La Chine et la RDC renforcent leur partenariat et discutent de contrats miniers

Le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi (à droite) et le président chinois Xi Jinping assistent à une cérémonie de bienvenue au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 26 mai 2023. (Photo Thomas Peter / Pool / AFP)
Le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi (à droite) et le président chinois Xi Jinping assistent à une cérémonie de bienvenue au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 26 mai 2023. (Photo Thomas Peter / Pool / AFP)
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Publié le Vendredi 26 mai 2023

La Chine et la RDC renforcent leur partenariat et discutent de contrats miniers

  • La Chine est un investisseur majeur en RDC, où la puissance asiatique domine la lucrative industrie minière
  • Le grand pays d'Afrique centrale est un important exportateur de cuivre, d'uranium et de cobalt - un ingrédient clé des batteries pour des appareils de destinés à la consommation - mais reste l'un des États les plus pauvres du monde

PÉKIN : La Chine et la République démocratique du Congo vont renforcer leur partenariat, a déclaré vendredi le ministère chinois des Affaires étrangères, au moment où les deux pays renégocient des contrats miniers pour les réserves minérales de la RDC.

Cette première visite d'Etat en Chine du président de la RDC, Félix Tshisekedi, est la dernière en date d'une série d'échanges diplomatiques entre Pékin et les pays africains.

M. Tshisekedi et son homologue chinois Xi Jinping ont annoncé vendredi qu'ils relevaient «la relation bilatérale d'un partenariat stratégique de coopération gagnant-gagnant à un partenariat de coopération stratégique global», selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.

La Chine est un investisseur majeur en RDC, où la puissance asiatique domine la lucrative industrie minière.

Mais M. Tshisekedi s'est engagé publiquement à renégocier les contrats miniers congolais, notamment celui signé en 2008 avec la Chine par son prédécesseur Joseph Kabila (2001-2019), afin d'obtenir de meilleures conditions pour son pays.

Vendredi, il a été accueilli par une haie d'honneur et des enfants en liesse entre des réunions avec M. Xi et le Premier ministre Li Qiang.

M. Li a déclaré à M. Tshisekedi qu'il pensait que «les relations Chine-RDC atteindront sûrement un plus grand développement et profiteront aux deux peuples».

Le grand pays d'Afrique centrale est un important exportateur de cuivre, d'uranium et de cobalt - un ingrédient clé des batteries pour des appareils de destinés à la consommation - mais reste l'un des États les plus pauvres du monde.

Un haut responsable de la RDC, Erik Nyindu Kibambe, a déclaré aux journalistes à Pékin que les pourparlers de renégociation minière se déroulaient «à merveille», la partie congolaise espérant un accord d'ici la fin de cette année.

Il a déclaré qu'ils aspiraient à conclure un accord d'État à État, plutôt que des accords entre la RDC et des sociétés minières individuelles.

Félix Tshisekedi est le dernier d'une série de dirigeants africains à se rendre en Chine ces dernières semaines, après des délégations de la Sierra Leone, de l'Érythrée, de l'Éthiopie et du Gabon.

Le continent africain se trouve au coeur d'une lutte d'influence entre les grandes puissances, la Chine, la Russie et les États-Unis qui ont tous dépêché leurs chefs de la diplomatie dans la région pour des offensives diplomatiques rivales cette année.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.