La tradition des manuscrits religieux sur parchemin se perpétue en Éthiopie

Un étudiant en art de l'initiative Hamere Berhan peint une œuvre d'art biblique traditionnelle sur un parchemin en peau de chèvre à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 17 mai 2023.(Photo par Amanuel Sileshi / AFP)
Un étudiant en art de l'initiative Hamere Berhan peint une œuvre d'art biblique traditionnelle sur un parchemin en peau de chèvre à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 17 mai 2023.(Photo par Amanuel Sileshi / AFP)
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Publié le Vendredi 26 mai 2023

La tradition des manuscrits religieux sur parchemin se perpétue en Éthiopie

  • Dans les monastères éthiopiens, les chants liturgiques et prières sont exclusivement dirigés à partir de ces manuscrits sur parchemin et «non d'ouvrages sur papier»
  • Pour obtenir le parchemin, des peaux de chèvre sont immergées dans l'eau pendant trois à quatre jours, puis on en retire la couche de graisse à l'intérieur et on les nettoie à nouveau

ADDIS ABEBA : D'un geste sûr, avec un stylet de bambou encré, Zelalem Mola recopie sur un parchemin un livre religieux. Ce travail long et fastidieux, explique ce prêtre orthodoxe éthiopien, préserve une tradition et des écrits anciens, tout en le rapprochant de Dieu.

A l'institut Hamere Berhan à Addis Abeba, religieux et croyants laïcs s'appliquent à retranscrire à l'identique et à la main, sur des peaux de chèvre, ouvrages liturgiques et peintures sacrées anciennes. Parchemins, stylets et encres sont préparés sur place.

«Nous avons commencé il y a quatre ans», explique Yeshiemebet Sisay, 29 ans, chargée de communication de cette association: «Ce qui nous a motivés, c'est que les manuscrits anciens sur parchemin disparaissent de notre tradition».

Ces ouvrages, dont certains ont plusieurs siècles, sont conservés essentiellement dans les monastères, où les chants liturgiques et prières sont exclusivement dirigés à partir de ces manuscrits sur parchemin et «non d'ouvrages sur papier», poursuit-elle.

Dans la cour de l'institut, dans le quartier de Piasa, centre historique de la capitale éthiopienne, des peaux de chèvres tendues sur des cadres de métal sèchent sous un soleil qui perce difficilement un ciel laiteux.

«Les peaux de chèvre ont été immergées dans l'eau pendant trois à quatre jours», explique Tinsaye Chere Ayele, 20 ans. «Puis on a retiré la couche de graisse à l'intérieur et nettoyé» la peau, poursuit le jeune homme qui s'active, armé d'un racloir artisanal, à cette tâche ingrate avec des deux autres jeunes, apparemment peu gênés par l'odeur écœurante.

- «Travail difficile»

Une fois propres et sèches, les peaux sont débarrassées de leurs poils puis découpées à la taille voulue: pages d'un livre ou support d'une peinture.

Selon Yeshiemebet Sisay, la plupart des manuscrits - certains de taille imposante - sont commandés par des particuliers qui les offrent à des églises ou des monastères.

Certains clients commandent pour eux-mêmes de petits recueils de prières ou des peintures, «reproductions d'œuvres éthiopiennes anciennes», explique-t-elle.

Fabriquer «les petits livres peut prendre un ou deux mois si le travail est collectif, les grands livres peuvent prendre un à deux ans. Si c'est une tâche individuelle, cela peut prendre encore plus de temps», souligne-t-elle, montrant des livres aux couvertures de cuir travaillé, aux textes ornés d'enluminures de couleurs vives et accompagnés d'images religieuses.

Assis dans une pièce, les pages de parchemin simplement posées sur ses genoux, sans table ni pupitre, le prêtre Zelalem Mola recopie patiemment un livre intitulé «Zena Selassie» («Histoire de la Trinité»).

Cela «va prendre beaucoup de temps. C'est un travail difficile, à commencer par la préparation du parchemin et des encres. Celui-là pourrait prendre jusqu'à six mois pour être terminé», estime-t-il.

