Hong Kong: l'un des principaux parti pro-démocratie s'auto-dissout

Alan Leong Kah-kit, président du Parti civique, s'adresse aux médias pour annoncer la dissolution du parti à Hong Kong, Chine, le 27 mai 2023. (REUTERS)
Alan Leong Kah-kit, président du Parti civique, s'adresse aux médias pour annoncer la dissolution du parti à Hong Kong, Chine, le 27 mai 2023. (REUTERS)
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Publié le Samedi 27 mai 2023

Hong Kong: l'un des principaux parti pro-démocratie s'auto-dissout

  • Surnommé «le parti des avocats», car nombre de ses fondateurs travaillaient dans le domaine juridique, le Parti civique avait été créé en 2006 pour promouvoir la démocratisation à Hong Kong
  • Il était demeuré l'un des rares groupes d'opposition à subsister malgré la répression engagée aux termes de la loi sur la sécurité nationale imposée en 2020 par Pékin

HONG KONG: Le Parti civique, l'une des formations les plus en vue de la mouvance pro-démocratie à Hong Kong, a voté samedi son auto-dissolution faute de pouvoir se doter d'une direction après la répression subie par ses membres.

Surnommé "le parti des avocats", car nombre de ses fondateurs travaillaient dans le domaine juridique, le Parti civique avait été créé en 2006 pour promouvoir la démocratisation à Hong Kong.

Il était demeuré l'un des rares groupes d'opposition à subsister malgré la répression engagée aux termes de la loi sur la sécurité nationale imposée en 2020 par Pékin.

Samedi, 30 des 31 membres de l'assemblée générale extraordinaire du parti ont voté la cessation volontaire d'activités, un processus qui prendra environ un mois.

"Après toutes les procédures, le Parti civique disparaitra de la Terre", a déclaré son président Alan Leong, 65 ans, co-fondateur du parti et figure connue de la mouvance pro-démocratie à Hong Kong depuis la rétrocession du territoire à la Chine par la Grande-Bretagne en 1997.

En 2007, M. Leong avait été le premier candidat - et le seul à ce jour - à se présenter au poste de chef de l'exécutif de Hong Kong sans l'aval de Pékin. Sans surprise, il avait perdu l'élection.

Mais son parti visait depuis lors à devenir une force "de gouvernement" et pas seulement d'opposition.

Au faîte de sa popularité, le Parti civique s'était classé en deuxième position au sein de l'opposition hongkongaise, gagnant six sièges en 2012 lors de l'élection du conseil législatif dont la moitié des membres ont alors été élus au suffrage direct pour la première fois depuis 1997.

"Nous avions nos yeux fixés sur le repère de la démocratie", déclare M. Leong dans la lettre d'adieu à la ville publiée samedi par son parti.

"L'histoire connaît des cycles (...) Même si le Parti civique n'a pas accompli tout ce que nous avions prévu de faire, il y a un temps pour tout."

Hong Kong, importante place financière, a connu en 2019 d'imposantes manifestations pro-démocratie, parfois violentes. Une demi-douzaine de membres du Parti civique ont été inculpés pour y avoir participé et avoir entrepris de lever des fonds pour les manifestants.

Ils avaient également pris part à des élections primaires non officielles à l'intérieur du camp pro-démocratie, considérées comme un risque pour la sécurité nationale, et quatre ont été inculpés de "conspiration en vue de subversion".

Fin 2021, le Parti civique avait perdu les cinq sièges qu'il détenait au conseil législatif et plus d'une trentaine dans les conseils de districts, après la mise en place par les autorités d'une vérification pour s'assurer que seuls les "patriotes" pouvaient se présenter.

Albert Lai, également un ancien membre fondateur du Parti civique, a déclaré à l'AFP que la formation dissoute "peut être considérée comme un symbole de la fin du mouvement démocratique natif de Hong Kong".

"Mais l'échec ne signifie pas que le mouvement ait été inutile", a ajouté M. Lai. "Beaucoup de gens se sont mobilisés et beaucoup de capital social a été amassé, ce qui peut utile pour le prochain chapitre à Hong Kong."


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.