Défaite de Pedro Sanchez: Vers un dégel des relations algéro-espagnoles?

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez (Photo, AFP).
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez (Photo, AFP).
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Défaite de Pedro Sanchez: Vers un dégel des relations algéro-espagnoles?

  • Cette défaite pourrait potentiellement ouvrir la voie à un réchauffement des relations entre l’Algérie et l’Espagne
  • L'Algérie a suspendu toute discussion avec l'Espagne jusqu'à l'arrivée d'un nouveau Premier ministre

ALGER: La récente défaite électorale du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors des élections municipales et régionales suscite des questions sur l'avenir des relations entre l'Algérie et l'Espagne. 

Cette défaite pourrait potentiellement ouvrir la voie à un réchauffement des relations entre les deux pays, qui ont été tendues ces derniers temps.

L'une des principales sources de tension entre l'Algérie et l'Espagne a été le soutien de ce dernier à la proposition d'autonomie du Sahara occidental présentée par le Maroc

Cette position a été perçue comme un désaccord par l'Algérie, qui défend depuis longtemps le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.

Les élections locales et régionales en Espagne vont probablement jouer un rôle dans l'évolution des relations avec l'Algérie. Le Parti Populaire (PP), qui a de bonnes relations avec l'Algérie, a remporté la majorité des conseils élus. Cette victoire pourrait entraîner un apaisement des tensions et potentiellement un changement de position de l'Espagne sur la question du Sahara occidental.

En effet, l'Algérie a suspendu toute discussion avec l'Espagne jusqu'à l'arrivée d'un nouveau Premier ministre. Cette suspension reflète l'insatisfaction de l'Algérie envers la position de l'Espagne et met en évidence l'importance des élections législatives à venir pour l'avenir des relations bilatérales.

De nombreuses entreprises espagnoles dépendant du marché algérien ont même exprimé leur mécontentement à l’égard de leur gouvernement après avoir enregistré d’énormes pertes causées par la rupture des relations diplomatiques et économiques entre Alger et Madrid.

Le PP dans les faveurs de l’Algérie 

L'Algérie considère le soutien de l'Espagne aux efforts des Nations Unies et à leur envoyé spécial au Sahara occidental, Staffan de Mistura, comme une exigence pour tout rapprochement avec Madrid et - comme beaucoup d’entreprises espagnoles -  espère que l'Espagne révisera sa position sur la question du Sahara occidental en se conformant au droit international et aux résolutions des Nations Unies.

Il est également possible que la position de l'Espagne évolue progressivement, avec un abandon du soutien au plan d'autonomie dans le discours diplomatique.

En attendant, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait entamé la semaine dernière une visite d'État au Portugal de deux jours dans le but de renforcer les partenariats en péninsule ibérique où il a rencontré son homologue portugais Marcelo Rebelo De Sousa, au détriment du pays voisin.

Le PP, principal parti de l'opposition de droite, a critiqué ouvertement le gouvernement de Pedro Sanchez et le tient pour responsable des pertes subies par plus de 600 entreprises espagnoles en raison de la suspension des échanges commerciaux avec l'Algérie.

D’après des médias espagnols, ceci a réduit la coopération entre les deux pays de plus de 80 % par rapport aux années précédentes, entraînant d'importantes pertes pour les exportateurs espagnols, estimées à plusieurs millions d'euros.

Ainsi, la défaite de Pedro Sanchez aux élections locales et régionales en Espagne a suscité des espoirs d'un réchauffement des relations entre l'Algérie et l'Espagne. Les résultats des élections législatives à venir et les actions du nouveau gouvernement espagnol seront déterminants pour l'avenir des relations bilatérales.


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.

 

 


Après sa marche arrière sur le Groenland, Trump dévoile son «Conseil de paix» à Davos

Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué. (AFP)
Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué. (AFP)
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  • Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement de son "Conseil de paix"
  • A Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an

DAVOS: Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué.

Après des semaines de déclarations agressives, le président américain, invité au Forum économique mondial, a subitement annoncé mercredi soir "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland. Il a levé ses menaces douanières autant que militaires.

Jeudi, M. Trump, qui s'autoproclame faiseur de paix, doit participer à 10H30 (09H30 GMT) dans la station huppée des Alpes suisses à une cérémonie de signature de la charte fondatrice d'un "Conseil de paix" à sa main, censé œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec les Nations unies.