«Nous fabriquons un stylet à partir de bambou, en aiguisant la pointe avec une lame de rasoir», montre-t-il: «On utilise un stylet différent pour chaque couleur», rouge ou noir, «des stylets à pointe fine et des stylets à pointe large selon l'épaisseur souhaitée des caractères» et «nous fabriquons les encres à partir de différentes plantes».

- Le guèze, langue liturgique-

Comme la plupart des autres ouvrages religieux, «Zena Selassie» est écrit en guèze.

Cette langue morte est restée la langue liturgique de l'Eglise orthodoxe en Ethiopie et son système d'écriture alphasyllabique - où les caractères représentent des syllabes - reste employé pour écrire l'amharique, langue nationale éthiopienne, et le tigrinya, parlé au Tigré (nord de l'Ethiopie) et en Erythrée.

«Nous copions du papier vers le parchemin pour préserver» les écrits, car «le livre en papier peut être facilement endommagé, alors que celui-ci durera longtemps si nous le protégeons de l'eau et du feu», poursuit le prêtre. Les caractères sont aussi plus grands, «ce qui peut aider les moines dans les monastères».

Ce travail «nécessite patience et concentration», souligne-t-il: «C'est difficile pour quelqu'un de calligraphier un livre jusqu'au bout, simplement d'être assis toute la journée».

«Mais grâce à notre dévotion, une lumière brille en nous» et «cela demande tant d'efforts que cela nous valorise aux yeux de Dieu».

Cette dimension spirituelle guide aussi Lidetu Tasew, 26 ans, responsable de l'éducation et la formation à l'institut, où il enseigne peinture et enluminures, auxquelles s'exercent avec application des étudiants concentrés.

Pour lui, élevé dans une église et baigné de traditions, «passer du temps ici à peindre des saints, c'est comme parler aux saints et à Dieu». «On nous a enseigné que là où l'on peint des saints est présent l'esprit de Dieu».


Des étudiants saoudiens remportent 10 prix lors d'un concours international de mathématiques

La secrétaire générale de Mawhiba, Amal Al-Hazaa, a déclaré que cette victoire est une source de fierté pour l'ensemble de la nation (SHUTTERSTOCK)
La secrétaire générale de Mawhiba, Amal Al-Hazaa, a déclaré que cette victoire est une source de fierté pour l'ensemble de la nation (SHUTTERSTOCK)
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  • La secrétaire générale de Mawhiba, Amal Al-Hazaa, a déclaré que cette victoire est une source de fierté pour l'ensemble de la nation .
  • L'équipe saoudienne a remporté deux médailles d'argent, cinq médailles de bronze et trois certificats de mérite face à 345 autres élèves.

RIYADH : Des étudiants saoudiens en mathématiques ont remporté 10 prix, face à une forte concurrence de 38 pays, lors de la 36e Olympiade annuelle de mathématiques Asie-Pacifique, a rapporté l'agence de presse saoudienne mercredi en fin de journée.

L'équipe saoudienne, représentée par la Fondation du roi Abdulaziz et de ses compagnons pour le talent et la créativité (Mawhiba) et le ministère de l'Education, a remporté deux médailles d'argent, cinq médailles de bronze et trois certificats de mérite face à 345 autres élèves.

Youssef Bakheet, de la direction de l'éducation de la Commission royale pour Jubail et Yanbu, et Muath Al-Qahtani, de la province orientale, ont reçu les médailles d'argent.

Les médailles de bronze ont été décernées à Mohammed Al-Ghamdi et Ilyas Al-Faraj de la province orientale, Ahmed Al-Shahri de Riyad, Fatima Bouali d'Al-Ahsa et Ahmed Khalawi de Jeddah.

Les certificats de mérite ont été décernés à Mohammed Hafez et Abdul Salam Al-Salmi de Médine, ainsi qu'à Youssef Khalawi de Jeddah.

