La Nasa a tenu sa première réunion publique sur les ovnis

Sean Kirkpatrick, directeur du bureau du Pentagone de résolution des anomalies présente des images récemment déclassifiées, où des objets volants non identifiés ont été signalés récemment qu'il présente aux travaux de la Nasa (Photo, AFP).
Sean Kirkpatrick, directeur du bureau du Pentagone de résolution des anomalies présente des images récemment déclassifiées, où des objets volants non identifiés ont été signalés récemment qu'il présente aux travaux de la Nasa (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 01 juin 2023

La Nasa a tenu sa première réunion publique sur les ovnis

  • Un panel d'experts chargé par la Nasa de se pencher sur la délicate question des ovnis a martelé mercredi le besoin de récolter davantage de données
  • La Nasa avait annoncé l'année dernière le lancement de ces travaux sur les objets volants non identifiés, et nommés en octobre pas moins de 16 experts

WASHINGTON: Lors d'une réunion publique peu commune à Washington, un panel d'experts chargé par la Nasa de se pencher sur la délicate question des ovnis a martelé mercredi le besoin de récolter davantage de données pour arriver à expliquer ces phénomènes à l'avenir.

"Les données existantes, et les exposés de témoins, sont insuffisants pour fournir des preuves concluantes sur la nature et l'origine de chaque événement", a déclaré David Spergel, astrophysicien chargé de présider ces travaux. "Nous avons besoin de données de haute qualité."

Un rapport doit être publié durant l'été, qui devra détailler comment y arriver.

La Nasa avait annoncé l'année dernière le lancement de ces travaux sur les objets volants non identifiés, et nommés en octobre pas moins de 16 experts pour les mener. Parmi eux, d'éminents scientifiques, mais aussi des responsables du régulateur américain de l'aviation civile (FAA), ou encore l'ancien astronaute Scott Kelly.

Leur but n'est pas de passer en revue un par un les événements observés par le passé pour tenter de les expliquer. Il est de formuler des recommandations à la Nasa sur la façon de les étudier de façon à l'avenir.

Le sujet est très sérieux, a souligné l'agence spatiale américaine : il concerne à la fois la sécurité nationale et celle du trafic aérien.

Mais il suscite aussi un fort intérêt en raison du mot ovni, très connoté. Le terme officiel a d'ailleurs été remplacé par "phénomènes anormaux non identifiés".

"À l'heure actuelle, nous n'avons aucune donnée explicite suggérant qu'il y ait une connexion entre les phénomènes anormaux non identifiés et la vie extraterrestre", a déclaré David Grinspoon, l'un des scientifiques membres du panel.

Pour David Spergel, la difficulté de s'attaquer à cette question réside en ce que certains "sont convaincus de l'existence d'ovnis", quand à l'extrême inverse, d'autres trouvent le sujet "ridicule".

Nicola Fox, administratrice associée à la Nasa, a ouvert la session en condamnant le harcèlement en ligne dont sont victimes les membres du panel.

Transparence et expertise

Quelque 800 phénomènes aériens non identifiés ont été collectés, a déclaré mercredi Sean Kirkpatrick, directeur du bureau dédié à cette question au sein du ministère de la Défense (AARO). Mais "peut-être entre 2 % et 5 %" seulement sont "vraiment anormaux", a-t-il dit.

Il a projeté deux vidéos. Une première montrait un objet sphérique aperçu au Moyen-Orient en 2022, toujours inexpliqué à ce jour.

Une deuxième vidéo montrait elle trois points semblant se déplacer d'avant en arrière de façon énigmatique. Il s'agissait en réalité d'avions dans un couloir aérien, dont les mouvements de va-et-vient étaient induits par des oscillations du capteur lui-même, a-t-il expliqué.

La réunion, qui s'est tenue pendant plusieurs heures mercredi, était retransmise en direct sur internet, et une portion était dédiée aux questions du public.

Cette transparence est mise en avant par l'agence spatiale américaine, qui souligne le besoin de "dé-stigmatiser" le sujet.

Les travaux du panel se fondent uniquement sur des données publiques, pour pouvoir être librement évoqués et accessibles à tous, a souligné Daniel Evans, en charge de coordonner l'étude pour la Nasa.