Cette instance avait initialement été conçue pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste que la seule question du territoire palestinien.

Ticket d'entrée à un milliard 

Le ticket d'entrée est d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

Donald Trump a affirmé à Davos que Vladimir Poutine avait accepté l'invitation. Un peu plus tôt, le président russe avait seulement indiqué que son ministère des Affaires étrangères avait été "chargé d'étudier" la proposition américaine.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait savoir qu'il avait accepté de siéger.

La France a dit "non" tandis que d'autres alliés clés des Etats-Unis, notamment le Royaume-Uni, également membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, ont exprimé leur scepticisme face à ce "Conseil de paix". Mais de nombreux pays du Moyen-Orient sont partants, dont l'Arabie saoudite ou le Qatar.

Environ 35 dirigeants ont déjà accepté de s'y rallier, sur quelque 50 invitations envoyées, a indiqué mercredi un haut responsable de l'administration Trump aux journalistes.

"Je pense que c'est le meilleur conseil jamais formé", s'est vanté Donald Trump mercredi lors d'une rencontre avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui fait partie de ceux ayant accepté l'invitation.

Le président américain ne cache pas sa frustration de ne pas avoir eu le prix Nobel de la paix, alors qu'il affirme régulièrement avoir mis fin à huit guerres, un bilan contesté.

Rencontre avec Zelensky 

L'invitation de Vladimir Poutine inquiète particulièrement les alliés des Etats-Unis, notamment l'Ukraine qui cherche à mettre fin à presque quatre ans de guerre avec la Russie qui a envahi son pays en février 2022.

Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement de son "Conseil de paix".

A Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an.

Et il a répété que les présidents russe et ukrainien étaient proches d'un accord, une affirmation qu'il a souvent répétée même s'il a alternativement blâmé l'un ou l'autre pour l'absence de cessez-le-feu.

"Il ne reste qu'un point à régler" dans les négociations, a affirmé jeudi à Davos l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec Vladimir Poutine.

Volodymyr Zelensky s'est dit "inquiet" mardi d'une perte d'attention internationale sur le conflit en Ukraine, le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, à cause du différend causé par les velléités du président américain de s'emparer du Groenland.

Donald Trump a assuré mercredi avoir conçu avec le chef de l'Otan Mark Rutte "le cadre d'un futur accord concernant le Groenland".

Il y a "encore beaucoup de travail à faire" pour trouver un accord sur le Groenland, a cependant déclaré à l'AFP M. Rutte.

La porte-parole de l'Otan, Allison Hart a précisé que "le secrétaire général n'avait proposé aucun compromis sur la souveraineté" du Danemark.

Le Danemark souhaite poursuivre "un dialogue constructif avec ses alliés" à propos du Groenland et de la sécurité dans l'Arctique mais dans le respect de son "intégrité territoriale", a affirmé de son côté la Première ministre danoise Mette Frederiksen.


Le chef de la diplomatie saoudienne rencontre ses homologues français et néerlandais à Davos

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères, ont signé un accord visant à renforcer les relations entre leurs pays. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères, ont signé un accord visant à renforcer les relations entre leurs pays. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré son homologue néerlandais, David van Weel, lors du Forum économique mondial 2026. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré son homologue néerlandais, David van Weel, lors du Forum économique mondial 2026. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane participe au Forum économique mondial annuel
  • Il a signé un accord de coopération avec la ministre équatorienne des Affaires étrangères

LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a tenu plusieurs réunions avec ses homologues étrangers mercredi, en marge du Forum économique mondial annuel à Davos, en Suisse.

Il s’est entretenu avec Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, afin d’évoquer les derniers développements régionaux ainsi que les efforts conjoints visant à renforcer la sécurité et la stabilité.

Le prince Faisal a également discuté des relations du Royaume avec l’Équateur lors d’une rencontre avec Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères. Les deux responsables ont passé en revue la coopération bilatérale dans plusieurs domaines et signé un accord destiné à renforcer les relations entre les deux pays.

Mardi soir, il a par ailleurs échangé avec le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, au sujet des principaux enjeux régionaux et internationaux.

D’autres responsables saoudiens ont pris part à ces rencontres, notamment l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, ainsi que Mohammed Al-Yahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com