Le secrétaire général de Mawhiba, Amal Al-Hazaa, a déclaré que cette victoire est une source de fierté pour toute la nation.

La participation à l'APMO faisait partie du programme Mawhiba pour les olympiades internationales, qui est organisé en partenariat stratégique avec le ministère de l'éducation.

Il s'agit de l'un des 20 programmes et initiatives qui proposent des programmes d'études avancés et des programmes d'enrichissement fournis chaque année par Mawhiba et le ministère pour les élèves talentueux.


Moussa Diaby rejoint Al-Ittihad en provenance d'Aston Villa

Diaby devrait renforcer le potentiel offensif d'Al-Ittihad. (Photos : Ittihad)
Diaby devrait renforcer le potentiel offensif d'Al-Ittihad. (Photos : Ittihad)
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  • Moussa Diaby rejoint ses compatriotes Karim Benzema et Ngolo Kante à Djeddah

RIYAD : Le français Moussa Diaby a rejoint Al-Ittihad, a annoncé le club jeudi.

L'équipe de Djeddah a posté une vidéo d'annonce dans laquelle le joueur porte le jersey noir et jaune d'Ittihad.

Il rejoindra les Tigres pour un contrat de cinq ans après avoir passé avec succès un examen médical à Alicante, en Espagne, selon un communiqué du club.

Diaby annonce dans la vidéo : "Bonjour les Tigres, je suis là", en tenant un téléphone à cadran d'époque.

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"Je suis ravi de rejoindre Al-Ittihad et de faire partie d'un projet qui vise à construire une équipe forte reflétant la riche histoire et les valeurs du club. J'ai hâte de collaborer avec mes nouveaux coéquipiers pour remporter des victoires et apporter de la joie à nos fans dévoués", a déclaré le français.

"Diaby a un palmarès impressionnant, ayant joué dans les meilleurs championnats de France, d'Allemagne et d'Angleterre, où il a démontré son talent et son habileté en tant qu'ailier", peut-on lire dans le communiqué.

Domingos Oliveira, le PDG d'Ittihad, a déclaré : "Notre comité sportif a identifié le besoin de renforcer le poste d'ailier avec un joueur exceptionnel, et nous sommes convaincus que Moussa Diaby est l'un des meilleurs joueurs qui se distinguent au niveau mondial à ce poste".

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Le milieu de terrain de 25 ans a joué 54 matchs pour Aston Villa, en Premier League anglaise, dont 25 la saison dernière, lors de l'impressionnante quatrième place du club.

En Espagne, le joueur a été accueilli par le directeur sportif de l'équipe, Ramon Planes, et a été présenté à ses nouveaux coéquipiers et au personnel technique et administratif.

Il rejoint ses compatriotes Karim Benzema et Ngolo Kante dans la ville de la côte ouest.

Le gaucher Diaby, joueur rapide et polyvalent, n'est pas connu pour marquer beaucoup de buts, mais sa menace offensive sera un avantage pour les Tigres.

Ittihad a connu une saison décevante l'année dernière, finissant en cinquième place, après avoir remporté le titre de la Saudi Pro League un an plus tôt.

Le club de Djeddah a fait appel au vétéran français Laurent Blanc comme entraîneur pour augmenter ses chances face aux trois autres grands clubs de la SPL : Al-Hilal, Al-Nassr et Al-Ahli.

L'Ittihad est actuellement en stage de pré-saison en Espagne et jouera contre Séville vendredi.

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Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le programme de reforestation côtière de l'Arabie saoudite en bonne voie