L'astrophysicien David Spergel a ajouté que les informations classées -- non prises en compte ici -- l'étaient souvent non en raison de l'objet observé, mais plutôt pour ne pas signaler certaines caractéristiques des appareils ayant pris l'image (avions de chasse...).

À l'avenir, les observations devront être déterminées par des instruments spécifiques, multiples et bien calibrés, a-t-il dit. Il a toutefois écarté l'idée d'un satellite dédié.

Les recommandations comprendront en revanche probablement des pistes pour mieux intégrer les observations du public. Les milliards de téléphones portables sur Terre peuvent fournir des données utiles, notamment si de multiples images sont prises simultanément.

Mike Gold, ancien responsable de la Nasa membre du panel, lui a plaidé en faveur de la création d'un bureau dédié à la question au sein de l'agence spatiale.

Mais en définitive, qu'espère-t-on découvrir ? Peut-être de nouveaux phénomènes physiques, ont avancé certains experts.

Selon David Grinspoon, "si la Nasa applique la même rigueur méthodologique à l'étude des phénomènes anormaux non identifiés qu'à celle d'une possible vie extraterrestre, alors nous en serons en position d'apprendre quelque chose de nouveau et d'intéressant, quelque soit l'explication finale".


Les Etats-Unis frappent l'Iran pour la troisième nuit de suite et vont rétablir le blocus des ports

Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". (AFP)
Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". (AFP)
Short Url
  • Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna
  • Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom

TEHERAN: Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible".

Pendant une mission de cinq heures, "les forces américaines ont frappé des cibles militaires" dans plusieurs villes portuaires du sud de l'Iran, comme Bouchehr et Bandar Abbas, a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans la matinée.

Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna.

Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom.

"Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain", avait déclaré lundi Donald Trump dans une interview radio. Pour le président américain, les dirigeants iraniens "ne peuvent absolument rien faire contre" ces frappes.

Comme la veille, les Gardiens de la Révolution iraniens ont, eux, revendiqué une opération à Bahreïn - entre autres contre un bâtiment hébergeant les troupes américaines sur la base de Juffair.

L'armée idéologique iranienne a aussi annoncé avoir ciblé en Jordanie "des installations clé et les forces américaines sur une base aérienne jordanienne", dans un communiqué cité par l'agence Tasnim. L'armée jordanienne a annoncé pour sa part l'interception de quatre missiles iraniens.

Deux tankers attaqués 

Dans le détroit d'Ormuz, les Emirats arabes unis ont déploré des attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers, tuant un membre d'équipage indien.

Malgré ces échanges de frappes, Donald Trump a tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible".

Avant cela, il avait annoncé sur Truth Social que les Etats-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz et que le blocus des ports iraniens serait rétabli.

Il entrera en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l'armée américaine.

Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, le président américain a dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons", contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation.

Le pétrole remonte 

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X: "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours".

Donald Trump "a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz devrait être rémunéré", a-t-il ironisé, ajoutant: "20%, c'est évidemment trop. Nous serons équitables".

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont accusé les Etats-Unis de mettre en péril l'approvisionnement mondial en pétrole.

Au lendemain d'une envolée spectaculaire de plus de 9%, les cours du pétrole continuaient leur ascension dans ce contexte. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, gagnait 1,19% à 84,29 dollars vers 02H00 GMT.

Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord.

Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était "terminé".

La semaine dernière, le président américain a d'ailleurs envoyé une notice officielle au Congrès indiquant que le conflit avec l'Iran avait repris, a confirmé la Maison Blanche à l'AFP.

Et au total, 25 personnes ont été tuées depuis mercredi, selon un décompte de l'AFP à partir des médias iraniens et sources officielles.

 Protocole d'accord "en crise" 

Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, "il ne fait aucun doute" que le protocole d'accord "est en crise".

"Mais l'Iran n'a jamais été le premier à violer ses engagements", a-t-il tancé lors d'une conférence de presse lundi à Téhéran à laquelle assistait l'AFP.

Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de "prévenir une escalade", a-t-il toutefois assuré.

Le protocole d'accord prévoyait la réouverture du détroit, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.

"Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", avait averti dimanche le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.