Gitex Africa 2023 : Le gotha mondial de l’IT en conclave à Marrakech

Un espace de 45 000 m² spécialement construit pour l’occasion accueillera neuf cents grandes entreprises technologiques venues de plus de cent pays (Photo, fournie).
Un espace de 45 000 m² spécialement construit pour l’occasion accueillera neuf cents grandes entreprises technologiques venues de plus de cent pays (Photo, fournie).
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Publié le Mercredi 31 mai 2023

Gitex Africa 2023 : Le gotha mondial de l’IT en conclave à Marrakech

  • Un espace de 45 000 m² spécialement construit pour l’occasion accueillera neuf cents grandes entreprises technologiques venues de plus de cent pays
  • «Nous assistons à un événement historique, la toute première édition de Gitex Africa, le plus grand événement de réseautage technologique et des affaires sur le continent africain»

CASABLANCA: Ce mercredi 31 mai s’ouvre à Marrakech le salon Gitex Africa 2023. Durant trois jours, la communauté technologique mondiale échangera autour du potentiel et des défis de l’économie numérique en Afrique. Placé sous le haut patronage du roi Mohammed VI, ce salon d’envergure verra se réunir des membres du gouvernement, des entreprises, des géants technologiques, des start-up, des investisseurs et des jeunes venus s’enquérir des dernières tendances et des opportunités d’investissement dans le digital en Afrique.

Un espace de 45 000 m² spécialement construit pour l’occasion accueillera neuf cents grandes entreprises technologiques venues de plus de cent pays. Des dizaines de milliers de participants du monde entier sont attendus. Gitex Africa se veut le plus grand salon de l’industrie numérique et technologique au Moyen-Orient et en Afrique. Il est affilié à Gitex Global à Dubaï, le plus grand salon de technologie et de start-up du monde.

«Le royaume du Maroc est fier d'abriter Gitex Africa. Nous assistons à un événement historique, la toute première édition de Gitex Africa, le plus grand événement de réseautage technologique et des affaires sur le continent africain», se félicite Ghita Mezzour, ministre déléguée auprès du chef du gouvernement chargée de la transition numérique et de la réforme de l'administration.

«Gitex Africa est une opportunité pour les start-up marocaines et africaines ainsi que pour les jeunes programmeurs d'entrer en contact avec des investisseurs régionaux et mondiaux et des incubateurs d'entreprises. Il leur offre en outre la possibilité de réseauter avec des acteurs des secteurs public et privé», souligne-t-elle lors de la conférence destinée à annoncer le Gitex Africa.

Pour sa part, Sidi Mohammed Drissi Melyani, directeur général de l'Agence de développement du digital (ADD), précise que l'accueil de ce grand événement par le Maroc «témoigne de l'engagement du Royaume à travailler aux côtés des secteurs privé et public pour accélérer le développement des infrastructures numériques en Afrique tout en promouvant des politiques de gouvernance électronique intercontinentales qui améliorent la transparence numérique, l'ouverture et l'intégration des processus».

«Ce grand événement est également une occasion importante de valoriser les efforts déployés par tous les acteurs marocains dans le domaine du développement numérique. C'est aussi une plate-forme de réseautage d’affaires entre exposants, investisseurs, chercheurs et opérateurs technologiques autour de solutions innovantes et de la transformation digitale. Cette première édition contribuera sans aucun doute à renforcer la transition numérique en Afrique en tant que futur pôle d'innovation porté par ses jeunes talents et ses start-up compétitives», poursuit le dirigeant de l’ADD.

La ville ocre accueillera plus de quatre cents start-up disruptives de trente pays
La ville ocre accueillera plus de quatre cents start-up disruptives de trente pays (Photo, fournie).

La ville ocre accueillera plus de quatre cents start-up disruptives de trente pays. Deux cents d’entre elles ont reçu des récompenses internationales. Par ailleurs, onze licornes souhaiteront ardemment partager leurs réalisations et accéder au marché de l’innovation africain. Elles auront l'opportunité de se connecter avec deux cent cinquante investisseurs venus de trente-quatre pays, avec 200 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro) d'actifs sous gestion. En tant qu'ultime incubateur de start-up et pôle d'attraction pour les fonds de capital-risque, Gitex Africa fournira une plate-forme de networking structurée pour ces investisseurs, dont 70% ne viennent pas du continent africain.

Rappelons que l’écosystème des start-up africaines connaît une dynamique sans précédent avec la création de sept licornes au cours des dernières années. Selon les analystes de Briter Bridges, les start-up africaines ont levé un total de 5,4 milliards de dollars sur plus de neuf cents transactions en 2022.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.