Somalie: Attaque des shebab contre une base militaire de l'Union africaine

Les Casques bleus de l'Union africaine assurent la sécurité lors des élections présidentielles somaliennes, à Mogadiscio, en Somalie (Photo, Reuters).
Les Casques bleus de l'Union africaine assurent la sécurité lors des élections présidentielles somaliennes, à Mogadiscio, en Somalie (Photo, Reuters).
En mai 2022, ils ont lancé une attaque d'envergure contre une base tenue par des soldats burundais de l'Atmis au nord de Mogadiscio (Photo, AFP).
En mai 2022, ils ont lancé une attaque d'envergure contre une base tenue par des soldats burundais de l'Atmis au nord de Mogadiscio (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 27 mai 2023

Somalie: Attaque des shebab contre une base militaire de l'Union africaine

  • Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, combattent depuis plus de quinze ans le gouvernement fédéral
  • «Des combats entre les terroristes et les soldats de l'Atmis ont suivi»

MOGADISCIO: Les islamistes radicaux shebab ont mené vendredi une attaque, dont le bilan reste inconnu, contre une base tenue par des soldats ougandais de la force de l'Union africaine en Somalie (Atmis) dans le sud du pays.

L'assaut contre la base de Bulo Marer, située à 120 kilomètres au sud-ouest de la capitale Mogadiscio, a débuté "vers 05H00 du matin" (02H00 GMT) à l'aide d'une voiture piégée et de kamikazes, a détaillé le commandement de la Mission africaine de transition en Somalie (Atmis) dans un communiqué.

"Des combats entre les terroristes et les soldats de l'Atmis ont suivi. Des renforts de l'unité d'aviation de l'Atmis et des alliés ont réussi à détruire les armes en possession des militants shebab", ajoute l'organisation, qui communique rarement sur le bilan des attaques visant ses troupes.

Le porte-parole de l'armée ougandaise Félix Kulayigye a confirmé dans un communiqué une attaque "au petit matin" contre cette base abritant certaines de ses troupes participant à l'Atmis, sans évoquer non plus de bilan humain.

"Il y a eu de violents combats. Les forces de l'UA et les forces somaliennes ont repoussé les assaillants et la situation est revenue à la normale", a détaillé à l'AFP Mohamed Yerow Hassan, commandant de l'armée somalienne, confirmant l'usage d'un "véhicule avec des explosifs".

L'attaque a été revendiquée par les shebab, qui ont affirmé avoir "occupé" la base et fait de nombreuses victimes.

Les Etats-Unis "condamnent fermement" cet acte, a fait savoir dans un communiqué le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller.

Le pays "se tient aux côtés de la Somalie et de l'Union africaine dans le combat visant à vaincre le terrorisme et à assurer la paix et la stabilité au peuple somalien", a-t-il ajouté.

«Guerre totale»

Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, combattent depuis plus de quinze ans le gouvernement fédéral soutenu par la communauté internationale, afin d'instaurer la loi islamique en Somalie.

Pour contrer cette insurrection, l'Union africaine a déployé en 2007 une force composée de 20.000 militaires, policiers et civils venus d'Ouganda, du Burundi, de Djibouti, d'Ethiopie et du Kenya, baptisée Amisom.

L'Atmis a pris le relais de l'Amisom en avril 2022, avec pour objectif de céder l'entière responsabilité de la sécurité du pays aux forces somaliennes fin 2024.

Chassés des principales villes en 2011-2012, les shebab restent solidement implantés dans de vastes zones rurales, d'où ils continuent de mener des attentats contre des cibles sécuritaires et civiles.

En mai 2022, ils ont lancé une attaque d'envergure contre une base tenue par des soldats burundais de l'Atmis au nord de Mogadiscio. Ni les autorités somaliennes, ni l'UA n'ont donné de bilan mais des sources militaires burundaises ont fait état auprès de l'AFP de 45 soldats tués ou manquant à l'appel.

Le président somalien Hassan Cheikh Mohamoud a déclaré une "guerre totale" contre les shebab et lancé en septembre une offensive militaire, appuyée par l'Atmis et par des frappes aériennes américaines.

Ces opérations ont permis de reconquérir de vastes territoires du centre du pays. Mais les shebab continuent de mener des attentats sanglants en représailles.

Le 29 octobre 2022, deux voitures piégées ont explosé à Mogadiscio, tuant 121 personnes et en blessant 333, l'attaque la plus meurtrière en cinq ans dans le pays.

Dans un rapport au Conseil de sécurité de l'ONU en février, le secrétaire général Antonio Guterres a affirmé que 2022 avait été l'année la plus meurtrière pour les civils en Somalie depuis 2017, en grande partie à cause des attaques des shebab.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.