui se tiennent au Caire entre le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le sultan omanais, Haitham ben Tariq al-Saïd. 

Les deux dirigeants ont procédé à un échange des plus hautes décorations de leurs pays respectifs pour célébrer la visite du sultan Haitham en Égypte.

Le ministre égyptien du Commerce et de l'Industrie, Ahmed Samir, a confirmé que le volume des échanges commerciaux entre l'Égypte et Oman avait augmenté de 66% en 2022, pour atteindre 1,08 milliard de dollars (un euro = 1,08 dollars), contre 651 millions de dollars en 2021.

Ahmed Samir a précisé que les investissements égyptiens à Oman s'élevaient à 860 millions de dollars, effectués dans 142 projets publics dans les domaines du tourisme, de l'investissement et des infrastructures.

Ces commentaires faisaient partie de son discours prononcé au Forum des affaires égypto-omanais.

Le sultan Haitham effectue une visite de deux jours en Égypte, à l'invitation du président égyptien. Cette visite est la première qu'il effectue en Égypte depuis son accession au pouvoir en janvier 2020.

Ahmed Fahmi, porte-parole de la présidence égyptienne, a déclaré que les deux dirigeants avaient exprimé leur satisfaction au sujet de l'augmentation continue du commerce, et ont souligné leur intérêt dans le renforcement des efforts de promotion du commerce auprès des autorités compétentes de leurs pays.

Ils ont également discuté des moyens d'échanger le savoir-faire et les expériences des deux pays afin de réaliser le développement des institutions et de moderniser leurs autorités administratives respectives.

Au cours de ses entretiens avec le dirigeant omanais, Abdel Fattah al-Sissi a exprimé ses meilleurs vœux pour le succès d’Oman dans la réalisation du processus de développement global de sa Vision 2040.

Al-Sissi a s’est félicité des relations d’amitié historiques entre l'Égypte et Oman, constituées au cours de décennies de solidarité, de renforcement et d'unité face aux crises et aux défis.

Le président égyptien a réaffirmé le souci de son pays de promouvoir ces relations exceptionnelles d'une manière qui serve les intérêts des deux peuples frères et de toute la nation arabe.

Le sultan a salué les relations particulières égypto-omanaises et les liens d'amitié et de fraternité qui unissent les deux peuples à travers leur Histoire.

Il a également souligné la volonté d'Oman de renforcer les cadres de coopération existant entre les deux pays et d'ouvrir de nouveaux horizons à la coopération bilatérale dans tous les domaines.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: les explosions israéliennes près d'un château menacent l'accord-cadre bilatéral, dit le président

De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Liban accuse Israël de menacer l'accord-cadre bilatéral après de puissantes explosions près du château de Beaufort, attribuées à la destruction de tunnels du Hezbollah
  • Israël affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah après une violation du cessez-le-feu, tandis que de nouveaux pourparlers sont prévus à Rome

BEYROUTH: Le Liban a jugé vendredi que les explosions massives provoquées par l'armée israélienne, pour selon elle détruire des tunnels du Hezbollah, près du château de Beaufort, dans le sud, menaçaient l'application de l'accord-cadre bilatéral conclu récemment.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", classée par l'Unesco, a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé "une escalade extrêmement dangereuse (...) et une menace directe" pour la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous égide américaine.

Cet accord prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus.

"Le timing de ces agressions (...) envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité", à quelques jours de ces nouveaux pourparlers, a déploré la présidence dans un communiqué.

Les explosions ont "provoqué des ondes équivalant à celles d'un séisme", a-t-elle pointé.

L'Ani a fait ensuite état dans la soirée de trois nouveaux dynamitages israéliens "violents" dans la région méridionale de Marjeyoun.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "les agressions israéliennes continues dans le sud, sous forme d'explosions, bombardements et destructions méthodiques", y compris "les atteintes aux sites archéologiques".

Le château de Beaufort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions "pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse", dont l'ampleur "ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain", actuellement impossible.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a entendu d'énormes déflagrations et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région. Des fenêtres ont été brisées dans des maisons de villages alentour, selon l'Ani.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région", utilisant quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que l'opération faisait suite à une  "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne avait accusé le mouvement chiite pro-iranien d'avoir lancé un drone explosif contre un de ses véhicules dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

Mais il a appelé vendredi le pouvoir libanais à agir "à tous les niveaux politiques et diplomatiques pour la cessation des crimes de destruction commis par l'ennemi".

Le mouvement avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban.


Frappe contre un pétrolier au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime britannique

Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
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  • Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au large de Limah (Oman), près du détroit d'Ormuz, causant des dégâts à la salle des machines, sans faire de victimes
  • Le trafic dans le détroit a chuté de 77 % sur fond de tensions entre l'Iran et les États-Unis

DUBAI: Un pétrolier a été frappé par un "projectile non-identifié" samedi au large de la ville côtière de Limah à Oman, à l'entrée du détroit d'Ormuz, a annoncé l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Selon le rapport de l'UKMTO, le "projectile non-identifié" a causé "des dommages dans la salle des machines". Aucune victime n'a été recensée indique l'agence britannique, qui précise que le navire a été touché à 11 miles nautiques (environ 20 kilomètres) de Limah.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.

La plateforme Kpler, a confirmé vendredi sur X que le trafic dans le détroit d'Ormuz a fortement chuté. "Les traversées du détroit d'Ormuz ont diminué de 77% en un jour pour tomber à seulement cinq navires, toutes concentrées dans le cadre du dispositif unilatéral iranien", indique Kpler.

"Les positions publiques des Etats-Unis et de l'Iran demeurant inconciliables, les opérateurs surveillent de près les volumes de trafic, les comportements de routage et toute évolution diplomatique susceptible de remodeler le risque sur les routes maritimes régionales dans les prochains jours", ajoute encore Kpler.


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
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  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.