Les mangroves travaillent de concert avec les récifs coralliens et les herbiers marins pour maintenir les zones côtières en bonne santé, selon les scientifiques marins. (SPA)
Les mangroves travaillent de concert avec les récifs coralliens et les herbiers marins pour maintenir les zones côtières en bonne santé, selon les scientifiques marins. (SPA)
Les mangroves travaillent de concert avec les récifs coralliens et les herbiers marins pour maintenir les zones côtières en bonne santé, selon les scientifiques marins. (SPA)
Les mangroves travaillent de concert avec les récifs coralliens et les herbiers marins pour maintenir les zones côtières en bonne santé, selon les scientifiques marins. (SPA)
Les mangroves travaillent de concert avec les récifs coralliens et les herbiers marins pour maintenir les zones côtières en bonne santé, selon les scientifiques marins. (SPA)
Les mangroves travaillent de concert avec les récifs coralliens et les herbiers marins pour maintenir les zones côtières en bonne santé, selon les scientifiques marins. (SPA)
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  • Quelque 13 millions de plants de palétuviers ont été plantés jusqu'à présent depuis le lancement, il y a un an, de l'ambitieux programme de couverture forestière du littoral
  • Le programme vise à planter 100 millions de palétuviers le long des côtes de la mer Rouge et du golfe Persique d'ici à 2030

RIYAD : L'Arabie saoudite est en bonne voie pour atteindre son objectif de planter 100 millions de palétuviers d'ici 2030, conformément à l'Initiative verte saoudienne et à la Vision 2030 du royaume.

Quelque 13 millions de plants de palétuviers ont été plantés jusqu'à présent depuis le lancement de l'ambitieux programme de couverture forestière côtière il y a un an, indique un rapport du Centre national pour le développement de la couverture végétale et la lutte contre la désertification (NCVC) publié par l'Agence de presse saoudienne.

La plupart des projets sont actuellement menés le long de la côte de la mer Rouge, la province de Jazan arrivant en tête avec 5,5 millions de plants. La province de La Mecque suit avec 2,4 millions de plants, celle de Médine avec 2 millions, celle de Tabouk avec 1,5 million et celle d'Asir avec 1 million.

Sur la côte du golfe Persique, la province orientale en a planté 500 000 jusqu'à présent, selon le rapport. Mais avant le lancement officiel du projet le long du golfe Persique, le centre a noté que 700 000 plants avaient déjà été plantés, dont 200 000 sur l'île de Ras Abu Ali, dans le gouvernorat de Jubail, et 500 000 dans le gouvernorat d'Al-Wajh.

"Le projet comprend la mise en place de clôtures et l'entretien des plants, afin de les protéger des algues, ainsi que la protection des sites contre le pâturage et l'empiètement", a rapporté l'agence SPA.

Dans la province occidentale d'Asir, la NVCV et l'Autorité de développement de la région d'Asir (ASDA) ont lancé mercredi la campagne "Restauration des mangroves" sur les côtes de la province, dans le cadre des activités de la Journée internationale pour la conservation de l'écosystème des mangroves, qui est célébrée chaque année le 26 juillet.

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Plantation de palétuviers dans le gouvernorat d'Al-Barak de la région d'Asir. (SPA)

La campagne a débuté par la plantation de 500 plants de palétuviers sur les plages du gouvernorat d'Al-Barak. Le gouverneur d'Al-Barak, Abdullah bin Ali bin Muhya, et le maire, Nasser Saeed Al-Shahrani, ont dirigé l'événement.

"L'initiative vise à sensibiliser à l'importance de la plantation et de la protection des forêts de mangroves, à éduquer la société sur l'importance des mangroves et leur impact positif sur l'environnement, à souligner le rôle de ces arbres dans la crise du changement climatique et à atténuer le réchauffement de la planète...", indique le rapport.

Les mangroves, qui travaillent de concert avec les herbiers marins et les récifs coralliens, maintiennent les zones côtières en bonne santé, affirment les scientifiques marins.

On a constaté qu'elles fournissaient un habitat essentiel à des milliers d'espèces, qu'elles stabilisaient les rivages, prévenaient l'érosion et protégeaient les communautés contre les vagues et les tempêtes.

"On estime que 75 % des poissons pêchés commercialement passent un certain temps dans les mangroves ou dépendent de réseaux alimentaires qui peuvent être retracés jusqu'à ces forêts côtières", selon le Musée américain d'histoire naturelle.

De nombreux pays où les mangroves sont gravement détruites souffrent d'un déclin continu de leurs prises de poissons.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com