Les étudiants marocains en Ukraine entrevoient la lumière au bout du tunnel

Après la visite du ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, à Rabat les étudiants marocains en Ukraine retrouvent l'espoir de reprendre leur cursus universitaire (Photo, @Marocdiplomatie).
Après la visite du ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, à Rabat les étudiants marocains en Ukraine retrouvent l'espoir de reprendre leur cursus universitaire (Photo, @Marocdiplomatie).
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Publié le Jeudi 25 mai 2023

Les étudiants marocains en Ukraine entrevoient la lumière au bout du tunnel

  • La visite du ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, à Rabat a apporté des éclaircissements pour les étudiants marocains en Ukraine
  • «Tous les problèmes en suspens seront résolus pour permettre aux étudiants marocains de reprendre leurs études en préservant leurs droits»

CASABLANCA: Des nuages d'incertitude ont longtemps pesé sur les esprits de milliers d'étudiants marocains en Ukraine. La pandémie et la guerre ont transformé leurs salles de classe en enclaves numériques, remplaçant le bourdonnement des discussions universitaires par le cliquetis des claviers. Mais ce lundi 22 mai, une lueur d'espoir a émergé à l'horizon, signalant peut-être la fin d’un avenir suspendu au dénouement du conflit armé qui oppose l’Ukraine à la Russie.

Diplomatie

La visite du ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, à Rabat a apporté des éclaircissements sur les modalités de suivi des cursus universitaires des étudiants marocains en Ukraine. Son engagement ferme à résoudre les problèmes administratifs, scientifiques, techniques et pédagogiques a été accueilli avec un soulagement salué par les familles.

La déclaration de Kuleba a été une véritable éclaircie dans un ciel bien couvert depuis le conflit armé pour ces étudiants, victimes collatérales de la guerre. C'est également, de l'avis des familles qui se sont exprimées sur les réseaux sociaux, une manifestation remarquée de la coopération entre le Maroc et l'Ukraine dans le domaine de l'enseignement supérieur. «Tous les problèmes en suspens seront résolus pour permettre aux étudiants marocains de reprendre leurs études en préservant leurs droits», a déclaré Kuleba lors de la conférence de presse conjointe à laquelle a participé le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Association nationale des parents des étudiants marocains en Ukraine

L'engagement de Kuleba a été salué par Abdelkader El Yousfi, le président de l'Association nationale des parents des étudiants marocains en Ukraine (ANPEMU), qui a vu dans cette rencontre un grand pas en avant vers la résolution des difficultés nécessairement mise sous le tapis en raison de l’urgence et de la guerre. 

Cependant, au-delà des promesses et des intentions exprimées, de nombreux défis restent à relever. Les documents administratifs, les attestations et les diplômes ne sont toujours pas délivrés ce qui nécessite selon le président de l’association «une attention immédiate». El Yousfi a souligné sur ses réseaux sociaux que l'ANPEMU avait déjà porté ces questions à l'attention du ministère des Affaires étrangères, avec l'espoir d'une coordination étroite avec l'ambassade du Maroc en Ukraine pour trouver une solution durable avec le ministère ukrainien de l'Enseignement supérieur.

Examens

De plus, la question persistante de l'examen «Krok», qui nécessite une présence physique et qui est particulièrement cruciale pour les étudiants de troisième année de toutes les spécialités médicales, reste un obstacle majeur pour un retour progressif à une situation que les étudiants jugeraient équitable. 

La visite de Kuleba a été un rappel poignant que, même dans les périodes de turbulence, l'éducation reste une priorité universelle. Au-delà des frontières et des conflits, c'est une priorité de tous les instants.

Le parcours des étudiants marocains en Ukraine a peut-être été semé d'embûches, mais ils ont montré une résilience et une détermination sans faille. Comme l'Ukraine elle-même, ils ont été éprouvés par la tourmente, mais ils n'ont jamais perdu de vue leur objectif ultime : une éducation de qualité qui leur ouvrira les portes d'un avenir meilleur, particulièrement dans les cursus du secteur de la santé.


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.