La croissance de l'Arabie saoudite se poursuivra après 2030, assure Mohammed al-Jadaan

Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, s'exprimant lors du Forum économique du Qatar (Capture d'écran)
Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, s'exprimant lors du Forum économique du Qatar (Capture d'écran)
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Publié le Mercredi 24 mai 2023

La croissance de l'Arabie saoudite se poursuivra après 2030, assure Mohammed al-Jadaan

  • Lors du Forum économique du Qatar, Al-Jadaan a indiqué que l'Arabie saoudite avait des plans à long terme pour le développement de ses infrastructures
  • Le ministre des Finances a aussi indiqué que le Royaume était l'économie à la croissance la plus rapide parmi les pays du G20 en 2022

RIYAD: Le parcours de l'Arabie saoudite pour atteindre les objectifs de développement définis dans la Vision 2030 ne s'arrêtera pas à la fin de cette décennie, selon le ministre des Finances Mohammed al-Jadaan.

S'exprimant mercredi à Doha lors du Forum économique du Qatar, Al-Jadaan a indiqué que l'Arabie saoudite avait des plans à long terme pour le développement de ses infrastructures.

Ses observations ont été émises dans le cadre de ses propos sur l'initiative de la Vision 2030, lancée par le prince héritier Mohammed ben Salmane en 2016, pour diversifier l'économie du Royaume en dehors du pétrole.

«Ce parcours ne se terminera pas en 2030. C'est un parcours continu et il existe un grand nombre d'opportunités à saisir et exploiter», a affirmé Al-Jadaan.

«Vous avez pu observer les nombreux efforts déployés pour investir dans les infrastructures. Ce sont des projets à long terme. Et nous ne gardons pas cela pour nous. En fait, nous essayons de nous assurer que non seulement le CCG (Conseil de coopération du Golfe), mais la région dans son ensemble en tirent profit», a-t-il ajouté. 

Le ministre a également mis en relief les différentes étapes de développement franchies par l'Arabie saoudite ces dernières années, et a indiqué que le Royaume était l'économie à la croissance la plus rapide parmi les pays du G20 en 2022.

«Nous avons terminé avec 8,7 % de croissance économique l'année dernière. Ce qui est plus important, c'est l'économie non pétrolière, qui a augmenté de 5,4 % l'an dernier et de 5,8 % au premier trimestre 2023. Le chômage est le plus bas jamais enregistré en Arabie saoudite, tandis que l'emploi dans le secteur privé est le plus élevé jamais enregistré», a précisé le ministre.

Al-Jadaan a en outre souligné que la participation des femmes à la main-d'œuvre en Arabie saoudite était actuellement de 36 %, soit le double du chiffre d'il y a cinq ans.

Le ministre a ajouté que la région du Golfe, en particulier l'Arabie saoudite, avait tout le potentiel pour devenir une plaque tournante du commerce mondial, compte tenu de sa situation géographique unique.

«L'Arabie saoudite se trouve dans une position tout à fait unique, au milieu de routes de commerce transfrontalier, où nous relions l'Asie, l'Afrique et l'Europe. Cela vous donne un avantage concurrentiel. Et nous le voyons dans le nombre de ports classés dans le top 10 mondial, ils sont dans la région. Le Golfe possède probablement les aéroports les plus fréquentés au monde en termes de trafic international de passagers», a soutenu Al-Jadaan.

«Cette région est très prometteuse dans un monde actuellement très complexe. Cela n'est pas arrivé par hasard, mais au fil d’importants progrès exécutés grâce à une coordination de longue date, visant à diversifier l'économie.

S'exprimant lors de ce même événement, Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré que la spécificité de la région du Golfe était sa «remarquable détermination à poursuivre les réformes».

«Certains pensent que la fortune du Golfe, c'est le pétrole et le gaz. En fait, la fortune du Golfe réside dans sa détermination à mettre l'économie sur une trajectoire durable à long terme», a-t-elle fait remarquer.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.